Bataille en Mer conte pour enfant

Vaisseaux XVIIIème

conte marin

bataille en merLe bateau anglais suivait le Français à moins de deux encablures, c'est-à-dire deux longueurs de câble, ou encore deux dixièmes de mille, soit environ 370 mètres. En temps normal, le navire français aurait facilement semé son poursuivant, il était plus rapide que le vaisseau anglais ; mais son chargement important, le bois précieux surtout, le ralentissait, il était enfoncé dans la mer et avançait mollement.

— Bordez le gui, la barre en dessous ! Changez derrière, faites route bâbord amures.

On utilisait beaucoup de mots, à cette époque-là, car chaque pièce des navires et chaque manœuvre avait un nom. Mais ce n’est pas ce qui préoccupait les marins, à ce moment-là. Les Français voulaient éviter d’être faits prisonniers. Les Anglais étaient assez impitoyables.
Les embruns fouettaient le visage, le bateau embarquait des paquets de mer qui tourbillonnaient autour des écoutilles et des trappes, des vagues semblaient vouloir s’échapper en se bousculant sur le plat-bord. Il y avait de la houle.
Là-bas, à l’arrière du navire, l’officier de quart avait veillé à la barre, on l’avait remplacé lorsqu’on avait signalé le navire ennemi. L’homme qui tenait la barre avait des cils et des moustaches qui pleuraient, tout était trempé.
L’équipage du navire anglais bordait les voiles, il les tendait, jusqu’aux voiles d’étai. Le vaisseau comblait son retard en plongeant violemment dans le creux des vagues, tenant bien son roulis, sans embarquer trop de mer en proue, sans que les vagues le retournent complètement.
Dans les cales françaises, on ajoutait

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