Alexandre le Grand raconté aux enfants – Partie 5 : les derniers fleuves

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L'intégralité du parcours d'Alexandre

 L’Inde, pour les Macédoniens et les Grecs, est une contrée mystérieuse connue par des textes anciens, ceux d’Hérodote par exemple. Des relations existent avec la vallée du Gange, puisque l’on trouve, dans les armées perses quelques éléphants et des contingents indiens.

Les derniers fleuves

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L'Indus

Alexandre souhaite-t-il continuer au-delà de l'Indus,le fleuve qui sépare le monde connu du monde inconnu ? Oui, mais plusieurs de ses généraux ne sont pas d’accord. Ils veulent rentrer au pays, en Macédoine, chez eux. Ou alors, au moins, à Babylone.

Mais Alexandre n’écoute que ses ambitions extraordinaires. Au printemps 327, il part de Bactriane à la tête d’une armée considérable, sans doute 120.000 personnes dont au moins 60.000 soldats, le reste étant constitué d’esclaves, de serviteurs mais aussi de femmes et d’enfants. Grecs et Macédoniens ne sont que la moitié des effectifs. Le roi de Macédoine en effet a recruté des Asiatiques.

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Alexandre repasse donc les montagnes et se rend à Alexandrie-du-Caucase, une ville qu’il a fait bâtir, près de l’actuelle capitale afghane, Kaboul. Là, il reçoit le renfort du roi de Taxila qui lui offre quelques éléphants de guerre. Puis, il charge deux de ses généraux de soumettre les peuples vivant sur la rive sud de la rivière qui descend de Kaboul vers l’Indus, tandis que lui s’occupe de la rive septentrionale (été 327).

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Si la conquête de la rive sud se déroule sans trop d’encombre (ses deux généraux atteignant l’Indus avant lui), Alexandre est confronté aux Assacènes qui offrent une forte résistance. La prise de leur ville forte lui donne du fil à retordre. Finalement, il atteint l’Indus où ses deux généraux ont construit un pont et celui-ci est franchi au printemps 326. L’armée se repose alors à Taxila.

Peu après, l’armée s’ébranle pour combattre le général Pôros avec une armée nombreuse, forte de 200 éléphants de guerre. Alexandre manœuvre avec habileté. Il laisse le gros des troupes faire face à l’ennemi, tandis qu’il traverse le fleuve avec sa cavalerie, 30 km plus haut, dans une région boisée. Il veut prendre Pôros à revers.

Les chevaux passent le fleuve. La victoire sur Pôros est acquise mais c'est une bataille d’une grande violence. Bucéphale, son fidèle cheval, meurt lors de cette bataille. En son honneur, Alexandre fonde sur son tombeau la ville de Bucéphalie. La version en audio et la suite vous intéressent ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici).   Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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