Alexandre le Grand raconté aux enfants – Partie 5: au bout du monde

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L’Inde, pour les Macédoniens et les Grecs, est une contrée mystérieuse connue par des textes anciens, ceux d’Hérodote par exemple. C’est véritablement l’autre bout du monde. Nombreux sont les soldats qui pensent même qu’il n’y a rien après ça. Certes, des relations existent depuis toujours avec la vallée du Gange, puisque l’on trouve, dans les armées perses, quelques éléphants et des contingents indiens. Il y a aussi des produits comme les épices. Il faut bien qu’il y ait des marchands pour les transporter. Il y a donc bien un chemin pour aller jusqu’au bout de la terre. C’est ce chemin que recherche Alexandre. Il pense qu’il va être maître du monde.

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L'intégralité du parcours d'Alexandre

D’après ce qu’on sait, il y a deux mondes : le monde connu qui va jusqu’au fleuve Indus, et le monde après, qui est inconnu.

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L'Indus

Quelques semaines avant d’arriver à l’Indus, bout du monde connu, Alexandre se demande s’il faudra traverser le fleuve et continuer au-delà, pour entrer dans le monde inconnu. Il le désire en fait, mais plusieurs de ses généraux ne sont pas d’accord. Ils veulent rentrer au pays, en Macédoine, chez eux. Ou alors, au moins, à Babylone. Aller plus loin que l’Indus les effraye un peu. C’est comme si, aujourd’hui, on proposait à des cosmonautes d’aller essayer de vivre sur une planète inconnue : quand on est dans l’espace, l’immensité noire, et qu’on doit faire des distances phénoménales, on a peur, on hésite. Les généraux d’Alexandre se demandaient même s’il y avait là des hommes ou non ; peut-être que cette terre était le royaume de monstres étranges. Ils ne savaient absolument rien de cet au-delà, ces terres derrière l’Indus.

soldat_persesMais Alexandre, qui a été élevé par Léonidas et des maîtres sages, a de l’instruction, et il sait qu’il s’agit certes de terres inconnues mais habitées par l’homme, et non un enfer monstrueux. — Que craignez-vous ? Trouver des flammes infernales, des crevasses affreuses, des rochers rouges brûlants ? Non. Ces terres ont l’air tout à fait normales, vues depuis la rive de l’Indus, voilà ce que disent les voyageurs qui sont allés jusque sur les bords du fleuve.

Mais les généraux n’ont pas son instruction.

— Peut-être, mais après ? Qui te dit que les dieux n’ont pas créé ces endroits pour nous attirer ?
— Je vous le dis : les sages m’ont enseigné qu’au-delà existent d’autres terres peuplées d’hommes, et non de monstres.
— Mais ceux qui te l’ont dit, le vénérable Léonidas et les autres, ont-ils été là-bas, au-delà du fleuve ?
— Non, ils n’y sont pas allés, vous serez les premiers, mais…
— Non ? Alors, comment peuvent-ils en être sûrs ?
— Mes amis, il y a les livres que j’ai lus avec ces yeux qui vous regarde. Il y a là-bas d’autres pays très riches, immensément riches. Ce que nous avons vu jusqu’ici n’était qu’un paysage de cailloux à côté de ce que nous trouverons en Inde.
— On te l’a dit, Alexandre, que ces terres étaient humaines, mais personne ne le sait vraiment.
— Ecoutez,… La suite vous intéresse ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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