Guillaume le Conquérant raconté aux enfants, suite

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Les soldats se font face, la bataille a commencé.

Calmement, les archers franco-normands envoient des bordées de flèches à l’aplomb des rangs ennemis. Les arbalétriers quant à eux préparent leurs carreaux (la flèche de l’arbalète) qu'ils enverront à l'horizontal sur les rangs ennemis. Les centaines d’arcs se tendent avec des grincements, puis ils se détendent et l’on entend comme mille ballons tombant sur le sol. Un nuage de projectiles fend les airs et c’est comme le bruit d’un grand peuplier qui tombe, puis, lorsque les flèches atteignent leur but, une légère pétarade résonne. Les projectiles sont tombés surtout sur le rempart de boucliers anglais, quelques-unes ont traversé des soldats saxons car les flèches sont lourdes et acérées. Les arbalétriers ont profité du moment où les boucliers anglais étaient en l'air pour tirer leurs carreaux tout droit.

Bientôt, la réserve de flèches des archers normands s’épuise et ils doivent se retirer vers l'arrière.

Un moment, il ne se passe plus rien. Le vent agite les gonfalons, les étendards à double queue, portant l’image d’un chevalier au combat et d’une croix.

— Harold, crie un capitaine normand, tu vois cette croix ? C’est le pape Alexandre qui nous l’a donnée ! Il n’a pas aimé ton manque de parole.

Un rire parcourt les rangs normands. C’est vrai, le pape Alexandre soutient Guillaume de Normandie.

Là-haut, les fiers guerriers saxons appuient leurs mains sur la poignée de leurs haches d’armes redoutables, … La suite vous intéresse ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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