Conte pour enfant Sur la route de Compostelle – Partie 1

route de Compostelle

Conte pour enfant Sur la route de Compostelle

Il était une fois un couple de paysans, de braves gens, honnêtes et travailleurs. Jacques labourait la terre avec le plaisir d'un homme qui aimait la terre. On devinait sa patience et sa générosité à la lueur de ses yeux d'un marron pétillant et à son sourire qui soulevait aux deux coins sa vaste barbe. Sa femme, Mariette, un tablier noué sur sa robe de laine, un fichu bien propre sur les cheveux châtains, chantait souvent sa bonne humeur. Elle s’occupait de leur chèvre et des poules, pétrissait le pain et cultivait quelques légumes proprement alignés.

Dans leur village, on les aimait beaucoup. C'était de cette sorte de gens à qui on ne donne pas de médailles, dont on ne dit pas qu'ils sont des héros, et qui pourtant font beaucoup de bien. Sans s'en vanter, sans bruit, de la manière la plus simple du monde. Quoi qu'ils aient beaucoup à faire, et sans même toujours le vouloir, par le seul fait de vivre comme ils le faisaient avec justice, joie et simplicité, ils donnaient un exemple. Oh ! ça n'a l'air de rien, mais ce genre d'exemple a beaucoup de force dans une société où tout le monde se connaît. Quand quelqu'un apporte de la joie dans un groupe, cela change tout. Eh ! bien, il en va de même pour la générosité ou le bon sens. Ils rendaient service à chaque fois que l'occasion se présentait, ils apaisaient des familles en dispute en conseillant mari et femme, ils réconciliaient des parents fâchés, ils s'occupaient des enfants mal aimés, ils ne laissaient jamais passer les pauvres du chemin sans leur donner quelque chose, ils donnaient des adresses aux ouvriers sans travail, ils prêtaient main-forte aux patrons menacés de tout perdre, et de même aidaient-ils les voyageur sans toit, les femmes enceintes dont le mari était loin, les gens ayant besoin de parler, et ainsi de suite, car il y a toujours des tas de choses, des milliers de choses à faire pour arranger la vie. Et ce, avec un simple mot ou même sans rien dire. Comprenez-vous ? Il n'y avait pas de quoi raconter des exploits, ils n'étaient pas célèbres, c'était leur manière de vivre en se rendant utiles. De bonnes personnes qui changent les choses sans qu'on s'en rende compte. De braves gens qui priaient Dieu chaque jour.

Ajoutons qu'ils avaient tout pour être heureux. Tout ? Pas tout à fait. Il leur manquait… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

 

 

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