Histoire pour dormir

Chaque soir, lisez à votre enfant une histoire pour dormir, une belle histoire du soir qui l'emmènera au pays des songes. Mais que ce voyage se fasse sans angoisse, ni peur, ni absurdité, ni ironie. Que ce soit un beau voyage sain et reposant et non la source de cauchemars ou de trouble.

Et il n'est pas si évident d'en trouver.

S'il est petit, moins de 5 ans, préférez des contes doux et vivifiants, avec de beaux sentiments et de beaux décors. Car le sens des valeurs se forme très tôt. Évitez l'ironie ou les décors un peu insalubres des villes, préférez la campagne, les grands paysages. Et puis des personnages sains, des aventures saines. Il y a beaucoup trop de textes médiocres, avec une morale inexistante ou approximative, une ambiance glauque. Cherchons à élever l'âme. L'Histoire du soir est l'un des moyens les plus puissants d'élever un enfant et de lui apporter un équilibre, une confiance, une patience, une attention.

Si l'enfant a 6 ans ou plus, on commence à lui raconter des histoires vraies. C'est le choix que nous avons fait: des contes et des histoires vraies, tour à tour.

Les phalanges macédoniennes étaient très disciplinées, ce qui faisait d'elle une armée redoutable
Les phalanges macédoniennes étaient très disciplinées, ce qui faisait d'elle une armée redoutable

On peut aborder de grandes pages héroïques, des faits marquants. Les enfants aiment beaucoup ça.

Quelle sorte d'histoire pour dormir ?

Soyons méfiants vis-à-vis des livres vendus dans le commerce, ils ne sont pas aussi innocents que les parents qui les achètent !

Le mieux est de recevoir l'histoire pour dormir le soir juste avant de mettre l'enfant au lit ou, pour vous-même, avant de vous endormir.

Louis-Antoine de Bougainville Histoire pour dormir
Louis-Antoine de Bougainville

L'Histoire du Soir vous le propose. Recevez le soir sur votre téléphone ou votre ordinateur une belle histoire du soir. Ce site a composé pour vous des textes magnifiques, dans un français élevé, dont la trame est choisie dans les deux meilleurs registres: l'Histoire elle-même, avec un grand H, et de beaux contes pleins de symbolique merveilleuse dans la grande tradition orale des conteurs de jadis.

Marie Curie Histoire pour dormir
Marie Curie

L'Histoire du Soir vous emmène sur les traces des grandes pages et des grands personnages, depuis Archimède ou Spartacus, jusqu'à Bougainville ou Marie Curie. Vous pouvez choisir l'âge: pour les 5 ans et moins, ce sera des contes plutôt. A partir de 6-7 ans, on explore l'Histoire. C'est ainsi que vous aurez le meilleur type d'histoire pour dormir: en nourrissant l'esprit de l'enfant d'une manière reposante et saine.

Revoyez qui étaient réellement François Premier et ce qu'il a fait pour la France, de même que saint Louis ou Bonaparte.

Légionnaires arrêtent chrétiens Une histoire pour dormir
La légion romaine qui domina l'Occident pendant 10 siècles

Découvrez Garibaldi ou Magellan, découvrez les guerres puniques, les guerres médiques et les grands rivalités entre villes grecques.

L'Histoire du soir vous propose 130 histoires, sur un an. De quoi vous refaire une culture complète ! Et de lire à l'enfant une histoire pour endormir en douceur. Abonnez-vous !

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L’aventurière Alexandra David-Néel Histoire pour enfant

L'aventurière Alexandra David-Néel Histoire pour enfant Dignes-les-bains

En ce jour de septembre 1969, c'est la stupéfaction dans la petite préfecture de Digne-les-Bains, cette petite ville de France, dans les Alpes de Hautes-Provence.

— Monsieur le préfet, monsieur le préfet ! se précipite un employé.
— Voyons, reprenez vos esprits ! s'exclame le préfet interloqué. Que se passe-t-il donc ?
— Une demande de passeport pour le Tibet, monsieur le Préfet ! explique l'employé.
— Et ? Je ne vois là rien d'extraordinaire qui justifie une telle émotion.
— Le fait est, monsieur le Préfet, qu'il provient d'une dame âgée de plus de cent ans. Il doit y avoir une erreur, ou un quelconque trublion se moque de nous… Elle explique vouloir faire le tour du monde en 4CV !
— Tiens donc, une originale … Montrez-moi donc ce formulaire, ordonne le préfet. Ah ! je vois... Non, il n'y a pas d'erreur. C'est pour Madame Alexandra David-Néel. N'avez-vous jamais entendu parler de cette femme extraordinaire ?
— Non, monsieur le préfet.
— Eh bien ! vous manquez quelque chose. Priez-là donc de venir dans mon bureau, vous allez pouvoir la rencontrer et c’est un honneur que vous pourrez garder en mémoire…

« J'ai toujours eu la passion des voyages. J'ai rêvé d'explorations, d’horizons lointains et inconnus... et j'ai réalisé mes rêves. Je vous souhaite de vivre une vie comme la mienne, jeune homme ! … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). 

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  • alexandra david neel pour les enfants

Disparition de l’Histoire

Voici l'article intégral paru sur cette page. Nous le conservons au cas où l'article en question serait supprimé, ce qui est toujours possible en cette période de purge documentaire...

Le saviez-vous ? Une quantité de personnages ont disparu de l'école. Clovis, Saint Louis ou François Ier , mais aussi Henri IV, Louis XIV, Louis XV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Vos enfants ne sauront donc plus qui ils étaient. Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l'enseignement des civilisations extra-européennes», de l'empire du Mali à la Chine des Hans. C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin), dont Le Figaro Magazine publie des extraits. Superbement il lustré, l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou imposés) par les professeurs de collège. Qui fixe les programmes scolaires en histoire ? L'enquête du Figaro Magazine montre que la question engage l'avenir de notre société.

Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses «invasions barbares»), pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont plus évoquées.

Une disparition de l'Histoire de France

Ces absences sont incompréhensibles. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis ? Comment mesurer « l'émergence de l'Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX ou celui de Philippe Auguste ? La Renaissance sans connaître François Ier ? «L'affirmation de l'Etat » sans expliquer Louis XIII et Richelieu? Tous les historiens s'accordent sur l'importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.

Et pour transmettre tout cela à l'enfant, l'histoire du soir est idéale !

Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d'un programme de cinquième qui s'étend sur plus de mille ans d'Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d'année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Ce règne est de plus noyé dans un thème «L'émergence du "roi absolu" » qui s'étend du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C'est ainsi tout un pan de l'histoire de France qui risque d'être partiellement ou - au pire - pas du tout traité. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l'affirmation du «pouvoir absolu» que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l'étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille... Autant d'artistes et d'écrivains qui risquent de n'être jamais évoqués dans les classes.

A côté des «oubliés» et des «relégués» des programmes, il y a les «optionnels»... L'une des originalités des nouveaux programmes réside en effet dans le système des options, censé permettre à l'enseignant de construire son propre parcours pédagogique. Si cette démarche est intéressante, elle n'en montre pas moins rapidement ses limites... Ainsi, dans le thème 1 («Les bouleversements culturels et intellectuels») de la partie IV («Vers la modernité») du programme de cinquième, les enseignants doivent faire étudier «la vie et l'œuvre d'un artiste ou d'un mécène de la Renaissance ou un lieu et ses œuvres d'art». Ils pourront donc enseigner, par exemple, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis ou la chapelle Sixtine, mais pas les trois. Dans le thème 2 («L'émergence du "roi absolu"») de la partie IV, ils doivent choisir un règne entre le XVIème siècle et 1715. François Ier, Henri IV, Louis XIII ou Louis XIV. Le choix est impossible car chacun est crucial !

Parmi ces périodes optionnelles figure le premier Empire (1804-1815). En classe de quatrième, dans le seul chapitre consacré à la Révolution et l'Empire, «La fondation d'une France moderne», l'étude doit être menée à travers un sujet donné. Il y a cinq propositions, dont trois excluent totalement la période impériale:

- Invention de la vie politique;

- Le peuple dans la Révolution;

- La Révolution et les femmes;

- La Révolution, l'Empire et les religions;

- La Révolution, l'Empire et la guerre.

Bref, le premier Empire ne donnera lieu, au mieux, qu'à un éclairage thématique. Dans trois cas sur cinq, il ne sera pas étudié ! Ajoutons que cette période a disparu du nouveau programme de seconde.

A-t-on peur des grands personnages?

On assiste à la disparition de l'Histoire de France (ce phénomène existe dans toute l'Europe). L'Education nationale enseigne le Mali à la place de Clovis.
Elevé sur le pavois par ses soldats, comme le veut la coutume, Clovis est reconnu roi des Francs, à Tournai, en 481. Agé de 15 ans, il est alors maître de toute la Gaule (image Ed. Hoebeke)

 Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon Ier... La disparition ou l'amenuisement de ces souverains et de leur règne laisseraient-ils penser qu'ils n'ont plus de réalité historique? Leur importance n'est pourtant pas remise en cause par les historiens. Comment expliquer alors «l'optionnalisation» du premier Empire en quatrième et sa disparition en seconde? S'agirait-il de gommer un régime jugé trop autoritaire, trop militariste et trop expansionniste? De même, Clovis et Louis IX, dit Saint Louis, seraient-ils devenus trop politiquement «connotés» pour être cités dans les instructions officielles? La même question peut être posée concernant la relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième. Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayonnement de la France à l'étranger? Il est à craindre que la règle du «politiquement correct» ait été appliquée aux programmes, conception moralisatrice de l'enseignement qui tient de la manipulation de l'Histoire.

Faire étudier aux élèves Clovis, François Ier ou Napoléon Ier n'a pourtant rien de réactionnaire en soi. Il ne s'agit bien évidemment pas d'en revenir à une lecture hagiographique, providentielle, épique, patriotique ou dogmatique des «grands personnages», que des générations d'historiens ont bien heureusement remise en cause et déconstruite. Au contraire, il faut présenter aux élèves la complexité de ces hommes, inscrits dans leur époque, sans anachronisme, ni tabou, ni mythologie, et à la lumière des dernières recherches historiques. C'est justement l'étude de leur vie, de leurs actions, de leurs œuvres, de leurs façons de concevoir le monde qui les débarrassera des clichés, des stéréotypes et des images d'Epinal. L'Histoire est toujours la meilleure réponse au mythe. Ces personnages ont aussi une valeur pédagogique car ils permettent d'humaniser une Histoire souvent désincarnée, et sont susceptibles de susciter chez les enfants une véritable émotion, assez proche de celle ressentie lors d'un spectacle.

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les Etats européens; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants. L'histoire des arts n'est pas épargnée. Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes...

Le risque du «zapping» historique

Les instructions officielles imposent l'étude de plusieurs civilisations extra-européennes à certaines périodes:Au choix, «la Chine des Hans à son apogée», c'est-à-dire sous le règne de l'empereur Wu (140-87 avant J.-C.), ou «l'Inde classique aux IVe et Ve siècles», au sein de la partie «Regards sur des mondes lointains» représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de sixième  - Au choix, l'empire du Ghana (VIIIe-XIIe siècles), l'empire du Mali (XIIIe-XIVe siècles), l'empire Songhaï (XIIe-XVIe siècles) ou le Monomotapa (XVe-XVIe siècles), au sein de la partie «Regards sur l'Afrique» représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de cinquième. Cette partie comprend l'étude de la naissance et du développement des traites négrières (traites orientales et internes à l'Afrique noire).

La connaissance des histoires de la Chine, de l'Inde ou de l'Afrique est importante et passionnante, notamment à l'heure de la mondialisation. Cependant, force est de constater que, mathématiquement, ces nouvelles thématiques s'intègrent dans les programmes aux dépens de parties capitales de l'histoire de France ou de l'Europe. Il ne s'agit pas, bien sûr, d'établir une quelconque hiérarchie aberrante entre les civilisations: le règne de Louis XIV (1643-1715) n'est ni supérieur ni inférieur à celui de Kankou Moussa, roi du Mali de 1312 à 1332. Il faut tout simplement parvenir à un bon équilibre entre l'étude de l'histoire de France et celle des civilisations extra-européennes.

Le contraste est saisissant avec le nouveau programme de seconde qui est, quant à lui, marqué par un européocentrisme caricatural. Le monde n'y est en effet perçu qu'à l'aune de l'Europe: «Les Européens dans le peuplement de la Terre», «Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l'époque moderne»... L'ancienne partie consacrée à «La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations», qui permettait de mesurer les échanges, les contacts (pacifiques et conflictuels) et les influences entre l'Occident chrétien, l'Empire byzantin et le monde musulman a disparu, au profit d'une lecture strictement européenne du Moyen Age. Il aurait bien mieux valu prioriser en collège l'étude de l'histoire du bassin méditerranéen, de la France et de l'Europe pour approfondir au lycée l'étude des civilisations extra-européennes en leur consacrant une vraie place dans les programmes, bien loin du «zapping» proposé en cinquième.

La place des traites négrières dans les programmes de collège soulève un autre questionnement. Elles sont mentionnées cinq fois dans le seul encadré du programme consacré à la partie «Regards sur l'Afrique», avant de donner lieu à un thème du programme de quatrième, «Les traites négrières et l'esclavage», puis à une étude de l'abolition de l'esclavage en France en 1848 dans le thème 2. Il aurait probablement mieux valu resserrer l'étude des différentes traites négrières sans, bien entendu, dénaturer cette réalité historique fondamentale.

L'histoire de France facilite l'intégration

L'argument souvent utilisé selon lequel ces nouveaux programmes ont notamment été conçus pour épouser la diversité culturelle des élèves est contestable. Ce raisonnement risquerait d'aboutir à un éparpillement des thèmes et des champs d'étude, rendant encore plus difficile l'assimilation des connaissances. Pourquoi ne pas considérer que les élèves, quelle que soit leur origine, sont français et, à ce titre, ont droit à l'histoire de France la plus complète? Il serait ainsi particulièrement intéressant d'intégrer dans les programmes des séquences de cours sur l'histoire de l'immigration en France et en Europe, du Moyen Age à nos jours. Pourquoi ne pas proposer des dossiers consacrés à ces immigrés qui ont fait la France, qu'ils soient des anonymes ou des « grands personnages»? Selon une enquête de l'Ined (rapport «Trajectoires et origines», 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d'origine étrangère ne se sentent pas français. Pour épouser la diversité culturelle des élèves, rien ne vaut l'histoire de France... Les parcours de Blaise Diagne, premier ressortissant d'Afrique noire à devenir ministre, ou de Romain Gary (Roman Kacew de son vrai nom) sont, à ce titre, exemplaires. «Je n'ai pas une goutte de sang français dans mes veines mais la France coule dans mes veines», aimait à rappeler ce dernier. En étudiant les Guyanais Félix Eboué et Gaston Monnerville, premier homme noir à devenir président du Sénat, on peut montrer toute l'importance de l'Outre-Mer dans l'histoire de France. La culture est la base de notre société et cette culture est notamment fondée sur la connaissance de l'histoire du pays où l'on vit, quelle que soit son origine géographique. Comme dit l'adage, on ne comprend que ce que l'on connaît. L'Histoire est une garantie d'intégration, car elle est un moyen d'accéder aux modes de compréhension de notre société.

Rétrograde, la chronologie ?

La disparition de dates et de périodes capitales de l'histoire de France ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l'assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique. Le nouveau programme de première est à ce titre édifiant. Il repose sur un système de modules non pas chronologiques mais thématiques, qui peuvent être disposés dans n'importe quel ordre: «La guerre au XXe siècle»; «Le siècle des totalitarismes»; «Les Français et la République»... Avec ce système, il devient beaucoup plus difficile d'expliquer le rôle déterminant de la Première Guerre mondiale dans la genèse des totalitarismes, ou même le rôle du totalitarisme nazi dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La chronologie serait-elle devenue démodée? Un comble, car l'Histoire est comme une langue dont la chronologie est la grammaire. Sans elle, notre connaissance du passé est vouée à l'anachronisme, cette incapacité d'inscrire un événement ou un personnage dans son contexte. Sans elle, nous sommes voués à l'amnésie...»

L'auteur Dimitri Casali

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Histoire pour enfant: méfiance ou prudence ?

Le premier problème que rencontrent les parents avec l'L'Histoire du Soir, c'est la qualité. Il y a ensuite le prix.

Pour ce qui est de la qualité, il est de notoriété publique que l'on trouve très peu de choses dans le commerce qui vaille quelque chose. Pauvreté des idées, très communes, absence de spiritualité, scénario conformiste et convenu, absence de principes forts, absence de symboles puissants, absence de grandeur d'âme, absence de vertus, absence de culture, on n'en finit pas d'éprouver de terribles manques en lisant ce que proposent les éditeurs aujourd'hui.

Histoire pour enfant ou Histoire pour dénaturer l'enfant ?

Histoire pour enfant la perversion arrive
La vulgarité ou la perversion... au prix fort

S'agit-il là de livres pour enfants ? Evidemment non. Mais la bien-pensance vous affirmera que si, que c'est naturel... et fera passer des messages subliminaux dans la tête de votre enfant.

Peu de livres font exception. Et quand c'est le cas, le problème du prix se pose.

Histoire pour enfant à gros bénéfices

4.90€ pour le livre ci-contre. Soit, pour rappel, 32 de nos anciens bons francs. Avant l'euro, les petits livres de cette taille étaient à 2.00Frs, 2.50Frs. Aujourd'hui, on donne un bras pour une bibliothèque d'enfant. Il était donc bien de proposer, comme le fait ce site, de la lecture - saine - pour un prix modique.

Mais il y a mieux: on a maintenant des livres chers qui sont carrément insanes: on paye pour du livre bon à jeter. Ces livres, il importe de ne pas les lire aux enfants.

Faisons encore un bond: il y a les livres qui paraissent faits pour les enfants mais qui sont des bombes psychologiques. Ainsi, dans tel ouvrage, alors que les premières pages sont illustrées de dessins très classiques, style années 60-70, on tombe sur des enfants se masturbant !

Est-ce accidentel ? Sûrement pas: les documents confidentiels des instances éducatives européennes annoncent la couleur:

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Nous vous évitons les images montrant tout... et dont l'enfant n'a aucun besoin, dont il doit être protégé. Mais le message est clair: la lutte contre l'enfance a commencé et elle exigera une résistance puissante.

Ce site est une réponse.

PS: La lecture est bonne pour la santé.

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Christophe Colomb

Pour ce texte, une maman m'écrit qu'elle a préparé, "outre le globe terrestre (il est là pour chaque histoire du soir), de la cannelle, de la noix de muscade etc à côté de la tablette. Ça leur a beaucoup plu !"

Géniale, cette idée !

Il y a cinq cents ans, le thé que ta maman boit, le poivre, les épices, les tasses en porcelaine ou la soie des beaux chemisiers venaient de très loin, de l’Asie. Et cela faisait le voyage sur le dos de chameaux et sur des bateaux. Toute cette marchandise traversait la moitié de la Terre pour venir jusqu’à nous. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui.

  Seulement, à l’époque, elles partaient de Chine ou des Indes, passaient sur la fabuleuse route de la Soie qui passe par la Chine orientale ou Turkestan, la Bactriane, la Perse ancienne, puis les rives de la Méditerranée.

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Route de la Soie classique

Parfois aussi, elles partaient de Chine par la mer et étaient débarquées en Egypte. De toute façon, elles étaient acheminées, le plus souvent à dos de chameaux, jusqu'à la Méditerranée, on les rembarquait sur des navires pour finalement les débarquer chez nous, dans les ports européens.

Parfois, elles étaient mises en bateau sur la Mer rouge ou même, quand il n'était pas permis de traverser l'Arabie, dans le golfe persique.

Golfe Persique et Mer Rouge

Pourquoi est-ce que les bateaux n’allaient pas de l’Inde à la France directement ? Parce que les mers ne se touchaient pas, enfin, la Mer Rouge et la Méditerranée ne se touchaient pas ; on a depuis construit un canal, une sorte de rivière plate qu’on a creusée et qui les relie toutes les deux. Tu peux le voir sur cette carte :

Avant ce canal, c’était un parcours incroyable; et tout cela pour de simples marchandises qui finissaient tantôt au fond d’une tasse de thé, tantôt dans une soupe épicée.

Tu vas dire : pourquoi est-ce qu’on faisait tout ça ? On pouvait s’en passer de la soie ou de la porcelaine, et ne pas boire de thé ou manger d’épices ! Certes. Mais… La suite vous intéresse ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés connectez-vous dans la colonne à droite, en haut.

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  • christophe colomb explique aux enfants

Bataille en Mer conte pour enfant

conte marin

bataille en merLe bateau anglais suivait le Français à moins de deux encablures, c'est-à-dire deux longueurs de câble, ou encore deux dixièmes de mille, soit environ 370 mètres. En temps normal, le navire français aurait facilement semé son poursuivant, il était plus rapide que le vaisseau anglais ; mais son chargement important, le bois précieux surtout, le ralentissait, il était enfoncé dans la mer et avançait mollement.

— Bordez le gui, la barre en dessous ! Changez derrière, faites route bâbord amures.

On utilisait beaucoup de mots, à cette époque-là, car chaque pièce des navires et chaque manœuvre avait un nom. Mais ce n’est pas ce qui préoccupait les marins, à ce moment-là. Les Français voulaient éviter d’être faits prisonniers. Les Anglais étaient assez impitoyables.
Les embruns fouettaient le visage, le bateau embarquait des paquets de mer qui tourbillonnaient autour des écoutilles et des trappes, des vagues semblaient vouloir s’échapper en se bousculant sur le plat-bord. Il y avait de la houle.
Là-bas, à l’arrière du navire, l’officier de quart avait veillé à la barre, on l’avait remplacé lorsqu’on avait signalé le navire ennemi. L’homme qui tenait la barre avait des cils et des moustaches qui pleuraient, tout était trempé.
L’équipage du navire anglais bordait les voiles, il les tendait, jusqu’aux voiles d’étai. Le vaisseau comblait son retard en plongeant violemment dans le creux des vagues, tenant bien son roulis, sans embarquer trop de mer en proue, sans que les vagues le retournent complètement.
Dans les cales françaises, on ajoutait

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Baudouin IV, le roi lépreux L’Histoire du Soir

BAUDOUIN IV http://lhistoiredusoir.com
Le roi Baudouin IV

Baudouin IV devint roi à l’âge de 13 ans, à la mort de son père qui était le roi de Jérusalem.

Ce fut le début d’un règne étonnant non seulement à cause du jeune âge de ce roi, mais surtout de la maladie dont souffrait l’héritier du trône : la lèpre.

Dès qu’il fut en âge de prier, on inculqua à Baudouin les règles de la vie qu’il devrait respecter à partir du jour où il serait roi : aimer, être juste, généreux jusqu’à la largesse, respecter et agir pour les pauvres, être fidèle à la parole donnée. Il se fia toujours à Dieu et fit sienne cette maxime : « Fais ce que dois, advienne que pourra. » ("fais ce que tu dois faire et il arrivera ce qui peut arriver")

Il était né en Terre sainte. C’était un très beau jeune homme, un excellent cavalier, intelligent, et cultivé, grâce aux meilleurs professeurs de l’époque, dans tous les domaines.

Son éducation fut principalement prise en charge par Guillaume de Tyr. C'est ce dernier qui, pendant que le prince jouait avec ses camarades, fit une terrible découverte. En effet, le jeu princier consistait à enfoncer ses ongles dans les bras des adversaires, ce qui devait être douloureux. Or, le jeune prince ne ressentait aucune douleur. Guillaume reconnut immédiatement les symptômes d'une grave maladie, sans pouvoir l’identifier.

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Guillaume voit le prince jouer et s'aperçoit qu'il est malade

La puberté du prince confirma qu'il était bel et bien atteint d'une dangereuse forme de lèpre. Le roi fit appel à tous les médecins, aussi bien latins que musulmans, mais aucun remède ne permit la guérison de Baudouin. On l’immergea dans les eaux du Jourdain, avec laquelle saint Jean-Baptiste avait baptisé le Christ, mais ce fut en vain.

bataille-montgisard_019 Baudouin IV de Jérusalem
Baudouin malade

Quand le prince grandit encore un peu et devint jeune homme, on comprit enfin ce qu’il avait :

— Alors ? dit sa mère la reine au médecin, dites-moi ce que c’est.
— Son Altesse… commença le médecin, embarrassé, après avoir fini les examens du malade, je dois annoncer une terrible nouvelle au roi votre époux.
— Et pourquoi ne me la dites-vous pas à moi ?
— Parce que le cœur d’une mère est fragile.
— Qu’est-ce donc ? Allons, dites-le moi, bon docteur. Dites-le moi, entendez-vous ?
— Majesté, je vous obéis. Je suis terriblement navré. Baudouin, votre fils, a une dangereuse forme… de lèpre.

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La reine ouvre la bouche et ne peut prononcer un mot. Elle … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). 

 

Deux larmes conte pour enfant

Deux larmes

conte

Il était une fois une petite fille douce, jolie et menue, appelée Aline. Elle avait tout ce dont les personnes ont besoin pour être aimées. Sa maman et son papa l’aimaient passionnément. Elle avait beaucoup de joie naturelle, une joie que sa maman lui avait donnée, et jamais elle ne voyait les choses en noir. Elle n’était jamais triste, jamais en colère non plus.

Hélas, sa maman tomba malade et ne put avoir d’autres enfants. Sa santé diminua de jour en jour et il lui devint difficile d’aller à la mer. Finalement, une nuit, on appela Aline et on l’approcha du chevet de sa maman, près de son lit, car sa maman était mourante. Son père était là, ainsi que la gouvernante, une bonne dame qui aidait, dans la maison. Aline trouva que sa maman était très pâle, son visage était tout blanc. Elle lui prit la main. Elle était un peu froide. Sa maman ouvrit les yeux et lui sourit, tout plein d’amour dans les yeux.
— Ma petite chérie, tu es là. Maman ne va pas bien du tout, tu sais. Peut-être que cette nuit, j’irai au ciel.
— Pourquoi, maman ? demanda Aline qui ne comprenait pas très bien.
Sa maman lui répondit :
— Je ne veux pas que tu pleures. Je serai toujours... La version en audio et la suite vous intéressent ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés connectez-vous dans la colonne à droite, en haut.

 

Une autre version de cette histoire existe sur roman-livre, ici.

(typologie google / où il est question pour la première fois de deux larmes qui deviennent des perles, histoire souvent reprise sur le net et dans la littérature. Bien des personnages de l'Histoire ont eu l'occasion de laisser couler bien davantage que deux larmes, y compris des aveugles. Il était une fois une petite fille douce et jolie, appelée Aline. Sa maman et son papa l’aimaient passionnément. Un jour, de ses yeux coulèrent deux larmes)

Alexandre le Grand L’Histoire du Soir

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Ceci est l’histoire de l’un des tous premiers grands conquérants de l’Histoire : Alexandre le Grand.

Alexandre est né il y a 2.350 ans à peu près, le 21 juillet 356 avant Jésus-Christ. Cela fait environ 95 générations. Ce n'est donc pas très loin. Imagine de mettre 95 personnes ensemble: cela fait autant de gens que dans un wagon de train, ce n'est pas énorme.

Il était le fils du roi Philippe II, le roi de Macédoine. Mais il raconta plus tard :

— Philippe n’était pas mon père, mon vrai père était le dieu Zeus.

Il voulait qu’on le croie descendant d’un dieu, et il y parviendrait : tout le monde antique le vénèrerait.

Lorsqu’il serait mort, les hommes diraient, devant sa tombe :

— C’était un dieu, en effet. Il n’a jamais perdu une seule bataille de toute sa vie.

C’était vrai. Alexandre avait vaincu toutes les armées qu’on avait envoyées contre lui, même si elles étaient beaucoup plus puissantes que les siennes. Comment était-il, physiquement ? Il était très beau, les boucles de cheveux châtains clair à reflets cuivrés et les yeux vairons: l’un bleu et l’autre marron.

Alexandre n’a pas le calme des Grecs, il n’est pas stoïque, il se laisse emporter par la colère. Mais il est aussi capable d’élans généreux. S'il voit un petit enfant faire l'aumône, il lui donne une pièce ou joue avec lui. Mais s’il y a une chose qui domine toutes les autres, c’est sa volonté, une volonté de fer. Ce qu'il veut, il l'aura. Personne ne doit se mettre sur son chemin.

carte ALEXANDRE LE GRAND raconté
Les territoires conquis par Alexandre

Alexandre est imprégné de culture grecque dès l’enfance. D’ailleurs, il parle tout le temps grec, ce n’est que lorsqu’il a des colères qu’il parle en macédonien, la langue de son pays, la Macédoine, au nord de la Grèce.

Tout jeune enfant, il est d’abord éduqué par Léonidas d'Epire.

Le bruit d’une bille qui tombe dans une coupe réveille Alexandre.

— Que se passe-t-il ?

Alexandre s’est réveillé en sursaut et se dresse dans son lit.

— On dirait que tu t’es endormi, Alexandre ! lui dit Léonidas.

Léonidas a mis dans la main de l’enfant une bille de fer et il a placé au-dessous un vase du même métal. Alexandre s’est endormi, la bille est tombée et fait ce fracas qui l’a réveillé.

— Reste éveillé et médite, je ne t'ai pas dit de t'endormir. Si la bille retombe, je saurai que tu dors. Reprends la bille de fer dans ta main.

Léonidas est sévère.

Ensuite ce fut Aristote qui le serait tout autant, durant deux ans. Aristote est son oncle.

— Certes, mon père est ton grand-père. Crois-tu que, pour cette raison, je vais être aussi mou avec toi qu’avec un jeune chaton à la mamelle ? Certes pas ! Reprends le livre, et lis à haute voix, que je t’entende.

Le grand penseur enseigne l’Iliade, le célèbre livre, à Alexandre, et ce livre sera celui qui l’influencera le plus, car il parle de voyages. Alexandre emmènera ce livre partout, même durant ses conquêtes.

— Ecoute-moi, à présent, jeune garçon. Je veux te parler de la Grèce. Elle peut devenir la mère du monde. Mais pour cela il faudra l’unifier un jour.
— Qu’est-ce que ça veut dire, unifier, Ô Aristote ? demande l'enfant.
— Cela veut dire faire un seul pays avec plusieurs peuples. Car il y a plusieurs peuples en Grèce qui se font la guerre. Et je ne le veux plus. La Macédoine… commence Aristote, mais le garçon le coupe :
— La Macédoine, mon pays ?
— Oui, ton pays, celui de ton père, elle pourrait dominer la Grèce et faire triompher l'esprit grec à travers le monde. Pour cela, il faudrait un grand roi, un individu supérieur.

Alexandre réfléchit.

— Comment on fait, pour être un grand roi ?
— Je te l’enseignerai, si tu me promets d’essayer.
— Est-ce difficile ?
— Rien n’est difficile aux dieux, et tout est difficile aux hommes. Prie pour que les dieux le veuillent, fils de roi !

C’est à cause de ce qu’Aristote lui mit cette idée en tête tout jeune, qu’Alexandre, en maintes occasions, pensera être investi d'une grande mission.

Les années passent. En 339, Alexandre et certains de ses amis sont exilés, ils sont chassés de leur pays, car ils se sont opposés à un mariage princier qui concerne une cousine d’Alexandre.

— Comment as-tu pu te mêler de ça, Alexandre ? tonne son père. Sais-tu ce que tu risques ? Le bannissement ! Tu pourrais être chassé de notre pays... La version en audio et la suite vous intéressent ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés connectez-vous dans la colonne à droite, en haut.

L'armée macédonienne

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