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La princesse au petit pois, un conte pour enfants

Le conte de "la princesse au petit pois" a été écrite par le célèbre Hans Christien Andersen, auteur danois qui a fait rêver de nombreux enfants.

C'est une histoire quelque peu simplette. Mais elle convient aux tout-petits.

La princesse au petit pois, un conte enchanté

La princesse au petit pois, un conte simplet

Vous la connaissez certainement. La princesse au petit pois, c’est l’histoire d’un prince qui voulait se marier. Comme tout un chacun, il cherchait l’âme sœur, une princesse parfaite. Avant de trouver la princesse au petit pois, il en avait rencontré des princesses ! Certes, et nombreuses. Toutes plus belles les unes que les autres, plus majestueuses, plus intelligentes, parées de toutes les qualités. Mais, non, pour le prince, elles n’étaient pas celle qu’il attendait. Il leur manquait toujours un petit supplément d’âme. En attendant de rencontrer la princesse au petit pois, le pauvre prince se morfondait dans son château.

Or, voici qu’un soir, une terrible tempête éclate.

Voilà l’orage, accompagné de la pluie, des grondements de tonnerre, de la grêle. Certes, les éléments sont déchainés… à l’image du cœur de ce pauvre prince, qui désespérait de rencontrer jamais la princesse de ses rêves.

Le prince regardait par la fenêtre, écoutant le vent siffler, rêvant à la princesse qu’il ne connaissait pas encore.

Soudain, voici qu’on frappe à la porte.

C’était une jeune fille, peut-être belle, sûrement trempée, dégoulinante de pluie. Sans doute, avec ses souliers boueux, sa robe mouillée et ses cheveux décoiffés, elle ne ressemblait pas à la princesse telle que le prince l’avait rêvée. Cependant elle était là, dans son château, suppliant qu’on lui accordât l’hospitalité. « Je suis bien une princesse, répétait-elle de sa voix douce et mélodieuse. Au reste, on m’appelle la princesse au petit pois, bien que je ne sache pourquoi ! »

La reine, mère du prince, était une femme avisée. Entendant la princesse parler du petit pois, elle eût l'idée que la jeune fille était délicate au point de sentir un petit pois qui aurait été placé sous son matelas.

Donc, elle prépara donc un lit le plus douillet possible avec une dizaine de matelas superposés, afin qu'il fût le plus doux possible. Cependant, elle pris soin de faire poser sur le sommier, sous les matelas donc, un petit pois, un seul. « Nous verrons bien, pensait-elle, si elle est vraiment la princesse au petit pois ! »

Le lendemain, la princesse au petit pois se plaignit au prince : « Je n’ai jamais aussi mal dormi ! J’ai eu l’impression de dormir sur un tas de cailloux ! ». A ces mots, le prince reconnut qu’elle était bien la princesse au petit pois, sa princesse au cœur si sensible, celle qui deviendrait son épouse. Ainsi, la princesse au petit pois fut donnée en épouse au prince et ils furent heureux tout au long de leur vie.

Si l'histoire est un peu ridicule, elle fait penser à un conte populaire où les choses auraient été exagérées.

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L'armoire conte pour enfants Atelier-ebeniste-74-1-

L’armoire conte pour enfants

L'armoire conte pour enfants. Un rayon de soleil filtrait à travers les vitres de l’atelier, faisant danser la poussière de bois comme de minuscules nuages s'enroulant sur eux-mêmes.

L’homme s’installa devant une grande planche de chêne, disposée sur son établi.

Aujourd’hui, c’était une armoire qui allait naître entre ses mains, destinée à sa fille Marie pour son mariage. Il sourit en secouant la sciure de son sarrau de grosse toile. Il revoyait sa petite fille se glissant dans son atelier, le regardant travailler après l’école. Avec son sourire malicieux, ses boucles blondes parsemées de copeaux, c’était comme un rayon de soleil. Parfois, naturellement, elle avait farfouillé ici ou là, mais elle ne s'était jamais fait de mal. Et aujourd’hui, voilà qu’elle allait se marier. Son fiancé, Paul, était le forgeron du village, un bon garçon, honnête et travailleur.

« Allons, se dit l'ébéniste, remettons-nous au travail, la noce est pour bientôt et je veux que cette armoire soit la plus belle que l’on ait vue au village ! »

Mais il eut une hésitation. Il voulait contempler un peu et caresser ce bois bien sec et sain, net et sans nœud. Car ce n'est pas le tout d'avoir des planches: encore faut-il qu'elles soient sans nœud, bien droites, ni qu'elles aillent se tordre ni se fêler après cinq ans. Ces planches de chêne étaient aussi belles que possible. Une belle livraison de la scierie, où l'on trouvait encore des gens compétents et sérieux. Dame ! du bois de menuisier ou d'ébéniste, ce n'est pas du bois pour faire de la pâte à papier !

Et comment ces belles planches-là en étaient venues là ? Elles avaient été tirées d'arbres coupés en Russie, à… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite. 

 

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle – Partie 2

Jacques et Mariette suivaient leur route. Ils marchaient toujours.

Rocamadour

Ils arrivèrent ainsi à Rocamadour.

La basilique leur apparut au loin sur le flanc de la falaise escarpée. Les cloches carillonnaient gaiement et leur chant pur s’élevait dans le ciel vibrant de lumière, portant leur message de paix. Après avoir prié dans l’église, ils redescendirent et s'installèrent à l'auberge.

– Brave aubergiste, demanda Jacques, nous sommes des pèlerins de Compostelle. Pourriez-vous nous offrir la table et le couvert (c'est-à-dire de quoi manger et un abri pour la nuit) ?
– Avez-vous de quoi payer ? demanda l’homme, les sourcils froncés.
– Non. Mais je peux travailler en échange.

L’aubergiste les regarda un moment puis, rassuré par leur mine honnête, leur proposa:

– Eh ! bien, vous pourriez couper du bois et le rentrer pour l’hiver… Quant à votre dame, elle pourrait donner un coup de main en cuisine, ma femme ne serait pas contre un peu d’aide et de compagnie !
– C’est d’accord ! accepta Jacques et ils se serrèrent vigoureusement la main.

Après le rude travail de l’après-midi, le repas du soir fut réconfortant. Jacques et Mariette s’assirent près du foyer pour manger leur écuelle de soupe aux pois, un morceau de tourte au poisson et croquer les pommes du verger.

– L’aubergiste est un brave homme, dit Jacques. Il accueille les pèlerins, et ils sont nombreux, ceux qui viennent à Rocamadour !
– Oui, il les accueille, mais il craint les voleurs, dit Mariette. Sa femme me l’a raconté quand nous cuisinions.
– Il y a toujours des mauvaises gens, hélas, soupira Jacques en promenant son regard sur une bande turbulente attablée non loin d’eux. D’ailleurs… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite. 

route de Compostelle

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle – Partie 1

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle

Il était une fois un couple de paysans, de braves gens, honnêtes et travailleurs. Jacques labourait la terre avec le plaisir d'un homme qui aimait la terre. On devinait sa patience et sa générosité à la lueur de ses yeux d'un marron pétillant et à son sourire qui soulevait aux deux coins sa vaste barbe. Sa femme, Mariette, un tablier noué sur sa robe de laine, un fichu bien propre sur les cheveux châtains, chantait souvent sa bonne humeur. Elle s’occupait de leur chèvre et des poules, pétrissait le pain et cultivait quelques légumes proprement alignés.

Dans leur village, on les aimait beaucoup. C'était de cette sorte de gens à qui on ne donne pas de médailles, dont on ne dit pas qu'ils sont des héros, et qui pourtant font beaucoup de bien. Sans s'en vanter, sans bruit, de la manière la plus simple du monde. Quoi qu'ils aient beaucoup à faire, et sans même toujours le vouloir, par le seul fait de vivre comme ils le faisaient avec justice, joie et simplicité, ils donnaient un exemple. Oh ! ça n'a l'air de rien, mais ce genre d'exemple a beaucoup de force dans une société où tout le monde se connaît. Quand quelqu'un apporte de la joie dans un groupe, cela change tout. Eh ! bien, il en va de même pour la générosité ou le bon sens. Ils rendaient service à chaque fois que l'occasion se présentait, ils apaisaient des familles en dispute en conseillant mari et femme, ils réconciliaient des parents fâchés, ils s'occupaient des enfants mal aimés, ils ne laissaient jamais passer les pauvres du chemin sans leur donner quelque chose, ils donnaient des adresses aux ouvriers sans travail, ils prêtaient main-forte aux patrons menacés de tout perdre, et de même aidaient-ils les voyageur sans toit, les femmes enceintes dont le mari était loin, les gens ayant besoin de parler, et ainsi de suite, car il y a toujours des tas de choses, des milliers de choses à faire pour arranger la vie. Et ce, avec un simple mot ou même sans rien dire. Comprenez-vous ? Il n'y avait pas de quoi raconter des exploits, ils n'étaient pas célèbres, c'était leur manière de vivre en se rendant utiles. De bonnes personnes qui changent les choses sans qu'on s'en rende compte. De braves gens qui priaient Dieu chaque jour.

Ajoutons qu'ils avaient tout pour être heureux. Tout ? Pas tout à fait. Il leur manquait… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite.

 

 

De l’intérêt des contes pour enfant

De l’intérêt des contes pour enfant

Les contes pour enfant sont-ils bons ou néfastes ?

Les contes pour enfant existent depuis très longtemps

Ce genre de récit mêle souvent avec bonheur la réalité et un monde imaginaire. Les contes pour enfants sont parfois d'origine antique.

Retrouvez toutes les belles histoires de ce site ici.

Néanmoins, y a-t-il des limites à ces lectures ?

Les contes pour enfants sont universels, appréciés par tous les âges et dans tous les peuples. Quel enfant n’a pas les yeux qui brillent lorsqu’il entend la phrase fatidique : « Il était une fois, dans un pays lointain… » ? Parmi les plus célèbres des contes pour enfants se trouvent les « Contes des Mille et une nuits », ou les fameux « Contes » de Charles Perrault, sans oublier Andersen, Grimm ou ma Mère l’Oye. Qui n’a jamais entendu les contes de la Belle au bois dormant, de Blanche-Neige ou de la petite fille aux allumettes ?

Niveau de lecture

Le premier niveau de lecture du conte pour enfant est celui de l’histoire, de la narration. Une princesse, un bandit, un enfant, une fée ou un magicien sont des personnages récurrents dans les contes pour enfants. Le début est souvent idyllique, puis survient un élément perturbateur. Suite à cela, les aventures se suivent et ne se ressemblent pas, les rebondissements se succèdent jusqu’au dénouement, souvent heureux. On connaît la formule finale de bien des contes pour enfants : « Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».De l’intérêt des contes pour enfant

Dans le principe de raconter une histoire, donc, aucun problème;: c'est sain. L'enfant en a besoin. D'ailleurs, la lecture est bonne pour les enfants.

Le déroulé non plus ne pose pas de problème en général.

En revanche, c'est dans le fond que peuvent se situer des éléments hétérogènes à la belle ambiance créée par une histoire contée.

On surveillera en particulier les histoires troublantes qui, souvent, disent des choses cachées. On peut par exemple s'interroger sur "le Petit Chaperon rouge", une enfant habillée volontairement de rouge et envoyée dans une forêt dont on sait qu'elle est habitée de loups !

Le second niveau de lecture dans les contes pour enfant

Car c'est au-delà de l’histoire vient le second niveau de lecture du conte pour enfant.

Très souvent, pour ne pas dire toujours, les contes pour enfants sont porteurs de significations cachées qui les font accéder à une dimension quasi mythologique.

Ou presque freudienne, psychologique ou même psychiatrique. Attention à ces histoires-là, plus redoutables encore quand elles sont de création récente !

Dans le flou, mieux vaut privilégier des vies de saints que s'embarquer dans des histoires douteuses. En cas de doute, s'abstenir !

Cela dit, la plupart du temps, le fond est sain.

Derrière le combat du chevalier contre le dragon se cache, par exemple, le combat que chacun de nous mène contre le mal, dans notre cœur ou dans le monde. La recherche de la princesse idéale symbolise la quête de l’âme sœur. Le second degré est omniprésent dans le conte pour enfant, qui en fait un récit aussi apprécié par les adultes.

Histoire pour enfants Egypte antique – Héria, Partie II

Egypte racontée aux enfants - Héria- Partie II

Le bateau vogue sur le large fleuve du Nil, poussé par le vent du nord. Mikêt et Héria sont installées à l’avant sur des coussins.

– Regarde, ma petite fille, le fleuve généreux. Si les cultures peuvent pousser, si tu vois les champs verdoyants, c’est bien grâce à lui. Chaque année, lors de la crue, il déborde de son lit et pendant plusieurs semaines, inonde les terres. Tout est recouvert du limon, cette terre légère si riche. Sur ce sol fertile, lorsque le fleuve rentre dans son lit, les hommes peuvent semer les graines qui poussent facilement, malgré le soleil brûlant. Après les labours et les semailles, vient le temps des moissons. Les hommes coupent les épis de blé, qui sont battus et vannés pour récupérer le bon grain. Puis la récolte est comptée et rentrée dans les greniers.
– Sans le Nil et le travail de ses paysans, l’Egypte ne serait rien ! ajouta le capitaine Obed qui écoutait la conversation. Tiens, petite, veux-tu cette grenade bien mûre ? Ou préfères-tu ce melon ? cela te rafraichira.

Héria accepte le fruit avec plaisir, remerciant vivement le capitaine.

– Dans mon village, raconte-t-elle, nous élevons des chèvres et des moutons. Je les emmène souvent paître dans les prés.
– Tout au nord du royaume, dans le delta du Nil, là où le fleuve rejoint la mer, ce ne sont que des vastes marécages, dit le marin qui a beaucoup voyagé. On y capture les oies et les canards sauvages !

Obed interrompt soudain son récit, se lève et crie vers les marins :

– Ohé, attention, les gars ! Ralentissez !

Histoire pour enfant - Héria

Alertée par le cri du capitaine, Héria se penche par-dessus bord. Elle voit des hippopotames qui leur barrent la route.

– S’ils ne se poussent pas, nous allons devoir attendre ici, sous le soleil, se plaint un marin.
– Attends avant de râler ! répond le capitaine. Regarde ce qui approche…

Du bord du fleuve, un grand crocodile vient de glisser dans l’eau verte. Les hippopotames, peu enclins à lui disputer le passage, se regroupent rapidement près de l’autre rive et le bateau peut terminer son voyage sans encombre.

Arrivées au palais, Mikêt et Héria sont conduites auprès de la reine. Elle git, immobile, sur son lit. En les entendant arriver, Néfertari ouvre les yeux et dit d’une voix presque inaudible :

– Vous êtes là… merci. Je m’en remets à vous. Les potions données par le médecin du palais ne m’ont pas guérie, vous êtes mon dernier espoir.
– Que vous a-t-il prescrit ? demanda la guérisseuse.
– Ceci, répondit une servante en lui tendant un pot de terre.

Histoire pour enfant - Héria

Les Égyptiens maîtrisaient déjà le verre et la céramique. Ils étaient de talentueux artisans.

Mikêt saisit le pot, flaire la préparation, trempe le doigt dedans.

– Ce sont des graines de pavot. Je ne suis pas étonnée que vous vous sentiez toute endormie, ô reine ! C’est un somnifère très puissant. Le médecin est un âne !

La vieille femme pose sa main sur le front de la reine : il est brûlant. Elle palpe délicatement son estomac. La reine gémit de douleur.

– Je pense que vous  avez une infection, peut-être avez-vous mangé de la nourriture mal préparée.
– C’est possible… souffle la reine. Dans les villages, on me propose souvent des fruits et des gâteaux.
– Je vais vous préparer une décoction d’écorce de saule, contre la fièvre ; ainsi qu’une purée d’ail mêlée à quelques autres ingrédients, qui purifiera votre estomac. Ensuite, jeûne complet, vous ne mangerez rien, jusqu'à nouvel ordre, à part une tisane au miel. Et plus de pavot !

Héria sort du panier de sa grand-mère l’écorce de saule séchée, la brise en petits fragments et la met à bouillir dans l’eau chaude d'un brasero. Pendant que la tisane se réchauffe, elle écrase des gousses d’ail dans un mortier en pierre, ce qui lui fait pleurer les yeux, naturellement. Mais ce n'est pas grave. Si elle veut être médecin un jour, elle ne doit pas s'arrêter à ces petits tracas du métier. Elle  ajoute de l’huile d’olive et l’apporte enfin à la reine.

– Pouah, quelle odeur ! s’exclama Néfertari… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite.  .

Mikêt sourit :

– Oui, c’est fort, mais c’est aussi extrêmement efficace pour tuer les mauvais microbes.Lire davantage

Histoire pour enfants Egypte antique Egypte, Assouan, temple de Philae

Histoire pour enfants Egypte antique – Héria, Partie I

Histoire pour enfants Egypte antique

Héria s’était levée tôt, ce matin-là. Elle avait quitté son village alors que le soleil commençait à peine à s’élever au-dessus des montagnes, réveillant la vallée du Nil et la ville de Thèbes. De l’autre côté du fleuve majestueux, les temples sortaient doucement de la pénombre. Dans les collines silencieuses se dissimulaient les tombeaux des pharaons et des reines du temps passé.

Malgré sa marche rapide, Héria frissonnait, car l’air était frais en ce matin de janvier. Et puis, elle allait au-devant d’une épreuve. Son rêve allait-il enfin pouvoir se réaliser ? Car la jeune fille portait dans son cœur un grand désir : devenir médecin, soigner ceux qui souffrent. Déjà, elle avait appris avec sa grand-mère, la vénérable Mikêt, les secrets des plantes qui guérissent. Aujourd’hui, elle voulait étudier à l’école de médecine, au temple de Karnak. Mais elles étaient bien rares, les femmes qui étaient admises à étudier dans ce lieu. Comment Nebka, le grand-prêtre, allait-il accueillir sa demande ?

Héria arrivait, un peu essoufflée, devant l’entrée monumentale du temple. Elle leva les yeux vers les statues gigantesques du pharaon Ramsès II, que les sculpteurs venaient juste d’achever. Ces colosses semblaient contempler l’obélisque qui se dressait au centre de la cour, ornée de hiéroglyphes, l'écriture égyptienne. Son sommet recouvert d’électrum

étincelait au soleil. La jeune fille passa sous le portique, secouant la poussière du chemin de sa tunique neuve en lin blanc. Il lui fallait faire bonne impression. Ses cheveux noirs, soigneusement nattés, encadrait son visage à la peau dorée.

Un scribe passait par là d’un air affairé. Héria l’interpella d’une voix douce mais assurée.

– S’il vous plaît, je voudrais voir le grand-prêtre.
– Le grand-prêtre ? fit le scribe. Tu… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite.  n’y penses pas, il ne va pas recevoir tous les paysans qui se présentent ici, même s'il les respecte beaucoup.
– Mais c’est très important, insista la villageoise.
– A cette heure-ci, il célèbre le culte de Râ, le dieu-soleil, ça aussi, c’est important. Tu n’as aucune chance, dit-il encore en s’éloignant.

Histoire pour enfants Egypte antique

Les Scribes sont les érudits de l’Égypte Antique. Ils sont des lettrés qui aident Pharaon à diriger le Royaume.

Héria soupira et puis reprit courage. Non, elle n’allait pas se laisser rebuter ainsi ! Puisque personne ne l’arrêtait, elle entra dans le sanctuaire. Sur le seuil de l’hypogée, elle s’arrêta, bouche bée.

Hypogée Histoire pour enfants Egypte antique

Une hypogée, accès vers un lieu souterrain

Cette salle immense était une forêt de colonnes, toutes sculptées et décorées de couleurs vives. Le plafond, à peine visible dans l’obscurité de la salle, était peint d’étoiles dorées.

– Petite, que fais-tu là ? demanda soudain une voix grave.

Héria sursauta et se retourna. C’était bien lui, Nebka, le grand-prêtre, un des personnages les plus importants du royaume après Pharaon. Son front plissé et son crâne rasé lui donnaient un air sévère, mais une belle lumière dans son regard annonçait un homme juste. Vite, la jeune fille retrouva ses esprits. Prenant une grande inspiration, elle lui demanda d’un ton rapide :

Nebka

– Je veux devenir médecin. S’il vous plaît, permettez-moi d’étudier à la Maison de Vie.
– Tu veux devenir médecin… répéta le prêtre d’un ton songeur. Tu as de l’ambition, jeune fille. Ce sont des études longues et difficiles. Ne serais-tu pas plus heureuse chez toi, à tisser la laine ou à t’occuper de ta maison ?
– Non, ce n’est pas de ce bonheur tranquille que je souhaite. Je veux apprendre à soigner les blessés, réconforter les malades. Je ne suis pas ignorante, vous savez. J’ai appris à cueillir les herbes et je lis même quelques hiéroglyphes. Mon frère est à l’école de scribe, c’est lui qui m’a appris.
– Qui es-tu ? demanda Nebka, et qui est ton père ?
– Je suis Héria, fille de Khany. Mon père cultive dix arpents de terre. Nos champs sont fertiles et bien entretenus, s’exclama fièrement la jeune fille, mon père est un homme respecté.
– Eh ! bien, Héria, fille de Khany, tu m’as l’air d’être décidée ! Mais tu ferais mieux de renoncer. Ce que tu sais te servira à soigner les gens de ton village, les ouvriers de ton père et de ton mari, plus tard. Tu feras du bien autour de toi. Mais médecin…. Allons, rentre chez toi.

Histoire pour enfant Egypte antique

Histoire pour enfant Egypte antique

Nebka s’éloigna d’un pas pressé. Déjà, des prêtres accouraient vers lui, attendant ses ordres pour la journée. La cour du temple s’emplissait d’une foule nombreuse. Des ouvriers portant leurs outils s’interpellaient gaiement. Les paysans, guidant leurs charrettes traînées par des bœufs, apportaient leurs offrandes au temple : des jarres de bière, des pièces de laine ou de lin tissées, des poteries de toutes tailles, les premiers légumes de leurs récoltes.

Passant au milieu de ce joyeux vacarme sans y prêter attention, Héria ressortit du temple. Elle était désolée. Traînant les pieds dans la poussière du chemin, elle reprit le chemin du village. Elle traversa les champs sans leur accorder un regard. D’ordinaire, elle aimait à contempler ce paysage calme, le sol brun fertilisé par l’inondation, où perçaient déjà les premières pousses vertes du blé et de l’orge. La récolte serait bonne cette année, si les insectes ne la dévoraient pas. Elle croisa un âne qui trottinait, portant du fourrage. L’homme qui le menait l’apostropha joyeusement. Perdue dans sa tristesse, elle ne l’entendit même pas.

Le Nil - Histoire pour enfants Egypte antique

Ombres et lumières des rives en Egypte antique

Elle parvint au village. Ce matin, comme tous les matins, les garçons riaient aux éclats en se renvoyant adroitement une balle en tissu. Les fillettes, accroupies devant le seuil des maisons blanchies à la chaux, jouaient avec leurs poupées. Les femmes préparaient des galettes d’orge pour le repas ou filaient la laine. Les hommes étaient aux champs, réparant les canaux, arrachant les mauvaises herbes, ou redressant les bornes renversées par l’inondation.

Héria se réfugia chez Mikêt, sa grand-mère. Sa maison sentait bon les herbes séchées. Sur un brasero fumait de l’encens, qui purifiait l’air et chassait les insectes. Des lentilles mijotaient dans la marmite. C’était une odeur familière, apaisante. Voyant le visage bouleversé de sa petite-fille, Mikêt se leva de son tabouret et la serra dans ses bras.

– Oh ! grand-mère, il a refusé ! pleura amèrement Héria.

Histoire pour enfants Egypte antique
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La princesse aux oiseaux une histoire du soir

La Princesse aux Oiseaux est un exemple d'histoire

Il était une fois une princesse qui vivait dans un pays très lointain: la princesse aux oiseaux. Elle vivait dans un grand et merveilleux château de cristal, près d’une vaste forêt.

Retrouvez toutes les belles histoires de ce site ici.

La princesse aux oiseauxOr, la princesse aimait s’y promener. Tous les matins, elle partait, chaudement vêtue de sa cape en laine bleue et de ses souliers vernis.

Chaque jour donc, elle avançait sans bruit dans les sentiers couverts d’un tapis de feuilles ocres, rousses et dorées. Certes, tous les animaux de la forêt la connaissaient et l’approchaient sans peur.

La princesse prenait toujours soin d’apporter dans un panier tressé des graines et du pain, tout ce qui pouvait nourrir ses petits amis de la forêt. Ainsi, les faons, les écureuils et les chevreuils venaient manger dans sa main.

Mais la princesse aimait surtout les oiseaux. Mésanges, fauvettes, rossignols et colibris picoraient les graines qu’elle leur lançait. C’était un joyeux concert de pépiement autour d’elle.

L'oiseleur menace la princesse aux oiseaux

Cependant, voilà qu'un jour, un méchant homme suivit la princesse. C’était un oiseleur, qui voulait capturer les oiseaux pour les montrer en spectacle dans les foires. Lors, il se cachait derrière les arbres et la princesse ne l’avait pas remarqué.

La princesse était alors parvenue dans la clairière où elle avait l’habitude de se rendre. Tandis qu'elle avait posé son panier au sol, enlevé le torchon à carreaux qui le couvrait et qu'elle s’apprêtait à lancer une poigne de croutons, les oiseaux s’approchaient, pépiant en attendant de recevoir leur pitance.

Déjà, le méchant oiseleur sortait son filet et s’apprêtait à les capturer tous !

Heureusement, Loyal, le chien fidèle de la princesse, avait remarqué ce brigand. Aussitôt, aboyant furieusement, grognant, montrant les crocs, il lui fit si peur qu’il s’enfuit en courant et ne revint jamais dans la contrée. Bien sûr, Loyal fut récompensé de sa vigilance par un bel os. Tandis que la princesse put continuer à visiter ses animaux favoris en toute tranquillité.

On ignore l'origine de ce conte mais lui aussi est d'une simplicité désarmante et d'une vacuité narrative totale. Il manque assurément de rebondissement et de surprise. Il convient donc aux tout-petits enfants. Les plus grands ne s'en contenteront pas.

Y trouve-t-on des sens cachés ? C'est peu probable. L'origine populaire ne fait pas de doute. L'adversaire est ce"lui qu'on croise sur la route, le trésor est animalier. Rien ne donne à penser à un très haut niveau de culture ou de renommée. Ce conte a-t-il été inspiré par un personnage réel ? C'est possible. Des quantités de jeunes femmes ont bien pu vivre de tels événements.

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire, Partie II

Préhistoire - Histoire pour enfant, Partie II

Touk et Boga sont tombés dans un piège, ils n’arrivent pas à en sortir. Qui viendra à leur secours ? Des guerriers s'approchent, un homme se penche au-dessus de la fosse où ils sont tombés.

– Touk ! Boga ! mais que faites-vous ici ?

C’est le chef Faro ! ils sont sauvés !

Les hommes descendent une longue branche dans la fosse. Boga s’accroche solidement et il est hissé hors du piège. Puis, c’est le tour de Touk. Les garçons s’avancent devant les hommes, confus, la tête basse.  Faro dit de sa voix sévère.

ours– Vous avez encore préféré vos jeux et votre amusement au travail qui vous a été demandé. Que vouliez-vous faire aussi loin du campement ? N’avez-vous pas entendu hier mon avertissement : les ours se réveillent de leur sommeil d’hiver et ils sont dangereux !
– Nous voulions voir un mammouth, dit Boga d’une petite voix timide.
– Un mammouth ! répond Faro. Vous saviez bien pourtant qu’il y en a très peu. Il vous est défendu de vous éloigner.

Les garçons ne répondent rien, ils savent bien qu’ils ont fait une grosse bêtise.

– Vous auriez pu mourir, seuls dans ce trou ! reprend le chef. Je pense que vous avez été assez punis par la peur. Mais demain, vous devrez travailler deux fois plus, pour compenser ce que vous n’avez pas fait aujourd’hui.

Ils se mettent en marche. Touk les suit en boîtant, clopin-clopant, mais il souffre trop. Un homme le porte sur son dos. Quelle humiliation pour le garçon, d'être porté comme un enfant !

Le retour leur paraît interminable, mais voici au loin le campement.

Miti s’avance, très inquiète.

– Enfin vous voilà ! Que s’est-il passé ? Et ton pied, Touk, tu t’es fait mal ?

Faro prend la parole :

– Ils ont désobéi et mis leur vie en danger, simplement pour s’amuser. Leur a-t-on commandé d'y aller ? L'enfant obéit à ceux qui l'élèvent, comme l'Homme obéit à mère nature qui le conduit. Ils devront racheter leur faute… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite. 

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire – Partie I

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire

Cette histoire commence il y a fort longtemps, au temps des premiers hommes qui aient jamais habité sur la Terre, au temps de la Préhistoire. Si nous pouvions y être transportés, comme le monde nous paraîtrait étrange ! Pas de maisons en pierre, pas de magasins, pas de voitures, pas de téléphones ni d’ordinateurs, pas de rue, rien de ce qu'on voit dans nos villes ou nos villages, en fait.

Tu reconnaîtrais certains animaux, les rhinocéros, les rennes, les ours, les chevaux, les lièvres ou des oiseaux, mais d’autres te paraîtraient bien différents : des aurochs (qui ressemblent un peu à nos taureaux), des bisons et même des mammouths, ces éléphants couverts d’un épais pelage laineux.

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L'auroch

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Chasseurs et mammouth

La nature était partout, des forêts sombres et touffues, des vastes plaines parsemées de rochers entre lesquels scintillaient des ruisseaux argentés ou des fleuves tumultueux, des montagnes couronnées de neige et percées de grottes au creux desquelles se cachaient les animaux.

C’était le royaume du silence. Du moins, le silence des hommes, car la nature, elle, chantait de tous côtés. Le jour, on entendait le pépiement des oiseaux, les cris des animaux se mettant en chasse, les froissements de cigales ou de crickets, et la nuit le chant des grillons, des oiseaux de nuit, des renards et de toutes les bêtes qui vivent éveillées la nuit ; et de jour comme de nuit, le doux murmure des sources, le vent qui siffle dans les arbres, la pluie qui crépite, l'orage ou le ressac de la mer. Parfois même, on percevait au loin l'effrayant grondement d'un volcan. A la fin de l'hiver, le spectacle le plus saisissant, auquel les hommes allaient parfois se rendre, c'était la débâcle: la glace des rivière se rompait et se bousculait de loin en loin dans le lit du cours d'eau, en faisant un vacarme assourdissant, jusqu'au bout des vallées où elle s'empilait et se fracassait entre les passes rocheuses, à moins qu'elle disparaisse en mer. Il fallait faire attention parce que des morceaux de glace étaient souvent projetés en l'air et allaient frapper les rives. Parfois même, c'était les hommes eux-mêmes qui provoquaient ce grand événement en brisant la glace le plus haut possible dans la rivière, en amont de la montagne, car ils ont besoin de retrouver les poissons, l'une de leur nourriture préférée. Et puis, il y avait les grandes marées où la mer semble un monstre en furie. Les hommes connaissaient très bien la nature, en ce temps-là.

On aurait pu marcher pendant des journées entières sans rencontrer un seul homme, car ils étaient peu nombreux, ces hommes préhistoriques. Tiens ! Mais justement, ne dirait-on pas là-bas deux petits d’homme ? Approchons-nous un peu…

– Descends, Boga ! s’exclame Touk, un jeune garçon trépignant au pied d’un arbre. C’est à mon tour maintenant
– Oh ! répondit Boga, perché en haut de l’arbre, attends un peu ! D’ailleurs, c’était mon idée. Je veux absolument voir un mammouth !
– Une autre fois, le soleil se couche, il faut rentrer.

Les deux garçons prennent le chemin du campement, escaladant avec agilité les souches, sautant allègrement les ruisseaux. Ils sont vêtus d’une tunique en peau de bête et portent des bottes de peaux.

erectus-cuisson-alimentLorsqu’ils arrivent au camp, chacun s’active. Les chasseurs ont tué un renne : le repas sera bon pour la tribu ! A l’aide de pierres tranchantes, les hommes dépècent des quartiers de viande et les enfilent sur des bâtons, pour les faire cuire au dessus du feu. Les femmes raniment les braises. Miti, la maman de Touk, les interpelle :

– Touk ! Boga ! vous deviez rapporter du bois, qu’avez-vous fait ?
– Oh ! maman, proteste Touk. Je suis presque un homme, je veux apprendre à chasser.  Ramasser du bois, c’est un travail pour les filles.
– Tu te trompes Touk, dit une voix grave derrière lui.

C’est Faro, le chef du clan, un chasseur habile et prudent, un chef sage et juste. Tous l’écoutent et le respectent. Le chef reprend :

– Ramasser du bois est facile, mais c’est une tâche très importante. Sans feu, comment faire cuire la viande ? Comment nous réchauffer ?  Et pense à ces veillées qui nous rassemblent le soir. Le clan ne pourrait pas vivre, sans le feu. Alors, va, mon garçon !

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire Peinture rupestre

La tribu se régale de la viande de renne grillée, d’œufs cuits dans la braise, de racines et de baies. La nuit est tombée, tous se rassemblent autour du feu. Un vieil homme sort une flûte taillée dans un os de bison et commence à jouer. C’est une mélodie simple mais envoûtante. Tous se mettent à chanter, frappant dans leurs mains en rythme. Puis, le silence se fait. On entend un rugissement, des cris d’animaux. Un oiseau de nuit vole lourdement près du feu puis s’éloigne. D’une petite voix, Boga demande timidement :

– Faro, raconte-nous encore la chasse au mammouth…

Le chef sourit, il sait que cette histoire fait rêver les garçons. Et de sa voix grave, il commence.

Woolly mammoth model

« C’était il y a de nombreuses saisons, 251 lunes exactement. J’étais jeune alors et, comme vous, je rêvais d’aventure. Je voulais que tous voient mon courage et ma valeur ! C’était lors d’un hiver très froid, le clan avait faim. La terre était gelée, nous ne pouvions pas déterrer des racines. Les petits animaux, lièvres ou lézards, se cachaient dans leurs terriers. Je suis parti un matin. J’avais fixé une pierre tranchante sur un bâton, je voulais tuer un buffle. Pendant de nombreuses heures, j’ai marché, droit devant moi. J’avais faim, mais je ne voulais pas rentrer les mains vides, sans rien rapporter. Soudain, je l’ai vu, là… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu, en haut à droite. 

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