Category Archives for "Histoire du soir pour 5ans et moins"

Perdus! histoire pour enfants

L’automne est arrivé et la forêt s’est parée de mille couleurs. En cette fin d’après-midi ensoleillée, toute la famille se promène pour ramasser châtaignes et champignons. Le tapis de feuilles mortes craque sous les pas. Le sous-bois sent bon la mousse et le bois mouillé. Les enfants s’amusent à appuyer avec leurs chaussures sur les bogues épineuses pour faire jaillir les châtaignes brunes et brillantes. C’est à celui qui en aura le plus :

– Vite, j’ai trouvé un champignon !
– C’est un bolet ou un cèpe ?
– Un panier s’il vous plaît : j’ai plein de châtaignes !

Les inséparables Gaël et Corentine ne sont pas en reste et s’activent. Ces deux cousins ont 7 ans et, même s’ils sont les plus jeunes, ils ne sont pas les moins efficaces. Leur panier est de plus en plus lourd.

– Regarde Corentine, fait Gaël les yeux brillants, nous avons rempli presque la moitié du panier.
– Oui, et il faut qu’on arrive jusqu’en haut !
– Suis-moi, lui chuchote le petit blondinet. Je vais te montrer un coin là-haut où il y a des tonnes de châtaignes.

Un peu hésitante, Corentine ne sait que faire. Les adultes leur ont bien dit qu’il ne fallait pas s’éloigner.

– Gaël, tente-t-elle de protester.

Mais son cousin a déjà filé derrière… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Au temps de la préhistoire – Partie II, histoire pour enfant

Préhistoire - Histoire pour enfant, Partie II

Touk et Boga sont tombés dans un piège, ils n’arrivent pas à en sortir. Qui viendra à leur secours ? Des guerriers s'approchent, un homme se penche au-dessus de la fosse où ils sont tombés.

– Touk ! Boga ! mais que faites-vous ici ?

C’est le chef Faro ! ils sont sauvés !

Les hommes descendent une longue branche dans la fosse. Boga s’accroche solidement et il est hissé hors du piège. Puis, c’est le tour de Touk. Les garçons s’avancent devant les hommes, confus, la tête basse.  Faro dit de sa voix sévère.

ours– Vous avez encore préféré vos jeux et votre amusement au travail qui vous a été demandé. Que vouliez-vous faire aussi loin du campement ? N’avez-vous pas entendu hier mon avertissement : les ours se réveillent de leur sommeil d’hiver et ils sont dangereux !
– Nous voulions voir un mammouth, dit Boga d’une petite voix timide.
– Un mammouth ! répond Faro. Vous saviez bien pourtant qu’il y en a très peu. Il vous est défendu de vous éloigner.

Les garçons ne répondent rien, ils savent bien qu’ils ont fait une grosse bêtise.

– Vous auriez pu mourir, seuls dans ce trou ! reprend le chef. Je pense que vous avez été assez punis par la peur. Mais demain, vous devrez travailler deux fois plus, pour compenser ce que vous n’avez pas fait aujourd’hui.

Ils se mettent en marche. Touk les suit en boîtant, clopin-clopant, mais il souffre trop. Un homme le porte sur son dos. Quelle humiliation pour le garçon, d'être porté comme un enfant !

Le retour leur paraît interminable, mais voici au loin le campement.

Miti s’avance, très inquiète.

– Enfin vous voilà ! Que s’est-il passé ? Et ton pied, Touk, tu t’es fait mal ?

Faro prend la parole :

– Ils ont désobéi et mis leur vie en danger, simplement pour s’amuser. Leur a-t-on commandé d'y aller ? L'enfant obéit à ceux qui l'élèvent, comme l'Homme obéit à mère nature qui le conduit. Ils devront racheter leur faute… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

Au temps de la préhistoire – Partie I, histoire pour enfant

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire

Cette histoire commence il y a fort longtemps, au temps des premiers hommes qui aient jamais habité sur la Terre, au temps de la Préhistoire. Si nous pouvions y être transportés, comme le monde nous paraîtrait étrange ! Pas de maisons en pierre, pas de magasins, pas de voitures, pas de téléphones ni d’ordinateurs, pas de rue, rien de ce qu'on voit dans nos villes ou nos villages, en fait.

Tu reconnaîtrais certains animaux, les rhinocéros, les rennes, les ours, les chevaux, les lièvres ou des oiseaux, mais d’autres te paraîtraient bien différents : des aurochs (qui ressemblent un peu à nos taureaux), des bisons et même des mammouths, ces éléphants couverts d’un épais pelage laineux.

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L'auroch

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Chasseurs et mammouth

La nature était partout, des forêts sombres et touffues, des vastes plaines parsemées de rochers entre lesquels scintillaient des ruisseaux argentés ou des fleuves tumultueux, des montagnes couronnées de neige et percées de grottes au creux desquelles se cachaient les animaux.

C’était le royaume du silence. Du moins, le silence des hommes, car la nature, elle, chantait de tous côtés. Le jour, on entendait le pépiement des oiseaux, les cris des animaux se mettant en chasse, les froissements de cigales ou de crickets, et la nuit le chant des grillons, des oiseaux de nuit, des renards et de toutes les bêtes qui vivent éveillées la nuit ; et de jour comme de nuit, le doux murmure des sources, le vent qui siffle dans les arbres, la pluie qui crépite, l'orage ou le ressac de la mer. Parfois même, on percevait au loin l'effrayant grondement d'un volcan. A la fin de l'hiver, le spectacle le plus saisissant, auquel les hommes allaient parfois se rendre, c'était la débâcle: la glace des rivière se rompait et se bousculait de loin en loin dans le lit du cours d'eau, en faisant un vacarme assourdissant, jusqu'au bout des vallées où elle s'empilait et se fracassait entre les passes rocheuses, à moins qu'elle disparaisse en mer. Il fallait faire attention parce que des morceaux de glace étaient souvent projetés en l'air et allaient frapper les rives. Parfois même, c'était les hommes eux-mêmes qui provoquaient ce grand événement en brisant la glace le plus haut possible dans la rivière, en amont de la montagne, car ils ont besoin de retrouver les poissons, l'une de leur nourriture préférée. Et puis, il y avait les grandes marées où la mer semble un monstre en furie. Les hommes connaissaient très bien la nature, en ce temps-là.

On aurait pu marcher pendant des journées entières sans rencontrer un seul homme, car ils étaient peu nombreux, ces hommes préhistoriques. Tiens ! Mais justement, ne dirait-on pas là-bas deux petits d’homme ? Approchons-nous un peu…

– Descends, Boga ! s’exclame Touk, un jeune garçon trépignant au pied d’un arbre. C’est à mon tour maintenant
– Oh ! répondit Boga, perché en haut de l’arbre, attends un peu ! D’ailleurs, c’était mon idée. Je veux absolument voir un mammouth !
– Une autre fois, le soleil se couche, il faut rentrer.

Les deux garçons prennent le chemin du campement, escaladant avec agilité les souches, sautant allègrement les ruisseaux. Ils sont vêtus d’une tunique en peau de bête et portent des bottes de peaux.

erectus-cuisson-alimentLorsqu’ils arrivent au camp, chacun s’active. Les chasseurs ont tué un renne : le repas sera bon pour la tribu ! A l’aide de pierres tranchantes, les hommes dépècent des quartiers de viande et les enfilent sur des bâtons, pour les faire cuire au dessus du feu. Les femmes raniment les braises. Miti, la maman de Touk, les interpelle :

– Touk ! Boga ! vous deviez rapporter du bois, qu’avez-vous fait ?
– Oh ! maman, proteste Touk. Je suis presque un homme, je veux apprendre à chasser.  Ramasser du bois, c’est un travail pour les filles.
– Tu te trompes Touk, dit une voix grave derrière lui.

C’est Faro, le chef du clan, un chasseur habile et prudent, un chef sage et juste. Tous l’écoutent et le respectent. Le chef reprend :

– Ramasser du bois est facile, mais c’est une tâche très importante. Sans feu, comment faire cuire la viande ? Comment nous réchauffer ?  Et pense à ces veillées qui nous rassemblent le soir. Le clan ne pourrait pas vivre, sans le feu. Alors, va, mon garçon !

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire

Histoire pour enfant Au temps de la préhistoire Peinture rupestre

La tribu se régale de la viande de renne grillée, d’œufs cuits dans la braise, de racines et de baies. La nuit est tombée, tous se rassemblent autour du feu. Un vieil homme sort une flûte taillée dans un os de bison et commence à jouer. C’est une mélodie simple mais envoûtante. Tous se mettent à chanter, frappant dans leurs mains en rythme. Puis, le silence se fait. On entend un rugissement, des cris d’animaux. Un oiseau de nuit vole lourdement près du feu puis s’éloigne. D’une petite voix, Boga demande timidement :

– Faro, raconte-nous encore la chasse au mammouth…

Le chef sourit, il sait que cette histoire fait rêver les garçons. Et de sa voix grave, il commence.

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« C’était il y a de nombreuses saisons, 251 lunes exactement. J’étais jeune alors et, comme vous, je rêvais d’aventure. Je voulais que tous voient mon courage et ma valeur ! C’était lors d’un hiver très froid, le clan avait faim. La terre était gelée, nous ne pouvions pas déterrer des racines. Les petits animaux, lièvres ou lézards, se cachaient dans leurs terriers. Je suis parti un matin. J’avais fixé une pierre tranchante sur un bâton, je voulais tuer un buffle. Pendant de nombreuses heures, j’ai marché, droit devant moi. J’avais faim, mais je ne voulais pas rentrer les mains vides, sans rien rapporter. Soudain, je l’ai vu, là… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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Tsar dans la prairie, conte pour enfants (suite)

Jean aime Tsar, son cheval, mais il pense que son père va le vendre. Furieux, il ne veut plus voir ses parents (début de l'histoire était ici dans le message de démarrage - vérifier vos spams et suivre ses recommandations).

Toute la matinée, Jean se cache dans le grenier de l’étable, son coin préféré où personne ne vient jamais le déranger. De là, on peut observer les souris qui se promènent sur les poutres, le chat qui leur court après, et de temps en temps, la vieille chouette qui doit avoir cent ans et qui dort toute la journée, sous le faîtage du toit, tout en haut. Et puis, on voit la prairie, d’un beau vert, un vert qui a toujours été là, doux et beau, soyeux, comme un tapis merveilleux. C’est là que Jean aimerait faire du cheval, aussitôt que ce sera possible. Et puis au milieu passe la route. Cette route par où est venu le marchand de chevaux. Jean se met à pleurer. Tsar… c’est fini, il va le perdre. Il va falloir aller lui dire. Il va falloir aller lui faire des adieux. Jean a l’impression qu’il n’y arrivera jamais. Il pleure encore, désespéré. Il est plus triste que jamais. La paille sent bon et il s’endort, épuisé par l’émotion.

« Jean ! »

C’est maman qui appelle. Jean se réveille. Il doit être midi. Il se lève et s’époussette pour se débarrasser des brindilles. Il descend du grenier à foin.

« Que t’arrive-t-il, Jean ? Qu’est ce qui ne va pas ? Mais où étais-tu passé ? » lui demande sa maman.

Jean ne répond pas. Les adultes ne le comprennent pas. Ils n’ont pas de cœur, ni maman, ni papa. Ils devraient bien savoir ce qui ne va pas. Ils vont vendre Tsar, voilà ce qu’ils vont faire.

Il vient de prendre une grande résolution.

La nuit, alors que ses parents sont endormis, Jean se lève et… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Jorinde et Joringel

Il y avait une fois, dans un sombre château, au cœur d'une forêt épaisse, une magicienne qui vivait seule. La solitude, quand on ne fait rien, peut être source de bien des tourments, à commencer par l'ennui. Puis de vilaines pensées vous tournent dans la tête. C'est ce qui se passa chez cette pauvre femme.

Durant la journée, elle se transformait en chouette, mais le soir elle reprenait sa forme humaine. La légende disait que quiconque étant garçon, approchait du château à moins de cent pas, était transformé en statue ! Le malheureux à qui ce châtiment arrivait ne pouvait plus bouger tant que la magicienne ne l'avait pas délivré au moyen d'une de ses formules magiques. La délivrance ne tardait généralement pas et le garçon pouvait s'en aller, quitte pour une frayeur.

Par contre, si c’était une jeune fille qui venait trop près du château, la vieille femme la métamorphosait en oiseau, puis l'enfermait dans une corbeille. Il en était venu de ces jeunes filles au point que l'affreuse sorcière avait sept mille corbeilles de cette sorte dans son château.

Dans le village voisin, vivait Jorinde. Elle était fiancée à Joringel, un vaillant jeune homme.

Un soir d’automne, ils allèrent se promener dans la forêt pour … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Hans le Balourd (Andersen) raconté aux enfants

Il y avait dans la campagne un vieux manoir et, dans ce manoir, habitaient un vieux seigneur et ses trois fils. Les deux fils aînés étaient très intelligents et pleins d'esprit. Le troisième des frères, le benjamin donc, n'était pas instruit et semblait un peu sot; tout le monde l'appelait Hans le Balourd.

Les deux frères aînés prétendaient demander la main de la fille du roi. Or, elle avait fait savoir dans tout le pays que sous huit jours, elle épouserait l’homme qui saurait le mieux la convaincre par de belles paroles. Les deux aînés se préparèrent donc. Même s’ils n’avaient qu’une semaine pour étudier, ils étaient déjà très savants : l'un savait par cœur tout le dictionnaire, et l'autre avait étudié tous les atlas et toutes les cartes du monde.

– J'aurai le cœur de la fille du roi, disait le premier. Elle sera séduite par mon habileté de langage, je la ferai rêver en lui racontant les plus belles histoires.
– La fille du roi m’épousera sans hésiter, rétorquait le deuxième. Ma culture géographique l’émerveillera, et je lui ferai découvrir sur ma mappemonde les pays les plus exotiques.

Leur père confia un cheval à chacun d'eux. Tous les domestiques étaient réunis dans la cour pour les voir partir, quand parut Hans le Balourd.

– Où allez-vous ainsi en grande tenue ? leur demanda-t-il.
– À la cour, gagner la main de la princesse. Tu n'as pas entendu ce que le tambour proclame dans tout le pays ?
– Non. On ne m'a rien dit.

Ses frères le mirent donc au courant.

– Parbleu, fit Hans, il faut que je tente ma chance, moi aussi.

Éclatant de rire en entendant ces naïves paroles, les deux frères partirent à cheval vers le château du roi. Sans tenir compte de leurs moqueries, Hans le Balourd alla trouver son père.

– Père, lui demanda-t-il, donne-moi un cheval s’il te plaît. Je veux moi aussi chercher à épouser la princesse… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

Le Dé conte pour enfants

Il y a fort longtemps, dans la belle ville de Nantes, vivaient deux vieilles sœurs, Cousette et Bobinette. Couturières et mercières depuis plus de soixante ans, toutes les deux taillaient, coupaient, piquaient et brodaient chaque jour de la semaine.

Dans leur atelier exigu, situé à deux pas du château et de la cathédrale, des piles de coupons et des rouleaux de tissus s’amoncelaient périlleusement jusqu’au plafond. Ils formaient des châteaux, des colonnes, des piliers instables et périlleux. Il y avait aussi des dizaines de bocaux regorgeant de boutons et de bobines qui se serraient sur une haute étagère. Des tiroirs d’une commode s’échappait un enchevêtrement inextricable de ruchers, de rubans et de galons, tous plus fins les uns que les autres. Elles seules savaient se retrouver dans ce fouillis où les soies et les taffetas chatoyants côtoyaient les draps rêches et les popelines colorées.

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Galon rucher

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Galon large

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Rubans satin

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Popeline de coton blanc

– Cousette, où as-tu rangé la pièce de lin grège achetée la semaine dernière sur le marché ? Je ne la trouve pas.
– Là-bas, dans la pile près de l’armoire, entre le velours écarlate et le coutil de soie… Non, pas sous la tarlatane ! L’autre pile, je t’ai dit… Oui, celle-ci.

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Corset en coutil

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Fauteuil de soir grège

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Velours

Mais le plus étonnant était de voir ces vieilles femmes, voutées et fripées, manier l’aiguille. Malgré leur âge très avancé, leurs doigts noueux n’avaient rien perdu de leur agilité. Leurs aiguilles comme les ciseaux virevoltaient sur leur ouvrage, entraînant fils et étoffes dans une danse folle.

produit_soieUn beau matin d’hiver, elles apprirent le décès de… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Noël noir raconté aux enfants

— Vite, v'nez vite !
Sans même frapper à la porte ou dire bonjour, Titouan déboule hors d’haleine dans la cuisine des Le Doërn en ce matin de Noël. Ses cheveux comme son ciré dégoulinent, et il ne doit pas faire chaud dehors à voir son nez rouge et ses doigts glacés. En face de lui, Gaël, vêtu de son pyjama, rêve devant son bol de chocolat fumant. Ses boucles blondes en bataille, il lève un visage encore bouffi de sommeil vers son ami :
— Ben quoi, qu’est-ce qu’il y a ?
— Vite Gaël, habille-toi ! Descends avec moi sur la plage !
— Tu as vu l’heure ? Laisse-moi manger tranquillement. On est en vacances, et en plus, c’est le jour de Noël.
— Non, ça ne peut pas attendre ! Vite, j’te dis ! C’est grave !
Sans plus d’explications, Titouan attrape son ami par le bras et le pousse vers l’escalier.
— Allez ! va t'habiller ! je t’attends.
En grommelant, Gaël monte pesamment les marches qui le mènent à l’étage. Il sait bien que cela ne sert à rien de discuter quand Titouan est dans un tel état d’excitation : il n’y a qu’à faire ce qu'il dit. Son ami, en bon Breton autoritaire, sait ce qu’il veut du haut de ses 10 ans, et lui n’a pas le courage de lui tenir tête… surtout sans petit-déjeuner dans le ventre.

imagesDans le salon, la guirlande électrique du sapin clignote dans l’obscurité. Titouan a du mal à croire que c’est le matin de Noël.
— Qu’est-ce que c’est ce raffut ?… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Surcouf raconté aux enfants

Connaissez-vous Surcouf ?

Il est devenu certainement le plus célèbre corsaire français. Il était breton, originaire de la belle ville de Saint-Malo. Il n’a que 15 ans quand il monte pour la première fois à bord d’un bateau. 5 ans plus tard, à 20 ans, il est déjà capitaine, mais il est encore bien trop pauvre pour épouser la belle Marie-Catherine dont il est amoureux. Le père de sa bien-aimée ne le trouve pas assez riche pour l’épouser.

Qu'à cela ne tienne ! voilà l'intrépide capitaine qui arme un bateau et s’embarque pour les Indes, afin d’y faire fortune. Très vite, à bord de différents bateaux, il remporte de nombreuses victoires contre les Anglais. Tous commencent à le craindre.

À cette époque, l’Angleterre et la France se font la guerre sur la mer. Avec l’accord du roi de France, des corsaires français attaquent les navires anglais. Mais attention, les corsaires ne sont pas des pirates ! Un corsaire a le droit d’attaquer les bateaux des pays ennemis, car il le fait pour son pays. Il partage ensuite son butin avec le gouvernement de son pays. Le pirate, par contre, est un bandit qui attaque les navires pour son propre compte.

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Ce matin de janvier 1796, l’agitation règne sur le pont du Cartier, commandé par Robert Surcouf qui n’a alors que 23 ans. L'homme de vigie, installé dans le hunier, en haut du mât, lance:

– Capitaine, navire à bâbord !

Quelques minutes plus tard, Surcouf monte sur la dunette où l’attend Lebail, son officier en second. Il s’empare de la longue vue que celui-ci lui tend et scrute l’horizon. Une voile s'approche en effet à grande vitesse.

– Tiens donc ! sourit le jeune capitaine, nous avons de la visite !
– Ce navire ne me dit rien de bon, grogne Lebail. Je mets ma main à couper que c’est un Anglais.

L’officier n’a pas tort, car quelques instants plus tard, la vigie crie à nouveau, pour dire :

pavillon-anglais– Pavillon anglais, capitaine !… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

La petite gymnaste conte pour enfants

Maria est une petite fille de 6 ans aux longues tresses brunes et aux grands yeux noirs. Depuis sa naissance, elle vit dans une roulotte avec ses trois frères et sœurs, car ses parents sont forains. Toute la famille travaille dans le cirque de leur oncle Marco, comme beaucoup d’autres, c'est un vrai clan.

Tôt ce matin, la troupe est arrivée dans la petite ville d’Arzon, dans le sud de la Bretagne. Il fait frais quand Maria sort de sa roulotte. Le vent du large apporte des odeurs de goémon.

–  Hum ! ça sent la mer, dit la fillette à sa maman. Regarde : il y a plein d’oiseaux !

vol-de-mouettes_0132En effet, de nombreuses mouettes tournoient au-dessus des tracteurs qui labourent les champs. Sur le chemin de terre, un couple passe dans une charrette tirée par un petit âne. La femme qui est assise à l’arrière au milieu de nombreux paniers porte une étrange coiffure en dentelle.

– Quelle drôle de chapeau ! On dirait un tuyau de poêle ! s’esclaffe la fillette.
– C’est une coiffe bretonne, lui explique sa maman qui est déjà venue dans cette région et qui connaît les coutumes des  habitants.
– Maman, on peut aller voir la mer ?
– Non, pas aujourd’hui ! Et tu sais pourquoi. Demain, peut-être.

Maria est déçue : elle aimerait beaucoup aller se promener sur la côte qui est si proche. Elle ne voit pas souvent la mer et rêve de regarder les vagues, de ramasser des coquillages… Mais en même temps, elle sait bien que sa maman a raison : le spectacle commence ce soir, donc le temps presse. Il faut installer le cirque. Sur le terrain vague, les hommes s’activent déjà à monter le chapiteau jaune et rouge, et des cris fusent çà et là pour tendre un cordage, déplier une toile ou planter des piquets. Plus loin, près des caravanes grillagées dédiées aux animaux, Maria aperçoit son ami Pierro qui, une fourche à la main… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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