Hildegarde de Bingen racontée aux enfants

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Hildegarde de Bingen

Hildegarde de Bingen

Il y a de cela bien longtemps, l’abbaye de Saint-Rupert se dressait sur une colline, au creux de la vallée du Rhin. Et voici qu’un jour, on assista à un grand prodige. Le 17 septembre 1179, deux arcs en ciel apparaissent dans le ciel. Ils s’élèvent des quatre coins de l’horizon. Là où les arcs se croisent, une croix rayonne dans une grande lumière. Tout d’abord, la croix est de petite taille. Puis elle grandit, emplit l’immensité du ciel. Cette lumière extraordinaire enveloppe toute la colline de Saint-Rupert.

Mère Hildegarde, l’abbesse de cette abbaye, vient de mourir. Les religieuses qui l’entourent ne sont pas surprises de cette vision étonnante. Mère Hildegarde n’avait-elle pas annoncée la date de sa mort quelques jours auparavant ? N’est-elle pas célèbre dans toute l’Europe pour les récits de ses visions divines ?

Cette histoire vraie se passe il y a presque mille ans, en Allemagne. Dans le château de Bermersheim, vivait une noble famille de chevaliers. Hildebert et Mathilde avaient dix enfants. La benjamine, Hildegarde, était très pieuse. Elle aimait contempler la nature, le fleuve du Rhin qui serpentait dans la vallée, les champs de blés dorés par le soleil; sa grande passion était de se promener dans les forêts verdoyantes.

Paysage agricole des Vosges du Nord

Un jour qu’elle avait quatre ans, elle allait par les champs avec sa nourrice. Soudain, elle s’exclama, ravie :

— Nourrice, regarde cette vache, là bas !
— Oui, mon enfant, répondit la nourrice. Elle va bientôt mettre bas, un petit veau va naître.
— Vois, nourrice, comme il est joli, le veau qui est dans cette vache ! Il est tout blanc, avec de nombreuses taches noires sur le front, les pattes et le dos !
— Mais Hildegarde, comment peux-tu voir un veau qui n’est pas né ? s’étonna la nourrice.

Au retour de la promenade, la nourrice raconta ceci à la maman. Alors Mathilde ordonna :

— Dès que le petit veau sera né, je voudrais qu’on me l’apporte.

C’est ce qu’on fit, et il était comme Hildegarde l’avait annoncé ! Ce fut sa première vision.

Voyant son amour de Dieu et sa piété, ses parents l’envoyèrent grandir et étudier dans un monastère proche, comme c’était l’usage au Moyen-Age. Ainsi, à l’âge de huit ans, la jeune Hildegarde partit un beau matin pour le monastère de Saint-Disibod.

— Au revoir, chers parents, et vous mes frères et sœurs !
— Que Dieu te garde, Hildegarde, mon enfant chéri, dit sa mère Mathilde en la serrant dans ses bras.

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A l’abbaye, elle fut confiée à Mère Judith de Spanheim. Elle y apprit le chant de messe, le latin, un peu de science et… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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