Bataille d’Azincourt et les bourgeois de Calais racontés aux enfants

Morning_of_the_Battle_of_Agincourt,_25th_October_1415

Voici qu’Edouard, le roi anglais, est devant la ville de Calais et l’entoure de son armée

Edouart III devant Calais

Edouart III devant Calais

Prendre Calais ne sera pas aussi facile qu’Edouard III l’avait pensé. Le siège dure 11 mois. Il y a peu de batailles ; à chaque attaque, beaucoup de soldats anglais meurent car la ville est bien fortifiée et défendue.

En mer, le roi anglais fait placer 25 bateaux qui bloquent Calais, on dit qu’ils font le blocus, ils empêchent toute sortie des bateaux français. Pourtant, des navires réussissent à forcer le blocus pour entrer dans le port et ravitailler Calais. Ils sont fêtés par les habitants qui avaient peur de mourir de faim.

Alors, Édouard lance 120 navires en mer dont 80 constamment en patrouille, puis décide de bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles ; par exemple, il fait couler des bateaux. Il fait aussi construire une tour en bois puissamment armée et à partir de juin, en cette année 1347, il est impossible pour les Français de ravitailler Calais.

— Cette fois, fait une femme sur la digue, on est fichu.
— Pourquoi ? fait un vieil aveugle.
— Parce que tous les passages sont bloqués, les Anglais ont fait des barrages. Une banc de sardines ne passerait pas. Il faut que j’aille avertir les soldats.

En désespoir de cause, Jean de Vienne, capitaine de Calais, écrit une lettre au roi Philippe VI de Valois lui demandant de venir lui porter secours.

— Voici la lettre, capitaine, assurez-vous de la porter à travers le blocus anglais au Roi de France, et remettez-lui en mains propres !

Le capitaine gênois va essayer de passer avec son bateau, mais il est empêché. Les Anglais l’interceptent :

— Où alliez-vous et que transportez-vous ?
— Une lettre.
— Une lettre ? Et pour qui ?

A l’époque, on ne mentait pas, et le capitaine répond qu’il porte une lettre au roi de France :

— Elle est pour le roi Philippe.
— Donnez-la nous, cette lettre !

Le roi Édouard, ayant lu la lettre, pour se moquer, y ajouta son sceau royal puis l'envoya à Philippe.

Le roi de France ne pouvait pas faire grand chose. C’était une guerre difficile qu’il aurait fallu déclarer à Edouard.

Rien n’arrive. C’est alors que Jean de Vienne, pressé par la population de Calais assiégée, demande à parlementer, à discuter avec le roi anglais.

— Que voulez-vous, brave capitaine français ? lui demande le roi en français puisqu’à l’époque, on parle français à la cour d’Angleterre.
— Nous proposons à votre Majesté de nous rendre. La ville sera à vous, si vous pouvez accepter nos conditions.
— Et, quelles sont ces conditions ?
—  Que vous épargniez la population et la garnison de soldats.

Édouard réfléchit un et décide :

— C’est entendu. Mais je mets moi aussi une condition : j’exige que six bourgeois de la ville parmi les plus importants, viennent en chemise, pieds nus et la corde au cou, se mettre à ma disposition.

Il ne le dit pas mais il compte les exécuter, les tuer.

Bourgeois_de_Calais Bataille d'Azincourt, bourgeois de Calais

Bourgeois_de_Calais

Le jour venu, les six bourgeois se présentent comme il leur a été demandé, pieds nus, en chemise et la corde au cou. Le roi se lève, se réjouit du spectacle humiliant et dit :

— Qu’on les pende !

La reine d’Angleterre, qui est là, sursaute et s’exclame :

— Que dites-vous, milord ?
— Je dis : qu’on les pende.
— Oh !…

Voilà que la reine est rouge de colère :

— Est-ce là un mot de roi, ou est-ce un mot de brigand et de routier ? … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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