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La Découverte de la grotte préhistorique racontée aux enfants

Découverte de la grotte de Lascaux raconté aux enfants

Un jour, des amis partaient avec en tête l'idée de trouver un trésor. La légende qui circulait parmi les gens du village voulait que le seigneur de Lascaux ait caché ses richesses dans le souterrain du château traversant la colline.

Découverte de la grotte de Lascaux raconté aux enfants

Cette histoire commence comme un roman d’aventures, mais c’est une histoire vraie. Elle s’est passée en 1940, quand vos grands-parents étaient encore, je suppose, des bébés au berceau ou même pas nés.

Une innocente ballade entre amis allait finir par changer beaucoup de choses.

Ce dimanche de septembre, six garçons, presque des hommes, s’étaient promenés sur les collines, dans les châtaigneraies, au travers les prairies grasses parsemées de fleurs. Ils avaient flâné agréablement, cherchant, comme tant d’autres garçons avant eux, la mystérieuse entrée du souterrain au trésor. L’heure s’avançant, ils s’en retournaient au village, discutant gaiement et jetant machinalement des cailloux sur le côté ou mâchouillant un brin d'herbe.

Un chien aux longs poils roux, tournant autour d’eux, jappait après les papillons, reniflant

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Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Le tournoi de Rennes conte pour enfantsLe tournoi de Rennes conte pour enfants

En 1337, au temps des chevaliers, le neveu du roi de France épousa la nièce du duc de Bretagne à  Rennes. Les Bretons furent  fiers de voir leur petite princesse se marier à un personnage si important. Pour fêter cet événement, un grand tournoi fut organisé à Rennes sur la place du Marché. Tous les chevaliers des environs arrivèrent à cheval pour y participer.

Bertrand du Guesclin était l’un de ces jeunes chevaliers bretons. C'était un garçon un peu étrange, un garçon pas comme les autres.

Plein d'espoir, il voulait essayer lui aussi de gagner le tournoi pour prouver à tout le monde qu’il était courageux. Le jour du tournoi, il quitta le château de ses parents alors que le soleil n’était pas encore levé. Galopant toute la matinée pour rejoindre Rennes, il en aperçoit bientôt les remparts. Le cœur battant, il franchit le pont-levis et entra dans la ville. La fête est au rendez-vous, car des drapeaux colorés volent aux fenêtres et une foule nombreuse se promène dans les rues. Bertrand s’aperçu rapidement que beaucoup de gens se retournaient en le voyant pour rire ou se moquer de lui :

– Tiens ! Voilà l’gardien de cochons qui va faire la guerre !
– Hé, m’sieur l’chevalier, vous vous êtes trompé d’cheval : vous avez pris celui de vot’paysan !

 Même s’il était le fils d’un chevalier breton, Bertrand ressemblait plus à un paysan qu'à un noble cavalier avec ses vêtements pauvres et son cheval de ferme. Mais, il ne répondi pas à ces méchantes remarques. Il avait l’habitude qu’on se moque de lui et qu’on ne l’aime pas.

Ses parents ne le trouvaient pas très beau et ils éprouvaient de la honte à cause de son comportement. En effet, Bertrand préfère se bagarrer avec des mauvais garçons plutôt que d’aller à l’école, ce qui n’est pas digne d'un fils de seigneur.
Aujourd’hui, voulant revenir dans les bonnes grâces de sa famille, il doit être fort. "J'ai le courage d’un chevalier" pense t-il. "Je suis capable de gagner le tournoi."

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Bertrand arrivait à présent sur la place du Marché où devaient avoir lieu les combats. Il arrêta son cheval ouvrant de grands yeux, tellement il fut soudainement ébloui. De belles dames très élégantes sont assises sur une estrade décorée de magnifiques tissus. Au pied de l’estrade, se tient une troupe de chevaliers. Bertrand reconnaît son père parmi eux. Il admire les riches blasons des chevaliers, leurs chevaux et leurs armures qui brillent sous le soleil. Face à eux, il se sent soudain pauvre et grotesque.

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Les chevaux de trait sont taillés pour les travaux de la ferme. Bien que puissants, ils ne peuvent rivaliser avec l'endurance, la discipline et l'agilité des chevaux racés

– Comment mon cheval de ferme pourra-t-il galoper aussi vite que ces beaux chevaux ? Et je n’arriverai pas à me battre avec mon armure qui est vieille et lourde !

    Bertrand réalise que cela ne sert à rien de faire le tournoi avec un équipement aussi pauvre que le sien. Il réussira juste à se ridiculiser et son père aura honte de lui encore une fois. Triste et déçu, Bertrand fait demi-tour. Mais avant de rentrer chez lui, il décide d’aller se reposer un peu chez un de ses oncles qui habite Rennes. Le voyage à cheval jusqu’à chez lui est en effet long et fatiguant. En arrivant chez son oncle, il est surpris de rencontrer un de ses cousins. Celui-ci voit bien que Bertrand a du chagrin.

– Eh bien, Bertrand, qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as l’air bien malheureux. Pourquoi n’es-tu pas en train de participer au tournoi ? J’y vais justement. Viens avec moi : nous allons tous les battre !

La tête baissée, Bertrand lui explique pourquoi il ne peut pas participer au tournoi : son père lui a donné une armure beaucoup trop lourde. Et son cheval est plus  fait pour labourer les champs que pour galoper.

– Cher cousin, continue Bertrand en se mettant à genoux devant lui, aide-moi s’il te plaît. Je voulais montrer à mon père que j’étais un vrai chevalier, courageux et brave. Il pense que je suis un garnement. Aide-moi à lui prouver que je ne suis pas un bon à rien, je t’en prie.

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Le cousin de Bertrand est ému devant le chagrin de celui-ci. Il l’aide à se relever et lui dit :

– Ne t’en fais pas ! Moi je sais que tu es un brave garçon, même si tu passes ton temps à te bagarrer avec les fils de paysans. Je veux t’aider Bertrand. Alors, prends mon armure, ma lance et mon cheval, et va combattre à ma place.

Ravi, Bertrand se met debout et embrasse son généreux cousin pour le remercier. Grâce à lui, il va pouvoir participer au tournoi !

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Sur la place du Marché, les trompes et les cors retentissent pour annoncer le début du tournoi. Les premiers combattants s’élancent au galop face à face, en tenant fermement leur lance sous le bras. Les armes se percutent avec force et certaines se brisent même sous la violence du choc.

Le visage caché sous son heaume, Bertrand admire le spectacle et attend. Bientôt, son tour arrive et, sûr de lui, il éperonne son cheval. D’un seul coup de lance, il fait tomber à terre son adversaire. La foule l’applaudit et les cors sonnent. Très vite, un deuxième combattant arrive pour l’affronter. Fièrement dressé sur ses étriers, Bertrand fait face. Le choc est très violent et il réussit à arracher le heaume de son rival qui doit renoncer au combat. Ainsi, les combats se succèdent pour Bertrand. Il les gagne tous. La foule l’applaudit et se demande qui il est.

– Qui est ce mystérieux inconnu qui réussit à vaincre tous ses adversaires ?
– C’est sûrement un chevalier de sang noble !

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Du Guesclin est devenu l'un des meilleurs chevaliers qu'ait connu le Royaume de France. Un exemple de courage et de noblesse

Caché par la visière de son heaume, Bertrand n’a aucune envie de dire qu’il est le garçon bagarreur dont tout le monde se moque. Un chevalier se place déjà face à lui, prêt à se battre. Concentré, Bertrand s’élance. Le choc risque d’être terrible, car les deux combattants galopent l’un vers l’autre à grande vitesse … Mais d’un seul coup, Bertrand tire sur les rênes de son cheval et fait demi-tour. Que se passe-t-il ? Pourquoi refuse-t-il de se battre ? Le public est furieux et pense qu’il a peur. Personne n’a deviné que Bertrand a reconnu au dernier moment le chevalier. Il s’agissait de Robert du Guesclin, son père. Et même si son père ne l’aime pas beaucoup, Bertrand le respecte et ne veut pas se battre contre lui.

Cependant, Bertrand n’a pas le temps de réfléchir plus longtemps. En effet, un nouvel adversaire galope vers lui rapidement. Surpris, le garçon n’a pas le temps de se protéger et son heaume est arraché. Tout d’abord, le public se tait, car tout le monde est déçu de voir que le courageux inconnu a perdu. Puis, peu à peu, les gens le reconnaissent :

– Regardez, c’est Bertrand, le fils aîné du seigneur du Guesclin !
– Oui, c’est le bagarreur si laid dont tout le monde se moque !

Peu à peu, la foule comprend pourquoi Bertrand a refusé le duel précédent. Il ne voulait pas combattre contre son père. Quel garçon respectueux et valeureux ! Les spectateurs et tous les chevaliers l’applaudissent : c’est lui le vainqueur du tournoi ! Sous les bravos, Robert du Guesclin s’approche de son fils et le prend dans ses bras pour la première fois de sa vie.

– Bertrand, je me suis trompé sur toi. En fait, tu es le plus vaillant et le plus fort de tous les chevaliers bretons qui sont ici. Je suis fier de toi, mon fils.

Même si Bertrand a gagné le tournoi et est le héros du jour, sa plus grande récompense est de voir la fierté qui brille dans les yeux de son père. Pour lui, c’est la plus belle des récompenses.

 

Le tournoi de Rennes conte pour enfants

Dominique Savio piemont

St Dominique Savio raconté aux enfants

St Dominique Savio raconté aux enfants

Ce soir, je vais te raconter l’histoire d’un petit garçon qui s’appelait Domenico, Dominique en français.

Je ne t'ai pas encore raconté d'histoire de ce genre. C'est une histoire toute simple. Mais elle est vraie et concerne un enfant comme il y en a eu beaucoup, qu'on a appelés saints. Qu'est-ce que les saints ? De curieux personnages qui ont aim&é Dieu plus qu'eux-mêmes. Tous différents. Il y a un livre qui s'appelle "2000 jeunes saints, jeunes témoins" et dans lequel on découvre qu'il y a eu de très nombreux enfants saints mais aussi qu'il n'y en n'a pas eu deux pareils. A Rome, en Grèce, en Russie, en France, chez les Indiens ou dans le Grand nord canadien, au Japon ou en Chine, il y en a eu partout. Il y en a encore, d'ailleurs ! On en trouve de tous les caractères, dans toutes les sortes de familles, en tous pays, à toutes époques, de toutes les manières d'être face à la vie, face au mauvais sort, face au malheur ou au bonheur.

Aujourd'hui, il n'est pas vraiment permis d'en parler parce que ces enfants étaient chrétiens et qu'on est gêné de parler du christianisme. On préfère le foot ou la nourriture, on préfère même les disputes et les discussions plutôt que se demander qui nous sommes et pour quoi nous sommes faits. C'était déjà ainsi au temps des Hébreux, on n'aimait pas trop ces gens exceptionnels qui suppliaient les autres d'arrêter de perdre leur temps et les invitaient à connaître Dieu. Les gens et surtout les enfants qui savent ce qui est vraiment important sont rarement écoutés par les autres.

Dominique est né en Italie, un beau jour de printemps, il y a de cela plus de cent cinquante ans. C’était en 1842.

Son papa, Charles Savio, est forgeron. Il fabrique des outils et des pièces en métal. Sa maman, Brigitte, est couturière.

Monsieur et Madame Savio sont des gens croyants et même pieux : ils s’efforcent d'être de bons chrétiens. Le petit Dominique sera baptisé le soir même de sa naissance.

Ainsi, leur fils chéri grandit dans ce petit village du Piémont. La famille compte dix enfants.

A la tombée de la nuit, quand son papa revient à la maison, le petit garçon court vers lui. Charles, son père, lui apprend à lire et à écrire. Dominique est un enfant simple, très doux, qui ne se révolte jamais et qui ne se met pas en colère, il ouvre de grands yeux, écoute, observe. Sa maman, elle, lui apprend à prier, à ouvrir son cœur à Dieu. Elle lui lit les Évangiles qui racontent l’histoire de Jésus-Christ et celle de ses premiers disciples.

Tous les matins,  son garçon l’accompagne à la messe. L'abbé de leur paroisse, qui se nomme Don Zucca, est émerveillé devant le recueillement de Dominique.

– Madame Savio, lui dit-il un jour, Dominique est très jeune, il n’a que cinq ans, mais quand je le vois prier, je sais qu’il est proche de Dieu. Voudrait-il devenir enfant de chœur ?

Dominique servirait ainsi son Église, apportant la chasuble à monsieur l'Abbé avant l'office ou passant un petit coup de balai dans la sacristie.

La  maman, fière et émue, accepte la proposition et confie quelques heures par semaines son jeune fils aux bons soins du saint prêtre.
C’est une grande joie pour Dominique.

L’année suivante, à sept ans, il reçoit, sa Première communion, le jour de Pâques. Quel bonheur pour lui que de recevoir Jésus !

Ce jour-là, il décide deux choses : « Jésus et Marie seront mes amis pour toujours. Je préfèrerais mourir plutôt que de commettre un péché. »

Bientôt, cette belle résolution est mise à l’épreuve. C’est l’été, et comme tous les étés en Italie, il fait très chaud. Les enfants du village vont se baigner dans l’étang. Pourtant, se baigner là est interdit. En effet, cet étang est réservé aux bêtes: les troupeaux de brebis et de chèvres ont besoin de cette réserve d'eau.

– Allez, viens, Dominique !
– Non, répond-t-il, c’est interdit.
– Voyons, viens, personne ne le saura ! l’appellent encore les enfants.

Dominique a tellement chaud, lui aussi… Que va-t-il faire ?

– Non, refuse fermement Dominique. Je ne ferai pas ce qui est défendu.

Dominique est intègre, cela veut dire qu'il fait ce qu'il sait être juste.  Il fait ce qui est bon. Et il sait, notre jeune ami, qu'il est bon que les animaux puissent boire quand il fait très chaud.

Par conséquent, au lieu d'aller se baigner là où il ne le peut pas, il se rafraichit autrement : son ruisseau préféré à l'ombre des grands chênes lui apportera un bienfait innocent. Dominique ne veut pas avoir à rougir de ses bêtises. Il fait au mieux pour se montrer sage. Ce n'est pas facile mais tout son cœur désire être ainsi et cela, il sait que Dieu le voit.

Le temps passe. Dominique grandit. Son esprit se développe du même élan son corps gracile.

– Papa, maman ! demande-t-il à ses parents, j'aime lire, écrire et compter. Papa m'apprend beaucoup de chose mais j'aimerais aller quelques temps à l'école.

Le père n'est pas sûr que ce soit une heureuse perspective :

– Mon pauvre enfant, tu veux aller à l'école ? Eh ! bien, vas-y mais, j'espère juste que tu n'y souffriras pas trop.
– Je pourrais peut-être aller à Castelnuovo, propose Dominique.
– Mon enfant, lui dit doucement sa maman, c’est à quatre kilomètres d’ici. Il te faudra faire ce trajet quatre fois par jour... cela fait seize kilomètres, te rends-tu bien compte ?
– Ce n’est pas grave maman, insiste Dominique. J’en suis capable, je suis décidé.
– Soit, accepte le père. Nous irons parler au maître d'école.

Dès lors, qu'il vente ou qu'il pleuve, Dominique faisait tout les jours des heures pour aller à l’école du village.

 

Savio-raconté-l-histoire-du-soir

La région d'enfance de Dominique, le Piémont, est très vallonnée et couverte de vignes

– N’es-tu pas inquiet, Dominique, de faire ce trajet tout seul ? lui demande-t-on. Il faut dire que les routes ne sont pas totalement sûres à l'époque et qu'on y croise parfois des gredins.

– Je ne suis pas seul, répondait le garçon, je suis avec Jésus.

Son espérance est si grande.

A l’école aussi, il s’appliqua à imiter Jésus en toutes choses.

Un jour, alors que le maître avait de dos tourné, quelques un de ces camarades mirent un seau de neige et de pierres dans le poêle chauffant la classe. La neige fondit et le sol de la classe fût inondé.

– Qui a fait cela ? gronda le maître, fâché.
– C’est Dominique, répondent en chœur les mauvais garnements.

Bien sûr, c’est faux. Mais Dominique ne dit rien. Il se laisse punir.

Le lendemain, le maître apprend les noms des vrais coupables. Il dit à Dominique de venir près de lui puis l'interrogea:

– Pourquoi n’as-tu rien dit lorsque je t’ai accusé ?
– Je ne voulais pas que ceux qui ont fait cela soient renvoyés de l’école. Et puis, ajouta-t-il, enflammé, Jésus aussi a été accusé à tort. Je suis heureux de cette occasion de me rapprocher de lui.

Plus tard, au cours sa douzième année, Dominique rencontra un prêtre extraordinaire. Il s’appelait Don Bosco. Abbé de Turin, Don Bosco avait fondé une école pour les enfants pauvres, le Valdocco.

Le maître d’école de Dominique connaissait bien cet homme. Il lui parla alors de son brillant élève. Si Dominique pouvait étudier dans son école, quelle chance se serait pour lui ! Il organisa une rencontre. Le jeune garçon fut intimidé mais il parla sans crainte.

– Que veux-tu faire lorsque tu seras grand ? demanda Don Bosco à Dominique.
– Je veux être prêtre, répondit Dominique.
– C’est bien, mon garçon, dit Don Bosco. Mais il te faudra travailler, tu sais !
– Je n’ai pas peur du travail, affirma Dominique.
– Eh ! bien, voyons cela, dit Don Bosco en tendant un livre au jeune garçon. Lis ce passage et reviens me voir quand tu penses le connaître par cœur. Pendant ce temps, je vais parler à tes parents.

Mais après seulement quelques minutes, Dominique revint et récita la page sans se tromper. Don Bosco fut étonné par sa mémoire extraordinaire. C’était décidé: il emmènerait Dominique à Turin.

Dans cette école, avec les autres garçons, Dominique étudia, pria et joua avec entrain. Tous les soirs, Don Bosco parlait de Dieu.

– Veux-tu devenir saint, comme le demande l'apôtre Paul ? Par la grâce du Seigneur, dit don Bosco, tu en as l'étoffe !
– Oui, je le désire vivement et je souhaite que cette étoffe devienne un bel habit pour le Seigneur, répond Dominique; mais il me faut pour cela un bon tailleur. Acceptez-vous de le devenir pour moi ?

Don Bosco comprit qu'il avait affaire à un garçon décidé, qui brûlait de Foi.

Savio raconté, l'histoire du soir

– Dieu vous appelle tous à être saints, enseignait Don Bosco aux enfants.

C'est pourquoi Dominique est émerveillé.

– Aidez-moi à devenir saint, s'il vous plaît, padre.

– Sois joyeux, prie, étudie et fais du bien aux autres. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup.

Dominique suivit ces conseils.

Il voulait que tous ses amis vivent en paix. Il se plaçait entre les garçons qui en arrivaient aux mains et recevait des coups à leur place, mais il trouvait cela juste car il voulait la paix. La guerre entre enfants lui faisait tellement mal au cœur ! Il essayait de réconcilier ceux qui étaient fâchés, même les garçons plus âgés que lui. Il se disait ainsi qu'en éteignant la guerre chez les enfants, il empêcherait de grandes guerres d'adultes.

– Giovanni, et toi, Marco, cessez de vous battre, pour l’amour de Dieu !

Mais les deux garçons étaient très en colère. Ils voulaient se battre à coup de pierres.

– Pousse-toi, Dominique, va-t-en ! je veux lui donner une bonne leçon !
– Non ! dit Dominique qui s'interpose. Je ne m’en irai pas. Si vous voulez lancer des pierres, jetez-les sur moi.

Suite à cette parole, pleine de calme et de courage, les deux garçons renoncèrent à la bagarre et se réconcilièrent quelques jours plus tard.

Dominique était attentif aux autres. S'il fallait aider un de ses camarades, il était là. Dans la cour de récréation, il veillait à ce qu’aucun enfant ne soit laissé de côté.

– Enrico, viens donc jouer avec nous ! Tiens ! hop ! attrape ce ballon !

Savio raconté-l-histoire-du-soir

l'histoire du soir: St Dominique

Une fois, par un jour de grand froid, il donna ses gants à un enfant qui avait les mains glacées.

A l’école, il aidait ceux qui ne comprenaient pas bien les devoirs. Il rangeait le réfectoire après le dîner, balayant les miettes tombées au sol.

Ainsi plein de compassion et d'ardeur, Dominique voulait devenir un Saint…

Avec quelques amis, il fonda « la Compagnie de Marie Immaculée », pour s’entraider à prier, à grandir dans la Foi. Lorsque certains garçons faisaient de mauvaises actions, il s’efforçait de les aider en priant pour eux,  les invitant à jouer avec lui. Il voulait toucher leur cœur en leur offrant son amitié.

Néanmoins, Dominique n’avait pas une bonne santé. En mars 1857, a presque quinze ans, il tomba gravement malade. Ses parents vinrent le chercher pour le soigner à la maison.

La séparation fut douloureuse.

Savio raconté

– Adieu, cher Don Bosco, et vous, tous mes amis. Priez pour moi comme je prierai pour vous !

Comme il était triste de quitter ses amis. Les reverrait-il un jour ?

Il retrouva tout de même avec joie sa famille, ses parents, ses sœurs et son petit frère. Le bon air de la campagne lui fit du bien et sa maman se dévouait pour le soigner de son mieux. Malgré tout, la maladie s'aggrava et son état s'effondra brutalement.

Le 9 mars, Dominique ferma pour toujours ces yeux magnifiques qu'il avait, entouré de ceux qui l'aimait.

Cent ans après ses humbles aventures, Dominique fût reconnu saint. Il fut canonisé en 1954 et a été proclamé patron des "Pueri Cantores", des petits chanteurs et des jeunes délinquants parce qu'il aidait ses camarades à retrouver le chemin de l'Évangile.

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St Dominique Savio raconté aux enfants

Au temps du Paradis conte pour enfants

Au temps du Paradis conte pour enfants

Chers petits amis,

Je suis le Prince du Palais du Royaume des Lettres. C'est ici que je suis né et c'est ici que je vis. C'est un endroit merveilleux où je ne m'ennuie jamais, tant il y a de choses à découvrir. Surtout ne m'imaginez pas avec une longue barbe blanche et ne me prêtez pas deux cents ans ; je suis jeune et d'ailleurs, je rajeunis à chaque jour qui passe !

Je me trouve en ce moment, dans la grande bibliothèque du palais, confortablement installé. Tout autour de moi, reposent, sur des étagères qui vont jusqu'au plafond, des milliers de livres de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Et savez-vous pour qui sont tous ces livres ? Pour vous, chers petits et pour tous les enfants du monde entier, car je vous invite  aujourd’hui dans mon Royaume, pour vous raconter les passionnantes histoires qu'ils renferment.

J'ai choisi de  vous raconter la toute première histoire du monde, celle sans laquelle on ne pourrait en raconter aucune autre. Je la raconte à ma manière. J'aime à penser que c'est ainsi que tout a commencé. Ouvrez grand vos oreilles et écoutez l'histoire des premiers temps du paradis.

Au temps du Paradis conte pour enfants histoire du soir

«Il y a très, très longtemps, en quelque mystérieux endroit de la Terre, deux belles fleurs discutaient. Elles s'épanouissaient dans un merveilleux jardin appelé Eden, d'où s'exhalaient les plus agréables parfums. Une brise les berçait tendrement.

L'une était rose, dressée droite sur sa tige solide, et ses pétales s'enroulaient en corolle. L'autre était blanche immaculée, penchée vers la lumière et ouvrait des pétales si grands qu'on voyait ses étamines.

Les deux fleurs étaient nées la veille, sur une simple parole de Dieu et elles s'étaient aussitôt liées d'amitié.

Quatre fleuves arrosaient ce jardin parfait, s'écoulant vers le nord, le sud, l'est et l'ouest. Ils donnaient à ce lieu un caractère de fécond enchantement.

Ce jour là, le cinquième de cette mémorable semaine où étaient apparus le jour et la nuit, le ciel et la mer, la terre et les plantes, le soleil et la lune, il s'était passé quelque chose.

– Regarde, regarde, là haut sur la plus haute branche de ce bel arbre ! Ne vois-tu rien s'agiter ? disait la fleur blanche à son amie.
– Si, je vois bien des choses étranges, toutes différentes, qui volent, sautillent et portent un magnifique costume de plumes multicolores  !

Des chants variés, d'une beauté encore inconnue à nos deux amies, s'élevaient dans l'air ; les premiers chants d'oiseaux. Tous louaient Dieu dans une joie débordante.

L'un des oiseaux qui voletaient là se posa auprès de nos amies et leur dit ces mots, avec grâce :

– Bonjour, Mesdemoiselles, que vous fleurez bon ! Qui êtes-vous ?
– Nous ne le savons pas ! Et vous ?
– Je ne sais pas non plus. Mais qu'il fait bon vivre !  j'ai vu la mer et quantité de poissons qui sautaient de joie. Où suis-je ?
– Au Paradis, répondit la fleur blanche et sais-tu ce qui se passe ? Le soir, après la brise, un astre brillant dont j'ignore le nom - quelque chose qui ressemble à rien d'autre ! - s'allume dans le ciel et répand une clarté étrange, puissante en pleine journée, et douce le soir.
– Tu oublies les milliers de points lumineux qui se sont allumés avec la nuit et que nous avons admirés si longtemps cette nuit, ajouta la fleur rose.
– Mes amies, fit l'oiseau, puis-je… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

Au temps du Paradis conte pour enfants

L'armoire conte pour enfants Atelier-ebeniste-74-1-

L’armoire conte pour enfants

L'armoire conte pour enfants. Un rayon de soleil filtrait à travers les vitres de l’atelier, faisant danser la poussière de bois comme de minuscules nuages s'enroulant sur eux-mêmes.

L’homme s’installa devant une grande planche de chêne, disposée sur son établi.

Aujourd’hui, c’était une armoire qui allait naître entre ses mains, destinée à sa fille Marie pour son mariage. Il sourit en secouant la sciure de son sarrau de grosse toile. Il revoyait sa petite fille se glissant dans son atelier, le regardant travailler après l’école. Avec son sourire malicieux, ses boucles blondes parsemées de copeaux, c’était comme un rayon de soleil. Parfois, naturellement, elle avait farfouillé ici ou là, mais elle ne s'était jamais fait de mal. Et aujourd’hui, voilà qu’elle allait se marier. Son fiancé, Paul, était le forgeron du village, un bon garçon, honnête et travailleur.

« Allons, se dit l'ébéniste, remettons-nous au travail, la noce est pour bientôt et je veux que cette armoire soit la plus belle que l’on ait vue au village ! »

Mais il eut une hésitation. Il voulait contempler un peu et caresser ce bois bien sec et sain, net et sans nœud. Car ce n'est pas le tout d'avoir des planches: encore faut-il qu'elles soient sans nœud, bien droites, ni qu'elles aillent se tordre ni se fêler après cinq ans. Ces planches de chêne étaient aussi belles que possible. Une belle livraison de la scierie, où l'on trouvait encore des gens compétents et sérieux. Dame ! du bois de menuisier ou d'ébéniste, ce n'est pas du bois pour faire de la pâte à papier !

Et comment ces belles planches-là en étaient venues là ? Elles avaient été tirées d'arbres coupés en Russie, à… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

 

Sur la route de Compostelle – Partie 2, conte pour enfant

Jacques et Mariette suivaient leur route. Ils marchaient toujours.

Rocamadour

Ils arrivèrent ainsi à Rocamadour.

La basilique leur apparut au loin sur le flanc de la falaise escarpée. Les cloches carillonnaient gaiement et leur chant pur s’élevait dans le ciel vibrant de lumière, portant leur message de paix. Après avoir prié dans l’église, ils redescendirent et s'installèrent à l'auberge.

– Brave aubergiste, demanda Jacques, nous sommes des pèlerins de Compostelle. Pourriez-vous nous offrir la table et le couvert (c'est-à-dire de quoi manger et un abri pour la nuit) ?
– Avez-vous de quoi payer ? demanda l’homme, les sourcils froncés.
– Non. Mais je peux travailler en échange.

L’aubergiste les regarda un moment puis, rassuré par leur mine honnête, leur proposa:

– Eh ! bien, vous pourriez couper du bois et le rentrer pour l’hiver… Quant à votre dame, elle pourrait donner un coup de main en cuisine, ma femme ne serait pas contre un peu d’aide et de compagnie !
– C’est d’accord ! accepta Jacques et ils se serrèrent vigoureusement la main.

Après le rude travail de l’après-midi, le repas du soir fut réconfortant. Jacques et Mariette s’assirent près du foyer pour manger leur écuelle de soupe aux pois, un morceau de tourte au poisson et croquer les pommes du verger.

– L’aubergiste est un brave homme, dit Jacques. Il accueille les pèlerins, et ils sont nombreux, ceux qui viennent à Rocamadour !
– Oui, il les accueille, mais il craint les voleurs, dit Mariette. Sa femme me l’a raconté quand nous cuisinions.
– Il y a toujours des mauvaises gens, hélas, soupira Jacques en promenant son regard sur une bande turbulente attablée non loin d’eux. D’ailleurs… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

route de Compostelle

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle – Partie 1

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle

Il était une fois un couple de paysans, de braves gens, honnêtes et travailleurs. Jacques labourait la terre avec le plaisir d'un homme qui aimait la terre. On devinait sa patience et sa générosité à la lueur de ses yeux d'un marron pétillant et à son sourire qui soulevait aux deux coins sa vaste barbe. Sa femme, Mariette, un tablier noué sur sa robe de laine, un fichu bien propre sur les cheveux châtains, chantait souvent sa bonne humeur. Elle s’occupait de leur chèvre et des poules, pétrissait le pain et cultivait quelques légumes proprement alignés.

Dans leur village, on les aimait beaucoup. C'était de cette sorte de gens à qui on ne donne pas de médailles, dont on ne dit pas qu'ils sont des héros, et qui pourtant font beaucoup de bien. Sans s'en vanter, sans bruit, de la manière la plus simple du monde. Quoi qu'ils aient beaucoup à faire, et sans même toujours le vouloir, par le seul fait de vivre comme ils le faisaient avec justice, joie et simplicité, ils donnaient un exemple. Oh ! ça n'a l'air de rien, mais ce genre d'exemple a beaucoup de force dans une société où tout le monde se connaît. Quand quelqu'un apporte de la joie dans un groupe, cela change tout. Eh ! bien, il en va de même pour la générosité ou le bon sens. Ils rendaient service à chaque fois que l'occasion se présentait, ils apaisaient des familles en dispute en conseillant mari et femme, ils réconciliaient des parents fâchés, ils s'occupaient des enfants mal aimés, ils ne laissaient jamais passer les pauvres du chemin sans leur donner quelque chose, ils donnaient des adresses aux ouvriers sans travail, ils prêtaient main-forte aux patrons menacés de tout perdre, et de même aidaient-ils les voyageur sans toit, les femmes enceintes dont le mari était loin, les gens ayant besoin de parler, et ainsi de suite, car il y a toujours des tas de choses, des milliers de choses à faire pour arranger la vie. Et ce, avec un simple mot ou même sans rien dire. Comprenez-vous ? Il n'y avait pas de quoi raconter des exploits, ils n'étaient pas célèbres, c'était leur manière de vivre en se rendant utiles. De bonnes personnes qui changent les choses sans qu'on s'en rende compte. De braves gens qui priaient Dieu chaque jour.

Ajoutons qu'ils avaient tout pour être heureux. Tout ? Pas tout à fait. Il leur manquait… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

 

 

Le magasin de jouets histoire pour les petits

Le magasin de jouets histoire pour les petits 

– Presse-toi Paul, crie Claudine au coin de la rue. Il fait froid !
– Attends, ils ont mis de nouveaux jouets ! Laisse-moi, Claudine ! je te rejoindrai.
– Non, tu sais bien que Maman ne veut pas que tu traînes. Vite, nous allons être en retard et sœur Marie-Joséphine va encore nous gronder !

Le magasin de jouets histoire pour les petits

Mais Paul n’a que faire des ordres de sa grande sœur, ni du vent glacial qui lui cingle les oreilles. Il n’entend rien. Le nez collé à la vitre et debout sur la pointe des pieds, il détaille chaque nouveauté du magasin de jouets : un train à vapeur, une paire de patins à roulettes flambant neufs, une voiture de course à friction, un bilboquet, un ballon de foot en cuir, des osselets… Le garçonnet de 6 ans écarquille les yeux devant tant de merveilles.

Noël est dans moins d’un mois. Tous les soirs, il s’endort en rêvant de cette vitrine et, en allant à l’école, il accourt chaque matin pour l’admirer… au grand dam de sa sœur aînée qui, du haut de ses 10 ans, s’énerve devant ces enfantillages.

La revoilà justement qui surgit à ses côtés et lui tire le bras.

– Je le dirai à maman. C’est la même comédie chaque matin. Et elle te punira… Elle ne te donnera pas les étrennes de ta marraine et de ton parrain.

Le magasin de jouets histoire pour les petits

Traditionnellement, les étrennes sont un cadeau offert à Noël ou au Nouvel An. Il s'agit souvent d'argent de poche

Les étrennes : ce mot fait son effet sur Paul qui aussitôt se détache de la devanture et suit sa sœur docilement… non sans jeter des regards derrière lui.

Les étrennes : un moment qu’il attend tout particulièrement cette année car, grâce à cet argent offert pour Noël, il pourra s’acheter le jouet de ses rêves. Mais lequel ? C’est… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Histoire pour enfants Egypte antique – Héria, Partie II

Egypte racontée aux enfants - Héria- Partie II

Le bateau vogue sur le large fleuve du Nil, poussé par le vent du nord. Mikêt et Héria sont installées à l’avant sur des coussins.

– Regarde, ma petite fille, le fleuve généreux. Si les cultures peuvent pousser, si tu vois les champs verdoyants, c’est bien grâce à lui. Chaque année, lors de la crue, il déborde de son lit et pendant plusieurs semaines, inonde les terres. Tout est recouvert du limon, cette terre légère si riche. Sur ce sol fertile, lorsque le fleuve rentre dans son lit, les hommes peuvent semer les graines qui poussent facilement, malgré le soleil brûlant. Après les labours et les semailles, vient le temps des moissons. Les hommes coupent les épis de blé, qui sont battus et vannés pour récupérer le bon grain. Puis la récolte est comptée et rentrée dans les greniers.
– Sans le Nil et le travail de ses paysans, l’Egypte ne serait rien ! ajouta le capitaine Obed qui écoutait la conversation. Tiens, petite, veux-tu cette grenade bien mûre ? Ou préfères-tu ce melon ? cela te rafraichira.

Héria accepte le fruit avec plaisir, remerciant vivement le capitaine.

– Dans mon village, raconte-t-elle, nous élevons des chèvres et des moutons. Je les emmène souvent paître dans les prés.
– Tout au nord du royaume, dans le delta du Nil, là où le fleuve rejoint la mer, ce ne sont que des vastes marécages, dit le marin qui a beaucoup voyagé. On y capture les oies et les canards sauvages !

Obed interrompt soudain son récit, se lève et crie vers les marins :

– Ohé, attention, les gars ! Ralentissez !

Histoire pour enfant - Héria

Alertée par le cri du capitaine, Héria se penche par-dessus bord. Elle voit des hippopotames qui leur barrent la route.

– S’ils ne se poussent pas, nous allons devoir attendre ici, sous le soleil, se plaint un marin.
– Attends avant de râler ! répond le capitaine. Regarde ce qui approche…

Du bord du fleuve, un grand crocodile vient de glisser dans l’eau verte. Les hippopotames, peu enclins à lui disputer le passage, se regroupent rapidement près de l’autre rive et le bateau peut terminer son voyage sans encombre.

Arrivées au palais, Mikêt et Héria sont conduites auprès de la reine. Elle git, immobile, sur son lit. En les entendant arriver, Néfertari ouvre les yeux et dit d’une voix presque inaudible :

– Vous êtes là… merci. Je m’en remets à vous. Les potions données par le médecin du palais ne m’ont pas guérie, vous êtes mon dernier espoir.
– Que vous a-t-il prescrit ? demanda la guérisseuse.
– Ceci, répondit une servante en lui tendant un pot de terre.

Histoire pour enfant - Héria

Les Égyptiens maîtrisaient déjà le verre et la céramique. Ils étaient de talentueux artisans.

Mikêt saisit le pot, flaire la préparation, trempe le doigt dedans.

– Ce sont des graines de pavot. Je ne suis pas étonnée que vous vous sentiez toute endormie, ô reine ! C’est un somnifère très puissant. Le médecin est un âne !

La vieille femme pose sa main sur le front de la reine : il est brûlant. Elle palpe délicatement son estomac. La reine gémit de douleur.

– Je pense que vous  avez une infection, peut-être avez-vous mangé de la nourriture mal préparée.
– C’est possible… souffle la reine. Dans les villages, on me propose souvent des fruits et des gâteaux.
– Je vais vous préparer une décoction d’écorce de saule, contre la fièvre ; ainsi qu’une purée d’ail mêlée à quelques autres ingrédients, qui purifiera votre estomac. Ensuite, jeûne complet, vous ne mangerez rien, jusqu'à nouvel ordre, à part une tisane au miel. Et plus de pavot !

Héria sort du panier de sa grand-mère l’écorce de saule séchée, la brise en petits fragments et la met à bouillir dans l’eau chaude d'un brasero. Pendant que la tisane se réchauffe, elle écrase des gousses d’ail dans un mortier en pierre, ce qui lui fait pleurer les yeux, naturellement. Mais ce n'est pas grave. Si elle veut être médecin un jour, elle ne doit pas s'arrêter à ces petits tracas du métier. Elle  ajoute de l’huile d’olive et l’apporte enfin à la reine.

– Pouah, quelle odeur ! s’exclama Néfertari… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. .

Mikêt sourit :

– Oui, c’est fort, mais c’est aussi extrêmement efficace pour tuer les mauvais microbes.Lire davantage

Histoire pour enfants Egypte antique Egypte, Assouan, temple de Philae

Histoire pour enfants Egypte antique – Héria, Partie I

Histoire pour enfants Egypte antique

Héria s’était levée tôt, ce matin-là. Elle avait quitté son village alors que le soleil commençait à peine à s’élever au-dessus des montagnes, réveillant la vallée du Nil et la ville de Thèbes. De l’autre côté du fleuve majestueux, les temples sortaient doucement de la pénombre. Dans les collines silencieuses se dissimulaient les tombeaux des pharaons et des reines du temps passé.

Malgré sa marche rapide, Héria frissonnait, car l’air était frais en ce matin de janvier. Et puis, elle allait au-devant d’une épreuve. Son rêve allait-il enfin pouvoir se réaliser ? Car la jeune fille portait dans son cœur un grand désir : devenir médecin, soigner ceux qui souffrent. Déjà, elle avait appris avec sa grand-mère, la vénérable Mikêt, les secrets des plantes qui guérissent. Aujourd’hui, elle voulait étudier à l’école de médecine, au temple de Karnak. Mais elles étaient bien rares, les femmes qui étaient admises à étudier dans ce lieu. Comment Nebka, le grand-prêtre, allait-il accueillir sa demande ?

Héria arrivait, un peu essoufflée, devant l’entrée monumentale du temple. Elle leva les yeux vers les statues gigantesques du pharaon Ramsès II, que les sculpteurs venaient juste d’achever. Ces colosses semblaient contempler l’obélisque qui se dressait au centre de la cour, ornée de hiéroglyphes, l'écriture égyptienne. Son sommet recouvert d’électrum

étincelait au soleil. La jeune fille passa sous le portique, secouant la poussière du chemin de sa tunique neuve en lin blanc. Il lui fallait faire bonne impression. Ses cheveux noirs, soigneusement nattés, encadrait son visage à la peau dorée.

Un scribe passait par là d’un air affairé. Héria l’interpella d’une voix douce mais assurée.

– S’il vous plaît, je voudrais voir le grand-prêtre.
– Le grand-prêtre ? fit le scribe. Tu… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. n’y penses pas, il ne va pas recevoir tous les paysans qui se présentent ici, même s'il les respecte beaucoup.
– Mais c’est très important, insista la villageoise.
– A cette heure-ci, il célèbre le culte de Râ, le dieu-soleil, ça aussi, c’est important. Tu n’as aucune chance, dit-il encore en s’éloignant.

Histoire pour enfants Egypte antique

Les Scribes sont les érudits de l’Égypte Antique. Ils sont des lettrés qui aident Pharaon à diriger le Royaume.

Héria soupira et puis reprit courage. Non, elle n’allait pas se laisser rebuter ainsi ! Puisque personne ne l’arrêtait, elle entra dans le sanctuaire. Sur le seuil de l’hypogée, elle s’arrêta, bouche bée.

Hypogée Histoire pour enfants Egypte antique

Une hypogée, accès vers un lieu souterrain

Cette salle immense était une forêt de colonnes, toutes sculptées et décorées de couleurs vives. Le plafond, à peine visible dans l’obscurité de la salle, était peint d’étoiles dorées.

– Petite, que fais-tu là ? demanda soudain une voix grave.

Héria sursauta et se retourna. C’était bien lui, Nebka, le grand-prêtre, un des personnages les plus importants du royaume après Pharaon. Son front plissé et son crâne rasé lui donnaient un air sévère, mais une belle lumière dans son regard annonçait un homme juste. Vite, la jeune fille retrouva ses esprits. Prenant une grande inspiration, elle lui demanda d’un ton rapide :

Nebka

– Je veux devenir médecin. S’il vous plaît, permettez-moi d’étudier à la Maison de Vie.
– Tu veux devenir médecin… répéta le prêtre d’un ton songeur. Tu as de l’ambition, jeune fille. Ce sont des études longues et difficiles. Ne serais-tu pas plus heureuse chez toi, à tisser la laine ou à t’occuper de ta maison ?
– Non, ce n’est pas de ce bonheur tranquille que je souhaite. Je veux apprendre à soigner les blessés, réconforter les malades. Je ne suis pas ignorante, vous savez. J’ai appris à cueillir les herbes et je lis même quelques hiéroglyphes. Mon frère est à l’école de scribe, c’est lui qui m’a appris.
– Qui es-tu ? demanda Nebka, et qui est ton père ?
– Je suis Héria, fille de Khany. Mon père cultive dix arpents de terre. Nos champs sont fertiles et bien entretenus, s’exclama fièrement la jeune fille, mon père est un homme respecté.
– Eh ! bien, Héria, fille de Khany, tu m’as l’air d’être décidée ! Mais tu ferais mieux de renoncer. Ce que tu sais te servira à soigner les gens de ton village, les ouvriers de ton père et de ton mari, plus tard. Tu feras du bien autour de toi. Mais médecin…. Allons, rentre chez toi.

Histoire pour enfant Egypte antique

Histoire pour enfant Egypte antique

Nebka s’éloigna d’un pas pressé. Déjà, des prêtres accouraient vers lui, attendant ses ordres pour la journée. La cour du temple s’emplissait d’une foule nombreuse. Des ouvriers portant leurs outils s’interpellaient gaiement. Les paysans, guidant leurs charrettes traînées par des bœufs, apportaient leurs offrandes au temple : des jarres de bière, des pièces de laine ou de lin tissées, des poteries de toutes tailles, les premiers légumes de leurs récoltes.

Passant au milieu de ce joyeux vacarme sans y prêter attention, Héria ressortit du temple. Elle était désolée. Traînant les pieds dans la poussière du chemin, elle reprit le chemin du village. Elle traversa les champs sans leur accorder un regard. D’ordinaire, elle aimait à contempler ce paysage calme, le sol brun fertilisé par l’inondation, où perçaient déjà les premières pousses vertes du blé et de l’orge. La récolte serait bonne cette année, si les insectes ne la dévoraient pas. Elle croisa un âne qui trottinait, portant du fourrage. L’homme qui le menait l’apostropha joyeusement. Perdue dans sa tristesse, elle ne l’entendit même pas.

Le Nil - Histoire pour enfants Egypte antique

Ombres et lumières des rives en Egypte antique

Elle parvint au village. Ce matin, comme tous les matins, les garçons riaient aux éclats en se renvoyant adroitement une balle en tissu. Les fillettes, accroupies devant le seuil des maisons blanchies à la chaux, jouaient avec leurs poupées. Les femmes préparaient des galettes d’orge pour le repas ou filaient la laine. Les hommes étaient aux champs, réparant les canaux, arrachant les mauvaises herbes, ou redressant les bornes renversées par l’inondation.

Héria se réfugia chez Mikêt, sa grand-mère. Sa maison sentait bon les herbes séchées. Sur un brasero fumait de l’encens, qui purifiait l’air et chassait les insectes. Des lentilles mijotaient dans la marmite. C’était une odeur familière, apaisante. Voyant le visage bouleversé de sa petite-fille, Mikêt se leva de son tabouret et la serra dans ses bras.

– Oh ! grand-mère, il a refusé ! pleura amèrement Héria.

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