Guillaume le Conquérant et la bataille d’Hastings racontés aux enfants

Guillaume et ses hommes vont attaquer la colline de Hastings occupée par les Anglais.

Un cri répercuté par les capitaines se répand :

— Maaaaarche !

Les soldats anglo-saxons resserrent leurs batailles (on disait batailles pour rangées, à l’époque) et s’apprêtent au choc. L’armée normande monte depuis la mer, elle monte en même temps que sa clameur : on entend chanter une vieille chanson française, la Chanson de Roland. C’est le vaillant chevalier normand Taillefer qui l’a chantée en premier, en jouant de son épée, la lançant en l’air et la recevant dans la main droite. Il marche à l’avant et gravit la colline. Les Normands répètent ses refrains et crient « Diex aie ! Diex aie ! » (Dieu aide).

tapisserie-de-bayeux Guillaume le Conquérant, la bataille d'Hastings racontée aux enfants

Les Anglais attendent, attendent encore.

— Notre-Dame ! Dieu aide ! crient encore les Normands qui cette fois avancent en trottant.

Les Anglais lèvent lentement au-dessus de leurs têtes leurs javelines, tendent le bras derrière eux. Soudain, lorsque les Normands sont assez près, ils lancent à toute force ces armes meurtrières. Les javelines percent les armures des Normands comme du beurre. Les premiers rangs de l’attaque s’écroulent sur place. Sur la gauche, les troupes normandes tournent les talons et prennent la fuite.

Harold avait donné l’ordre formel de ne quitter les rangs en aucun cas ; il fut obéi de ses soldats. Mais les simples miliciens, voyant l’ennemi fuir, le poursuivent avec des cris sauvages. Lorsqu’ils arrivent en courant en bas de la colline, ils payent cher leur audace, car la cavalerie normande manœuvre, vient à leur rencontre et les piétine.

Statue de Guillaume le Conquérant

Statue de Guillaume le Conquérant

Cependant, les rangs anglais demeurent intacts. Guillaume décide :

— Envoyez la cavalerie !

Celle-ci part à l’assaut. Hélas, elle tombe sur le rempart de boucliers et de lances. Il y a quelques mêlées, les chevaliers sont entourés de nuées d’ennemis. Des fantassins normands se joignent aux combats. Les Anglais sont redoutables en combat singulier : leurs haches, que les Normands croyaient désuètes, se révèlent très meurtrières. Maniées avec force, elles éclatent les heaumes des assaillants comme de simples coquilles de noix. Les quelques Normands qui sont restés à se battre sont pris dans la mêlée et tués. Une clameur survient du côté anglais, comme pour fêter la victoire.

Guillaume ordonne encore :

— Que les archers tirent en hauteur afin que les flèches retombent verticalement sur les Anglais.… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

>
error: Contenu protégé par la loi