François Premier raconté aux enfants, un grand roi de France, partie III raconté aux enfants

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Lorsque François rentra en France, le peuple l'accueillit triomphalement.

— Vive le roi François, criait-on au passage de son carrosse. Le roi était content de retrouver son peuple.

Il avait dû accepter de se marier avec la sœur de Charles Quint. Elle était sûrement gracieuse, mais François ne pouvait pas admettre que l’empereur lui impose une épouse.

— Me forcer à me marier, moi, le roi de France ! Et juste après la mort de Claude. Pour qui me prend-il, cet Espagnol ?

— Et pour vos fils, que décidons-nous, Sire ?

— Parlons-en, de mes fils ! Ils sont tout ce qui me reste, tout ce qui m’est cher. Eh bien, l’Espagnol exige qu’ils lui soient remis comme prisonniers. Il veut même que je lui donne le poids de mes garçons en or ! Que le diable l’emporte : on le dirait plus catholique que le pape, mais je dis moi qu’il est plus fourbe qu’un pirate !

Le 17 mars 1526, deux barques étaient en face l’une de l’autre de chaque côté de la rivière qui sépare la France et l’Espagne. Du côté espagnol, c’est la barque sur laquelle François 1er est prisonnier. Du côté français, c’est celle des deux enfants qui s'appellent François et Henri (Henri sera plus tard roi de France, c’est lui qui sera tué par une lance durant un tournoi). Au signal, les embarcations gagnent un ponton, au milieu de la rivière. C'est là qu'a lieu l'échange.

— Mes fils, dit le roi en larmes, laissez-moi vous embrasser une dernière fois.

Ils sont bien jeunes pour comprendre. Le dauphin François a tout juste huit ans et Henri en aura bientôt sept. Ils ont perdu leur mère, Claude de France, deux ans auparavant. C'est leur grand-mère, Louise de Savoie, qui les a accompagnés jusqu'à Bayonne. Elle leur a expliqué qu'ils partent en Espagne pour que le roi puisse recouvrer sa liberté. Sans doute leur a-t-elle aussi promis qu'ils seraient heureux là-bas et qu'ils reviendraient bientôt.

— Père, on vous reverra quand ?

— Je l’ignore, mes chers fils. Vous me manquerez terriblement. Je vous reprendrai, je vous le jure !

Il embrasse encore une fois ses fils. Les garçons voient leur père s'éloigner vers la France, tandis qu'ils sont conduits prisonniers vers l'Espagne.… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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