Category Archives for "Histoire du soir pour 5ans et moins"

Blanche-Rose et Rose-Rouge conte pour enfants

Une veuve avait deux filles, Blanche-Rose et Rose-Rouge, prénoms qu'elle leur avait donnés à cause de deux rosiers blanc et rouge qui fleurissaient dans son jardin. Les deux fillettes grandirent sages et de très bon cœur. Toutes deux ne se quittaient jamais. Elles s’aimaient tant que leur mère disait : « Ce que l'une aura, elle le partagera avec l'autre. »

Un soir d'hiver, alors que la maman et ses deux filles devenues grandes filaient la laine au coin de la cheminée, quelqu’un frappa à la porte.

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– Toc, toc, toc.

Qui pouvait être dehors par un froid pareil et aussi tard ?

– Toc, toc, toc.
– Rose-Rouge, dit la mère, cours ouvrir la porte. Un pauvre homme a peut-être besoin d’un bol de soupe ou d’un abri… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Au feu, les pompiers ! histoire pour enfants

– Vite Gaspard, il est l’heure de partir à l’école, appelle Maman.

Gaspard enfile son gros manteau en grognant. Ce matin, il n’a vraiment pas envie d’aller à l’école. Vraiment pas. Pendant trois jours, il est resté à la maison avec une grosse bronchite. Malgré la fièvre et la toux, il s’est amusé comme un fou avec ses Playmobils pompiers et a construit une belle caserne en Kapla dans sa chambre. Par la fenêtre de l’entrée, il aperçoit de nombreux nuages dans le ciel. Visiblement, il y a du brouillard dehors. Cela ne l’amuse pas du tout de sortir par un temps pareil et de se remettre à apprendre les lettres. En plus, il va encore faire froid pendant la récréation du matin et les élèves de maternelle n’auront pas le droit de sortir : zut, il ne pourra pas jouer aux billes !

sans-aller-a-lecole– Allez Gaspard, presse-toi mon chéri. Tu vas être en retard. Prends ton écharpe surtout et couvre-toi bien.

Maman ouvre la porte de la maison… et aussitôt une forte odeur de fumée chatouille les narines du petit garçon.

– Ça sent le barbecue, maman !
– Le barbecue ? Mais personne ne fait de barbecue l’hiver, mon lapin, surtout par un froid pareil. C’est plutôt l’odeur d’un bon feu de cheminée. En route !

Gaspard et sa maman se rendent à l’école à pied, comme tous les matins. Celle-ci n’est pas très loin et le garçonnet connaît par cœur le trajet : il pourrait le faire les yeux fermés… en tenant la main de sa maman, bien sûr, surtout pour traverser la route. Cependant, aujourd’hui, tout semble bien différent. Les petites rues paraissent étranges, comme emmitouflées dans du coton. Plus ils se rapprochent de l’école, plus le brouillard s’épaissit… et plus l’odeur de fumée augmente. Maman fronce les sourcils, tousse, et Gaspard devine que quelque chose ne va pas.

– Qu’est ce qui se passe, maman ? C’est quoi tout ce brouillard et cette…… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Joliette conte pour enfants

Il était une fois un royaume où tout n’était que joie. Le roi joyeux et sa femme s’aimaient tendrement, et leur peuple vivait heureux et en paix.

Or, dans le royaume voisin qu’on appelait le Pays des larmes, tout était fort différent. Le roi qui le dirigeait avait un cœur de pierre et il ignorait la tristesse de son peuple. Plus que tout, il ne supportait pas d'entendre parler le bonheur de son voisin. Si un conseiller venait lui annoncer qu'une juste mesure avait apporté du bonheur au peuple joyeux, il se mettait en colère et envoyait en prison le conseiller qui lui avait annoncé la nouvelle.

Quand il apprit que la reine joyeuse venait de donner naissance à une ravissante petite fille et que tout le royaume de la joie était en fête, il se mit dans une terrible colère. Il jura de tuer le roi joyeux et lui déclara la guerre. Partout dans cette partie du monde, on se mit à trembler à cette nouvelle, surtout la reine du peuple joyeux.

– Sire, dit-elle à son mari, il faut nous enfuir ! Pensez à Joliette, notre petite fille !
– Ma douce amie, lui répondit le roi, je ne peux pas fuir devant l'ennemi, en abandonnant mon peuple. Que deviendrait-il si ses chefs le laissaient à la merci de la guerre ? Non, j'irai me battre avec notre petite armée.

Le roi qui, ce jour-là, avait perdu son magnifique sourire, dit tendrement adieu à la reine, monta sur destrier et partit combattre son cruel voisin.

La guerre fut longue. Tous les jours, la reine joyeuse recevait une lettre de son époux qui la rassurait et lui prouvait qu’il était toujours en vie. Mais un matin, alors qu'elle regardait par-dessus les murailles du château, elle aperçut un messager qui accourait.

– Mon brave, l'interpella-t-elle, tu sembles bien pressé. Quelles sont les nouvelles de notre armée ?
– Hélas, noble dame, allez dire à la reine que le roi joyeux est mort, dit-il tout essoufflé, la bataille est perdue, et le méchant roi arrive dans un moment avec son armée.

Catastrophe ! La pauvre reine tomba évanouie. On la porta au lit et tous ses gens, dames et valets, pleurèrent autour d’elle. Bientôt, l’armée ennemie envahit la contrée et investit le château. La reine, qui avait repris connaissance, eut juste le temps de cacher une bourse d’or sous son matelas avant que le cruel souverain ne vint la trouver.

– Madame, lui dit-il, vous voilà punie d’avoir été trop heureuse. Vous resterez désormais prisonnière de votre chambre, dans mon château, cousant, filant la laine et vous nourrissant de pain sec. Tous vos beaux habits et vos biens vous sont confisqués. Vous vivrez comme une pauvresse. Quant à votre fille qui vient de naître, elle m’épousera dans quelques années.

Le chagrin de la reine fut immense quand elle entendit ces mots. Joliette ne pouvait pas devenir l’épouse de cet affreux personnage ! Désespérée, elle se mit à prier pour qu’un miracle se produise…

Un soir qu'elle demeurait en sa chambre close dans le château du méchant roi, tandis qu'elle cousait tristement sur sa pauvre table, elle surprit du coin de l’œil une souris au sortir de son trou de plancher. Le petit animal, rond et dodu, se mit curieusement à gambader autour d’elle.

– Bonsoir ma mignonne, lui dit-elle, que viens-tu chercher ici ? Si tu veux manger, c'est raté, car je n'ai qu’un morceau de pain pour mon souper et celui de ma fille.

La souris continuait de trottiner sur le parquet. Amusée, la généreuse reine lui tendit sa part du quignon de pain.

– Après tout, prends donc ! Je n’ai rien d’autre, mais tu es si ravissante et tu fais de si jolis tours que je te le donne de bon cœur. Tu me rappelles ma vie d’avant, pleine de rires et de danses.

La souris se fit un plaisir de grignoter le morceau de pain sec, et ce avec une vitesse prodigieuse. Enfin, elle hala ce qui en restait, dès que ce fut possible, en direction de son trou. La souris avait disparu et la reine revint à son ouvrage sur la table mais qu'y trouva-t-elle ? Il y avait là un plat de poisson accompagné d’un pichet de cidre étincelant, et un broc fumant de lait de chèvre. Émerveillée d'un tel prodige, la reine dévora le plat d’un fort bon appétit, Joliette but tout le lait, et toutes deux s’endormirent rassasiées. Le méchant roi avait-il gagné un peu d'amour en son cœur ? Le mystère était complet.

Le soir suivant, la souris revint chercher son morceau de pain et le miracle se répéta. Personne n'était entré dans la cellule pour y déposer les plats, ils étaient apparus aussitôt après que la souris eut reçu son morceau de pain !Et ce prodige recommença de même chacun des soirs suivants.

La reine était rassurée, car sa fille et elle avaient de quoi manger à leur faim. Mais elles restaient toujours prisonnières…

– N’y-a-t-il pas un moyen de nous sauver ? se lamentait-t-elle souvent.

thumb_3541_default_full_imageAlors qu’elle prononçait ces paroles, elle remarqua que la petite souris jouait avec des brins de paille et un bout de laine. Cela lui donna une idée.

– Si j'avais assez de paille, se dit la reine, je ferais un panier assez grand pour y mettre ma petite fille et je tresserais une longue corde pour descendre le panier par la fenêtre. Puis, je confierais Joliette à la première personne charitable qui accepterait de s’en occuper.

Enhardie, elle se mit au travail. La paille ne lui manquait point, car la souris en apportait tous les soirs. Le panier fut bientôt fini. La reine joyeuse tressa une corde avec les restes de laine qui lui servaient à filer. Une nuit qu’elle regardait  par la fenêtre quelle longueur elle devait encore tresser, elle aperçut une vieille femme au pied du château, à bas de son donjon. Celle-ci lui dit :

– Madame, je connais votre chagrin. Si vous voulez, je vous aiderai.
– Ah ça ! Vous le savez donc ! Merci, bonne dame, lui répondit la reine du haut de sa chambre. Dans ce cas, je vous descendrai ma petite fille dans un panier sitôt que je le pourrai. Vous la nourrirez et, en échange, je vous paierai d’or.
– Je ne suis pas intéressée par l’or, répondit la vieille femme. Ce que je veux, croyez-le ou non, ce sont des souris, si possible grasses et dodues, pour mon chat. Il les aime tant ! Si vous en trouvez là-haut, tuez-les et gardez-les moi. Mon chat en aura satisfaction et votre enfant sera à l'abri.

jacopo-d-andrea-penelope joliette https://lhistoiredusoir.comLa reine fut contristée de cette proposition. La vieille femme lui demanda pourquoi elle faisait si triste mine.

– Hélas ! expliqua la reine joyeuse, tous les soirs une souris vient dans ma chambre. Elle est grasse et dodue comme vous la souhaitez. Mais elle est si gentille et elle m’a tellement aidée, que je ne peux pas lui faire de mal.

– Comment, dit la vieille femme dépitée, vous préférez donc une souris à votre fille ? C'est, madame, que vous n'êtes pas tant à plaindre et je ne vous aiderai pas. Je trouverai des souris sans vous.

Et elle s'en alla en maugréant.

Les soirs suivants, que la souris venait quérir son morceau de pain, la reine le lui donnait tristement.

Cependant, le panier et la corde furent terminés. Une nuit, après avoir longuement embrassé et serré contre elle sa chère Joliette, la reine la posa tout endormie dans le panier. Quel immense chagrin elle avait de se séparer de sa petite fille ! Mais il fallait qu’elle la sauve du méchant roi. Alors que la reine joyeuse allait descendre le panier en s’aidant de la corde, elle entendit des chicotements à côté d’elle. C’était la petite souris. Elle sautait sur le plancher et virevoltait sans qu'on puisse comprendre pourquoi. La ramassant dans le creux de la main, la reine lui demanda :

– Que veux-tu, mignonne ? Tu vois, je dois dire adieu à notre Joliette. Il n’y a pas d’autre solution.

Mais damoiselle souris ne semblait pas prêter attention à ces mots et sauta dans le panier.

– Malheureuse, lui dit la reine en l’extirpant par la queue, tu risquerais d'être prise par la vieille femme et son chat.

À ce moment-là, un autre prodige se produisit.

La souris sauta hors du panier et, tombant sur le plancher, elle se transfigura. Devant la reine se dressait maintenant une fée.

index jacopo-d-andrea-penelope joliette https://lhistoiredusoir.com– Chère reine joyeuse, dit la fée, tu as eu bon cœur avec moi. J'ai voulu éprouver ton cœur en me transformant en souris. Quand tu m’as donné ton seul morceau de pain, j’ai vu que tu étais généreuse. J’ai ensuite pris l’apparence d’une vieille femme. Là encore, tu as été bonne. J'ai connu tes malheurs et, sache-le, ils ne resteront pas plus longtemps dans ta vie. Je veux que tu t'enfuies d’ici.
– Et comment le pourrais-je, bonne fée !
– Tu feras comme je le commande, car je commande aux reines comme aux princesses. Vois ! la corde que tu as tressée avec des brins de laine, je l'ai faite solide et capable de te porter, accroche-la aux barreaux de la fenêtre. Descends ensuite avec ta fille Joliette, puisque sur mon ordre, quelqu’un vous attend en bas. Aie confiance.

Sans plus hésiter, la reine prit le panier où sa petite fille dormait, descendit avec grâce l’échelle de corde suspendue aux barreaux de sa fenêtre, et fut bientôt à bas du donjon. Un cocher l’attendait et la fit monter dans son carrosse. Mystérieusement, sans réveiller les gardes et les soldats du méchant roi, l’équipage s'éloigna du sinistre château et ramena la reine et sa fille au royaume de la joie. La maladie frappa le méchant roi avant que trois lunes aient passé. Plus tard, Joliette devint reine à son tour et le royaume du méchant roi fut donné au sien.

La Fève histoire pour enfants

– Maman, regarde : j’ai encore une dent qui va tomber !

Tout fier, Joseph ouvre une grande bouche et montre une incisive qui bouge sous la pression de sa langue rose.

– Bravo, mon Jojo ! Quel grand garçon tu fais ! Mais, vas-tu réussir à manger une part de galette des rois demain ?
– Oui ! Oui !
– Je me demande. Une dent qui bouge, ça empêche de manger.
– Bah ! non, je peux manger très bien.

Tirer les rois, Joseph ne manquerait cela pour rien au monde. Il a tellement envie d’être roi ! Surtout que, dans sa famille, celui qui a la fève est traité comme un vrai souverain durant tout le reste de la journée. Pas question de vider le lave-vaisselle ou de mettre la table : le roi ou la reine du jour se fait servir, décide de ce qu’il va manger ou à quel jeu on va jouer.

Il décide de beaucoup de choses.

Malheureusement, depuis la naissance de sa sœur Odette qui a trois ans, Joseph n’a presque plus eu la fève. Et il sait très bien pourquoi ! Il a remarqué que papa, maman ou l’un de ses grands frères se débrouille toujours pour glisser dans l’assiette de sa petite sœur LA part qui a LA fève. Même s’il n’a que 6 ans, il se rend très bien compte de la supercherie. Et il est bien décidé à en parler à sa maman. Celle-ci est justement en train de confectionner la frangipane pour la galette.

41178684-maman-avec-ses-2-ans-de-l-enfant-cuisson-tarte-de-vacances-dans-la-cuisine-pour-la-f-te-des-m-res-d– Maman ?
– Oui, mon grand.
– Il faut que je te parle...
– De quoi, mon chéri ?
– Une chose qui me fait beaucoup de peine…
– Vas-y, je t’écoute.
– C’est difficile à dire… Odette a toujours la fève, et je sais très bien pourquoi.
– Ah bon ? fait maman en essuyant ses mains sur son tablier. Pourquoi alors ?
– Ben, je vois bien que vous vous débrouillez toujours pour qu’elle ait la bonne part.
– C’est normal, mon chéri ! Nous avons fait… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

La grande marée histoire pour enfants

Ce matin, une grande agitation règne à KerJob, chez Grand-Papa et Grand-Maman. Les adultes, comme les enfants, sont très occupés à réunir tout le matériel de pêche éparpillé dans la grande maison aux volets bleus.

equipement-peche-de-base– Est-ce que quelqu’un a pris mon épuisette ?
– Maman, je ne trouve plus mes bottes !
– Qui sait où ont été rangés les crochets à crabes ?

Cette agitation s’explique par un seul mot : grande marée ! En effet, durant les derniers jours du mois d’août, la mer a l’habitude de se retirer très loin à marée basse, plus que d’habitude. Certains endroits de la côte sont exceptionnellement découverts. Les grandes marées font la joie des pêcheurs à pied qui ramassent alors beaucoup plus de crabes, de coques, de crevettes, etc. Aujourd’hui, c’est le premier jour de la grande marée dans cette belle région de Bretagne Sud, et il n’est pas question pour toute la famille de rater un événement pareil. Certains cousins sont même venus passer spécialement la journée à KerJob pour cette occasion. Seule Grand-Maman restera à la maison pour garder les plus jeunes.

Une fois tout le monde équipé de bottes, seaux, épuisettes et crochets, la petite troupe se met en route. Pipe à la bouche, grand-papa ouvre la marche, avec son traditionnel panier de pêche vert passé en bandoulière. La plage est à 5 minutes à pied, mais, aujourd’hui, elle semble deux fois plus grande aux enfants.

– Grand-Papa, regardez : la plage est immense ce matin ! s’émerveille Gwendal.
– Oui mon grand, tu as raison. Nous ne la voyons pas souvent ainsi. Regarde, la mer est descendue plus loin que la bouée cardinale. Tu vas pouvoir la voir enfin de près… et peut-être même monter dessus !
– Waouh ! exulte le petit garçon dont le visage criblé de taches de rousseur s’éclaire d’un large sourire.
– Tu vois Gwendal, continue Grand-Papa, cette partie de la plage… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

Un voyage mouvementé histoire pour les petits

Un voyage mouvementé histoire pour les petits

Aujourd’hui est un grand jour : Pierre et sa petite sœur Jeanne prennent le train pour la première fois. Le parrain du petit garçon vit en Provence, dans le Sud de la France, et a proposé aux deux enfants de passer leurs vacances chez lui. Malheureusement, ni Maman ni Papa ne pouvaient se libérer de leur travail durant les congés scolaires, et ils ont accepté avec reconnaissance cette gentille invitation.

Mais quelle inquiétude ! Papa est en voyage d'affaire à l'étranger, et Maman ne peut s'absenter pour accompagner elle-même  ses deux petits. Elle se voit obligée de les laisser entreprendre seuls le long trajet vers la Provence, le sud de la France ensoleillé.

Levés très tôt, Pierre et Jeanne ont encore les yeux tout ensommeillés lorsqu'ils arrivent à la gare. Ils serrent bien fort la main de leur mère, car s'ils sont enchantés de partir en vacances, ils regrettent de s'en aller sans elle. Jeanne cache même quelques larmes dans la douce fourrure de son doudou. Elle a décidé qu'elle se montrerait courageuse pour ne pas inquiéter plus encore Maman.

Arrivée un peu en avance, la petite famille s'engage sur le quai, à la recherche du wagon dont le numéro est indiqué sur les billets. Les enfants se serrent un peu plus encore contre leur mère car autour d'eux règne une grande agitation. De tous côtés on s’embrasse, on s’exclame, on se dépêche, on court même pour être sûr de monter dans le train à temps !

quai- Voici votre wagon les enfants, suivez-moi ! s'écrie soudain Maman d'un ton joyeux. Bien sûr, elle se force à paraître enjouée car son cœur maternel redoute de laisser ses petits partir seuls.

Une fois à bord du train, elle installe Pierre et Jeanne à leur place et, se redressant, cherche du regard un visage bienveillant. Non loin de la rangée où sont assis les enfants, une vieille dame à l'air avenant, la peau ridée comme une pomme oubliée dans une coupe à fruits, se cale confortablement dans son fauteuil et sort des aiguilles à tricoter de son sac de voyage.

- S'il vous plaît, Madame, demande poliment Maman en s'approchant… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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L’Île au trésor histoire pour enfants

« Debout, Jim! » lance sa maman depuis la cuisine. « Il faut nettoyer l'auberge. »

« Encore et toujours nettoyer l'auberge » marmonne Jim en glissant hors du lit.

Il descend à la cuisine, où sa mère Rose l'accueille d'un baiser sur le front. « Déjeune rapidement, fiston. Tu dois préparer la chambre d'invité, car nous avons un client. »

Jim soupire. « J'allais jouer aux pirates avec les amis du village » maugrée-t-il.

Sa maman rit doucement. « Ce sera pour une autre fois. Allez, mange ton gruau, et au travail ! »

Jim avale son repas et court chercher les draps propres sur la corde à linge dans la cour.

Il s'arrête net à la porte. Un homme lui bloque le chemin. Il porte un long manteau sombre à large collet, un chapeau cornu et une barbe épaisse. « Un pirate ! » pense Jim.

« Ouste, chenapan! » grommelle l'homme avant de se mettre à tousser. Il a un œil abîmé, presque blanc.

Treasure island L'Île au trésor

C'est le client attendu de l'auberge. Jim propose son mouchoir propre à l'invité. L'homme le saisit et se mouche bruyamment. « Bernard le Borgne te remercie, matelot, » lui dit-il.

En changeant les draps dans la chambre, Jim observe les quelques biens de l'homme : une grosse malle et un petit coffre orné de ferrures. « Un trésor de pirate », murmure le garçon.

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« Qu'as-tu dit ? » tonne soudain une grosse voix derrière lui depuis le chambranle de la porte. Jim se tourne pour voir l'invité le regarder avec suspicion et, il faut le dire, comme avec une menace dans les yeux. « Hors de ma chambre ! » lui ordonne-t-il. « Ce n'est pas un petit marin d'eau douce comme toi qui va me ravir... mon trésor. » Il a dit ces mots presque en les murmurant. Finalement, l'étranger chasse Jim de la chambre et verrouille la porte de sa chambre derrière lui.

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Le lendemain, l'inquiétant étranger ne descend pas pour le petit déjeuner.

« Jim, va cogner doucement à sa porte » lui demande sa mère.

trou_serrureJim monte et cogne à la porte, mais pas de réponse. Il regarde par le trou de la serrure. L'homme n'est pas étendu dans son lit, mais sur le sol.

Il descend à la cuisine. « Maman, le monsieur semble aller mal ! »… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

« Cours chercher le docteur. »

Le médecin du village accourt, monte à l'étage et doit forcer la porte de la chambre pour entrer, mais il est trop tard pour aider Bernard le Borgne. « La pneumonie l'a emporté » dit gravement le docteur. « Je vais demander aux hommes du village de l'enterrer au cimetière. » Il couvre l'homme d'un drap. « Il faut annoncer son décès à sa famille. Rose, vous devrez trouver dans ses affaires de quoi savoir où envoyer les lettres.
- Je vais devoir fouiller les affaires d'un mort ? se dit la pauvre maman.
- Si vous avez une autre idée... »

Quand les hommes sont partis en emportant le mort, Jim et sa mère forcent les serrures de la malle et du petit coffre. Ils ne trouvent aucune lettre de proches de l'homme mort. Mais le petit coffre contient un objet : une carte.

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« Maman, on dirait... une carte au trésor. »

Rose rit et prend la carte pour l'observer de plus près. Mais à présent, elle fronce les sourcils.
- Jim... Je crois que tu as raison. Va aux quais pour la montrer à Anna.
- Ton amie ?
- Oui, elle saura te le dire.

Jim court jusqu'aux quais du village. Il demande à quelques matelots où trouver Anna. L'un d'eux pointe du doigt le haut du mât d'un navire amarré. Perchée dans le cordage à dix mètres de haut, la fameuse Anna est dans la mâture et vérifie des nœuds.

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« Anna ! » crie Jim, moulinant des bras pour attirer son attention. Anna lève la tête, lui fait signe, puis descend du beaupré aussi habilement qu'une acrobate.
- Bonjour, Jim. Quoi de neuf ?
- Un client de l'auberge est mort la nuit dernière.
- Pauvre gars, dit Anna.
- Mais regarde ce qu'on a trouvé dans ses affaires.
Et Jim déplie la carte.Lire davantage

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Les bêtises d’Angélique et Arthur histoire pour enfants

Angélique et Arthur sont des enfants très énergiques. Ils ont une forme du tonnerre ! Ce sont les rois de la farce et même, dit leur père, les rois des bêtises. En fait, les bêtises, c'est leur royaume. Ce sont des sortes de spécialistes. Il n'y a rien dans la maison qu'il n'aient remué, secoué, retourné, ébréché, fendu, gribouillé, renversé, vidé, abîmé, cassé ou perdu.

Tenez, un jour, ils ont mis du sucre dans l'eau des pâtes; les nouilles étaient plutôt immangeables. Ça les a beaucoup amusés de surveiller la tête de Papa et Maman qui étaient en pleine discussion et qui ne se sont rendus compte de rien avant un petit moment. Les enfants ont éclaté de rire quand Papa a fini une phrase en disant : "En tous cas, je n'ai qu'une envie, c'est de partir en vacances... Dis donc, tu ne trouves pas qu'elles ont un drôle de goût, ces pâtes ?"

Une autre fois, ils ont dépareillé toutes les paires de chaussettes de Papa et toutes les paires de bas de Maman.

Mais ce n'était pas d'assez grosses bêtises pour Arthur et Angélique.

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Ils se sont dit que les disques CD de Papa et Maman feraient de très bons patins à glace. Ils ont sorti les petits disques de leurs boîtes et ils ont glissé dessus. Ils s'en sont servis pour traverser le salon et la cuisine de long en large. La moitié de la collection y est passée, entièrement rayée. Quand maman est revenue des courses, elle a mis ses deux mains sur la bouche et s'est écriée: "Angélique ! Arthur !"
- On aime bien le patin à glace, maman ! On pourrait aller en faire à la patinoire ?

Un autre jour… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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Hita et le petit singe histoire pour enfants

An-impressive-image-from-the-Fort-of-Jodhpur-over-the-city-in-Jodhpur Hita et le petit singe

Jodhpur

      Le soir touche à sa fin dans la ville indienne de Jodhpur. Le soleil couchant teinte de violet les murs de la cité. Elle est connue dans le Rajasthan et même dans toute l’Inde pour ses maisons peintes.

Tailleur indien Hita et le petit singe

Un tailleur indien

La nuit tombe. Dans la boutique, le tailleur Anil pleure en silence devant sa lampe.

Il pensait transformer bientôt sa vie et celle de sa fille Hita. Ah ! sa fille, la merveille des merveilles, la prunelle de ses yeux, qu’il élève seul depuis le décès de son épouse. Il aime cette enfant, avec sa peau couleur de pain d’épices, ses yeux langoureux bordés de longs cils effilés. Lorsqu’il la regarde, il voit en elle l’image de sa maman qu’il aimait tant.

Maharajah Hita et le petit singe

Un Mahârâjah

Pour elle, il s’était lancé dans un grand défi : remporter la récompense promise par le Mahârâjah de Jodhpur. Radjulari, la fille du Mahârâjah, va se marier mais ne trouve aucune robe digne d’elle. Son père a promis d’offrir la plus grosse émeraude de son trésor à celui qui confectionnerait la robe la plus somptueuse jamais vue dans toute la région.

Anil aimerait cette émeraude, car elle assurerait un avenir à sa fille Hita. Il a donc tenté de relever le défi, il a vendu tout ce qu’il possédait pour acheter la soie la plus colorée et la plus douce, les fils les plus brillants et les plus solides, les perles les plus étincelantes pour broder les tissus multicolores.

Pendant des jours, il a cousu, brodé, faufilé, surfilé. Il a enfilé des milliers de points, des milliers de perles. Il a assemblé des pièces d’étoffe. Et sous ses doigts est apparue peu à peu, jour après jour, la plus belle robe qu’il ait jamais créée.

Il travaillait devant son échoppe ouverte, sous l’auvent relevé, et les femmes de son quartier s’arrêtaient chaque matin pour admirer son ouvrage et rêvaient d’être un jour vêtues d’aussi beaux atours.

Mais ce soir, dans son atelier, Anil pleure : il y a quelques instants, il s’est assoupi pendant son travail, trop près de la lampe. Sa robe, la si belle robe, s’est enflammée. Lorsque l’odeur a réveillé Anil, il s’est précipité pour éteindre le début de flamme, mais le mal était fait : la robe était brûlée, ses belles couleurs étaient ternies par la fumée, les perles tachées par la suie. Son ouvrage n’était même plus digne d’un serviteur.

« J’ai tout dépensé pour cette robe, pense-t-il, jusqu’à ma dernière roupie. Maintenant, j’ai tout perdu. Je voulais protéger ma fille et je n’ai plus rien. Nous n’étions pas riches mais désormais, nous sommes ruinés ».

Et dans son atelier, à la pâle lueur de la lampe, Anil s’effondre en pleurs dans… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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Saku et Kaya, les couleurs de la banquise, histoire pour enfants

Il existe, au-delà des murs de ta chambre et des rebords de ton lit, d'incroyables pays.

Bien plus loin que de l'autre côté des grands océans, l'un de ces pays mystérieux et sauvage est tout blanc. Oui, oui, je t’assure tout blanc. D’ailleurs, regarde bien toi-même l'image…

Tu es là au milieu de la neige, bien au chaud dans ton épais manteau. Le vent glisse le long de tes joues rougies par le froid. Tu regardes les yeux presque fermés, et que vois-tu ? Tout le paysage est d’un blanc éclatant, immaculé ! Ce blanc étincelant fait de tous côtés rebondir la lumière du soleil en mille petites étoiles brillantes. C’est vraiment un spectacle fascinant, comme une crème chantilly constellée de paillettes. Devant toi, sur le côté, derrière, partout enfin, le paysage s’étire en blanc.

Intrigué, tu regardes alors la terre sous tes pieds pour vérifier. Est-elle blanche elle aussi ? Mais oui, elle aussi : blanche comme un nuage glacé. Ce n’est pas de la terre, mais de la glace. Aussi blanche que tes petites dents lorsque ton sourire dit bonjour au jour présent.

Seul, le ciel, au-dessus de toi, brille d'un beau bleu pur et infini. C’est apaisant un ciel tout propre. C’est comme une grande mer azur qui semble tenir en l’air toute seule, une grande mer bleue flottante. Il est vraiment incroyable, ce lieu inconnu. Voudrais-tu savoir quel est son nom ?

Eh bien, dans les livres, on appelle cette grande étendue blanche et plate comme une assiette, « la banquise ». J’aime bien ce nom. Il donne envie de partir en voyage.

La banquise, c'est le pays des grands ours blancs et des bébés phoques tout aussi blancs qu’eux. groenland-banquise couleurs de la banquise

Mais la banquise, c’est aussi le pays d’un garçon qui s’appelle Saku et de sa sœur Kaya. Ce sont des enfants aïnus, des petits esquimaux comme on dit parfois.

Ces deux enfants-là aiment beaucoup vivre dans ce pays de nuage et de chantilly.

Après avoir fait leurs leçons de l’école, ils s’amusent et font les quatre-cent coups ensemble, imaginant toutes sortes d’aventures.

Par exemple, ils partent sur les pistes dès qu’ils le peuvent pour de grandes promenades à pieds avec des chaussures spéciales, des mocassins, équipées de raquettes. M2005.35.1.1-2-R2 couleurs de la banquiseCes raquettes ressemblent à de grandes raquettes de tennis avec un manche très court et un treillis en peau de chevreuil, autrement dit, une sorte de grillage en cuir. Elles permettent à Saku et sa sœur de ne pas s’enfoncer dans la neige, alors que sans raquettes, ils s'enfoncent jusqu’aux genoux. C’est bien plus facile de marcher longtemps avec ces chaussures-là.

 Par grand beau temps, lorsque le soleil réchauffe la glace, au milieu des vapeurs qui dansent sous le vent, Saku prépare fièrement le traîneau. Ah ! le traîneau, ça, c’est de l’aventure !couleurs de la banquise

Le traîneau tiré par des chiens permet de se déplacer facilement sur la glace. Cela fait penser à une chaise en bois posée sur deux patins qui sont des sortes de skis. Les patins glissent sur la neige comme de l’eau sur une vitre. Ils sont très longs, plats et bien lisses comme les pages d’un livre.

Les chiens sont des Husky, husky_siberien2des Malamutes, Malamutesdes Groenlandais groenlandaisou bien des Samoyèdes.

samoyedes

Ils ont un pelage magnifique : une robe double, épaisse et douce composée de sous-poils doux, denses et duveteux couchés contre la peau et un poil de couverture lisse et doux lui aussi. Cela leur permet d’être toujours bien au chaud car sur la banquise, on ne plaisante pas avec le froid ! Ces valeureux chiens sont très musclés et les charges lourdes ne leur font pas peur. Mais surtout, plus que tout, ils aiment courir. Pour les balades, on les attache au traîneau avec une ligne, c'est-à-dire une longue corde très solide pourvue de harnais qu’on leur enfile comme un pull. Sur la banquise, ils sont ensuite placés par colonnes de deux, ou en éventail, selon le paysage qu’on traverse. Avec 8 chiens, on peut aller aussi vite que sur un… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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