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Baudouin IV raconté aux enfants, le roi lépreux

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BAUDOUIN IV https://lhistoiredusoir.com
Le roi Baudouin IV

Baudouin IV devint roi à l’âge de 13 ans, à la mort de son père qui était le roi de Jérusalem.

Ce fut le début d’un règne étonnant non seulement à cause du jeune âge de ce roi, mais surtout de la maladie dont souffrait l’héritier du trône : la lèpre.

Dès qu’il fut en âge de prier, on inculqua à Baudouin les règles de la vie qu’il devrait respecter à partir du jour où il serait roi : aimer, être juste, généreux jusqu’à la largesse, respecter et agir pour les pauvres, être fidèle à la parole donnée. Il se fia toujours à Dieu et fit sienne cette maxime : « Fais ce que dois, advienne que pourra. » ("fais ce que tu dois faire et il arrivera ce qui peut arriver")

Il était né en Terre sainte. C’était un très beau jeune homme, un excellent cavalier, intelligent, et cultivé, grâce aux meilleurs professeurs de l’époque, dans tous les domaines.

Son éducation fut principalement prise en charge par Guillaume de Tyr. C'est ce dernier qui, pendant que le prince jouait avec ses camarades, fit une terrible découverte. En effet, le jeu princier consistait à enfoncer ses ongles dans les bras des adversaires, ce qui devait être douloureux. Or, le jeune prince ne ressentait aucune douleur. Guillaume reconnut immédiatement les symptômes d'une grave maladie, sans pouvoir l’identifier.

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Guillaume voit le prince jouer et s'aperçoit qu'il est malade

Quand le prince grandit encore un peu et devint jeune homme, on comprit enfin ce qu’il avait :

— Alors ? dit sa mère la reine au médecin, dites-moi ce que c’est.
— Son Altesse… commença le médecin, embarrassé, après avoir fini les examens du malade, je dois annoncer une terrible nouvelle au roi votre époux.
— Et pourquoi ne me la dites-vous pas à moi ?

bataille-montgisard_019 Baudouin IV de Jérusalem
Baudouin malade

— Parce que le cœur d’une mère est fragile.
— Qu’est-ce donc ? Allons, dites-le moi, bon docteur. Dites-le moi, entendez-vous ?
— Majesté, je vous obéis. Je suis terriblement navré. Baudouin, votre fils, a une dangereuse forme… de lèpre.

La reine ouvre la bouche et ne peut prononcer un mot. Elle … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

 

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  1. En bon roi, il a admirablement défendu son peuple ! D’après le récit sur Renaud de Châtillon, celui-ci n’a rien à voir avec le roi Baudouin IV. Et pour Salâh Al Dîn, il y a deux versions totalement différentes. Dieu seul sait.

    Quoiqu’il en soit pour les populations musulmanes, ainsi que les chefs Arabes. Ils se devaient ,par leur confession de foi, de respecter ce traité de paix signé à Jérusalem par Omar Ibn Khattab (que Dieu l’agrée) Compagnon du Prophète Mohammed (pbsl) et 2ème Calif de l’Islam : “Du serviteur de Dieu et commandeur des croyants, Omar. Les habitants de la ville de Jérusalem sont assurés de la sécurité de leur vie et de leurs biens. Leurs églises et croix seront préservées. Leurs lieux de cultes resteront intacts. Ils ne pourront être confisqués ou détruits. Ce traité s’applique à tous les habitants de la cité. Les gens seront tout à fait libre de suivre leur religion, ils ne devront subir aucune gêne ou trouble…” Le patriarche orthodoxe de Jérusalem publia le 01 janvier 1953 une copie de l’original du manuscrit de la librairie d’Alfanar (dans un des districts administrés par Istanbul) de ce qui serait “L’assurance de Omar” (Bibliothèque du Patriarcat de Jérusalem, Document numéro 552), voir également : Al-tabari, op.cit, 2ème partie page 449.

    Ainsi que, toujours à Jérusalem avec Omar ibn Khattab : Il visita la plus grande église de la ville. Il s’y trouvait justement lorsque vînt l’heure de la prière de l’après midi. “Tu peux faire ta prière dans l’église”, dit l’évêque. “Non”, dit Omar. “Si je fais cela, il pourrait arriver un jour que les musulmans prennent cette excuse pour s’emparer de votre église.” Ainsi il préféra faire sa prière sur les marches de l’église. De plus, il donna un écrit à l’évêque, qui stipulait que les marches ne devaient pas être utilisées pour la prière en commun ni pour l’appel à la prière.

  2. Magnifique histoire sur un personnage hors du commun : très bel exemple de courage et de magnanimité que nous laisse Baudoin IV.

  3. Quelle histoire ! Quelle leçon de vie ! Merci d’avoir fait revivre pour nous cette histoire magnifique. A lire et à relire, et surtout à ne jamais oublier !
    Merci encore !

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