Hita et le petit singe histoire pour enfants

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An-impressive-image-from-the-Fort-of-Jodhpur-over-the-city-in-Jodhpur Hita et le petit singe

Jodhpur

      Le soir touche à sa fin dans la ville indienne de Jodhpur. Le soleil couchant teinte de violet les murs de la cité. Elle est connue dans le Rajasthan et même dans toute l’Inde pour ses maisons peintes.

Tailleur indien Hita et le petit singe

Un tailleur indien

La nuit tombe. Dans la boutique, le tailleur Anil pleure en silence devant sa lampe.

Il pensait transformer bientôt sa vie et celle de sa fille Hita. Ah ! sa fille, la merveille des merveilles, la prunelle de ses yeux, qu’il élève seul depuis le décès de son épouse. Il aime cette enfant, avec sa peau couleur de pain d’épices, ses yeux langoureux bordés de longs cils effilés. Lorsqu’il la regarde, il voit en elle l’image de sa maman qu’il aimait tant.

Maharajah Hita et le petit singe

Un Mahârâjah

Pour elle, il s’était lancé dans un grand défi : remporter la récompense promise par le Mahârâjah de Jodhpur. Radjulari, la fille du Mahârâjah, va se marier mais ne trouve aucune robe digne d’elle. Son père a promis d’offrir la plus grosse émeraude de son trésor à celui qui confectionnerait la robe la plus somptueuse jamais vue dans toute la région.

Anil aimerait cette émeraude, car elle assurerait un avenir à sa fille Hita. Il a donc tenté de relever le défi, il a vendu tout ce qu’il possédait pour acheter la soie la plus colorée et la plus douce, les fils les plus brillants et les plus solides, les perles les plus étincelantes pour broder les tissus multicolores.

Pendant des jours, il a cousu, brodé, faufilé, surfilé. Il a enfilé des milliers de points, des milliers de perles. Il a assemblé des pièces d’étoffe. Et sous ses doigts est apparue peu à peu, jour après jour, la plus belle robe qu’il ait jamais créée.

Il travaillait devant son échoppe ouverte, sous l’auvent relevé, et les femmes de son quartier s’arrêtaient chaque matin pour admirer son ouvrage et rêvaient d’être un jour vêtues d’aussi beaux atours.

Mais ce soir, dans son atelier, Anil pleure : il y a quelques instants, il s’est assoupi pendant son travail, trop près de la lampe. Sa robe, la si belle robe, s’est enflammée. Lorsque l’odeur a réveillé Anil, il s’est précipité pour éteindre le début de flamme, mais le mal était fait : la robe était brûlée, ses belles couleurs étaient ternies par la fumée, les perles tachées par la suie. Son ouvrage n’était même plus digne d’un serviteur.

« J’ai tout dépensé pour cette robe, pense-t-il, jusqu’à ma dernière roupie. Maintenant, j’ai tout perdu. Je voulais protéger ma fille et je n’ai plus rien. Nous n’étions pas riches mais désormais, nous sommes ruinés ».

Et dans son atelier, à la pâle lueur de la lampe, Anil s’effondre en pleurs dans… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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