Alexandre le Grand raconté aux enfants, L’Histoire du Soir

grec

alex_greg_matenkoski

Ceci est l’histoire de l’un des tous premiers grands conquérants de l’Histoire : Alexandre le Grand.

Alexandre est né il y a 2.350 ans à peu près, le 21 juillet 356 avant Jésus-Christ. Cela fait environ 95 générations. Ce n'est donc pas très loin. Imagine de mettre 95 personnes ensemble: cela fait autant de gens que dans un wagon de train, ce n'est pas énorme.

Il était le fils du roi Philippe II, le roi de Macédoine. Mais il raconta plus tard :

— Philippe n’était pas mon père, mon vrai père était le dieu Zeus.

Il voulait qu’on le croie descendant d’un dieu, et il y parviendrait : tout le monde antique le vénèrerait.

Lorsqu’il serait mort, les hommes diraient, devant sa tombe :

— C’était un dieu, en effet. Il n’a jamais perdu une seule bataille de toute sa vie.

C’était vrai. Alexandre avait vaincu toutes les armées qu’on avait envoyées contre lui, même si elles étaient beaucoup plus puissantes que les siennes. Comment était-il, physiquement ? Il était très beau, les boucles de cheveux châtains clair à reflets cuivrés et les yeux vairons: l’un bleu et l’autre marron.

Alexandre n’a pas le calme des Grecs, il n’est pas stoïque, il se laisse emporter par la colère. Mais il est aussi capable d’élans généreux. S'il voit un petit enfant faire l'aumône, il lui donne une pièce ou joue avec lui. Mais s’il y a une chose qui domine toutes les autres, c’est sa volonté, une volonté de fer. Ce qu'il veut, il l'aura. Personne ne doit se mettre sur son chemin.

carte ALEXANDRE LE GRAND raconté

Les territoires conquis par Alexandre

Alexandre est imprégné de culture grecque dès l’enfance. D’ailleurs, il parle tout le temps grec, ce n’est que lorsqu’il a des colères qu’il parle en macédonien, la langue de son pays, la Macédoine, au nord de la Grèce.

Tout jeune enfant, il est d’abord éduqué par Léonidas d'Epire.

Le bruit d’une bille qui tombe dans une coupe réveille Alexandre.

— Que se passe-t-il ?

Alexandre s’est réveillé en sursaut et se dresse dans son lit.

— On dirait que tu t’es endormi, Alexandre ! lui dit Léonidas.

Léonidas a mis dans la main de l’enfant une bille de fer et il a placé au-dessous un vase du même métal. Alexandre s’est endormi, la bille est tombée et fait ce fracas qui l’a réveillé.

— Reste éveillé et médite, je ne t'ai pas dit de t'endormir. Si la bille retombe, je saurai que tu dors. Reprends la bille de fer dans ta main.

Léonidas est sévère.

Ensuite ce fut Aristote qui le serait tout autant, durant deux ans. Aristote est son oncle.

— Certes, mon père est ton grand-père. Crois-tu que, pour cette raison, je vais être aussi mou avec toi qu’avec un jeune chaton à la mamelle ? Certes pas ! Reprends le livre, et lis à haute voix, que je t’entende.

Le grand penseur enseigne l’Iliade, le célèbre livre, à Alexandre, et ce livre sera celui qui l’influencera le plus, car il parle de voyages. Alexandre emmènera ce livre partout, même durant ses conquêtes.

— Ecoute-moi, à présent, jeune garçon. Je veux te parler de la Grèce. Elle peut devenir la mère du monde. Mais pour cela il faudra l’unifier un jour.
— Qu’est-ce que ça veut dire, unifier, Ô Aristote ? demande l'enfant.
— Cela veut dire faire un seul pays avec plusieurs peuples. Car il y a plusieurs peuples en Grèce qui se font la guerre. Et je ne le veux plus. La Macédoine… commence Aristote, mais le garçon le coupe :
— La Macédoine, mon pays ?
— Oui, ton pays, celui de ton père, elle pourrait dominer la Grèce et faire triompher l'esprit grec à travers le monde. Pour cela, il faudrait un grand roi, un individu supérieur.

Alexandre réfléchit.

— Comment on fait, pour être un grand roi ?
— Je te l’enseignerai, si tu me promets d’essayer.
— Est-ce difficile ?
— Rien n’est difficile aux dieux, et tout est difficile aux hommes. Prie pour que les dieux le veuillent, fils de roi !

C’est à cause de ce qu’Aristote lui mit cette idée en tête tout jeune, qu’Alexandre, en maintes occasions, pensera être investi d'une grande mission.

Les années passent. En 339, Alexandre et certains de ses amis sont exilés, ils sont chassés de leur pays, car ils se sont opposés à un mariage princier qui concerne une cousine d’Alexandre.

— Comment as-tu pu te mêler de ça, Alexandre ? tonne son père. Sais-tu ce que tu risques ? Le bannissement ! Tu pourrais être chassé de notre pays... La version en audio et la suite vous intéressent ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici).   Abonnés, connectez-vous dans le menu.

L'armée macédonienne

Alexandre le Grand raconté aux enfants

Alexandre le Grand L'Histoire du Soir

(5) comments

Add Your Reply
>
error: Contenu protégé par la loi