L’apogée de l’Espagne raconté aux enfants

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Sans nul doute, la période la plus glorieuse de l’Espagne fut celle du Siècle d'or. Elle eut lieu avec deux rois qui se sont suivis, autour de 1550. Le premier règne très glorieux fut celui de Charles-Quint, dont nous avons déjà parlé avec François Premier, parce que ce roi fut le plus puissant du monde à son époque, et le second règne fut celui de son fils, Philippe II d’Espagne. Après cette époque-là, l’Espagne entra progressivement en décadence.

Charles Quint, père de Philippe II et monarque le plus puissant de tout l'Occident au XVIème siècle apogée de l’Espagne

Charles Quint, père de Philippe II et empereur le plus puissant de tout l'Occident du XVIème siècle

Voilà comment les choses s’étaient passées. Tout commença par une série de mariages. La Maison de Habsbourg était connue pour ses mariages judicieux, et on en avait tiré un dicton : « Les autres peuvent bien conquérir des royaumes, la Maison d’Autriche les épouse. » Oui, la Maison d’Autriche, c’est la famille des rois d’Autriche, les Habsbourg (en ce sens, le mot maison signifie "famille"). Au lieu de faire des guerres pour prendre des pays, les rois autrichiens préféraient que leurs enfants fassent des mariages avec des princes et des princesses d’Europe, afin d’agrandir l’empire. Les rois capétiens (français) avaient fait de même avant eux et c’était de loin la manière la plus efficace d’agrandir un royaume et même si on dépensait beaucoup dans les cérémonies de mariage, avec feux d’artifice, fêtes, musiciens, cela coûtait infiniment moins que la guerre qui, en plus, évidemment, avait l’inconvénient de tuer des hommes. Bref.

En 1477, l’empereur Maximilien avait si bien organisé son mariage et ensuite celui de ses héritiers, qu’à la fin du XVème siècle, les plus riches couronnes reposaient sur les têtes de la même famille allemande : les Habsbourg.

Philippe_II_dEspagne apogée de l’Espagne

Philippe II d'Espagne

Tous ces royaumes revinrent à un seul successeur, Charles-Quint, en 1519. Quand il abdiqua, en 1556, il transmit la plus grande part à son fils Philippe II, qui dut gouverner aussitôt de vastes territoires.

— Le roi est bien jeune, disait-on. 29 ans seulement…

— Qu’auriez-vous dit s’il n’avait eu que 5 ans ? L’empire de son père eut éclaté en mille morceaux que nos ducs, nos gouverneurs, nos seigneurs se seraient disputés. 29 ans, c’est un âge déjà mûr pour cette tâche, et le jeune roi est un homme solide qui a toute sa raison. Et qui plus est, il a cette chance que peu de rois ont eue : il reçoit l’or, l’or en quantité immense d’Amérique.… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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