Jeannot et Trim, la bataille et la paix

combat

Dans l’épisode précédent, le village d’Outteviele se prépare pour se défendre d’une attaque des cavaliers francs. Jeannot et Trim, les deux jeunes amis, sont partis chercher de l’aide dans les villages voisins.

Jeannot et Trim avaient gagné la lisière de la forêt. Il y avait en effet un guet à cheval, comme l’avait prévu Eudelin, un guet qu’ils distinguèrent dans la nuit. L’homme les avait vus aussi et tenta de leur barrer la route. Il fit cabrer sa terrible monture devant eux. Agiles, Jeannot et Trim montèrent dans un arbre.
— Descendez de là, tous les deux, et il ne vous sera fait aucun mal.
— Quand nous descendrons, vous nous ferez prisonniers.
— Certes, mais sans vous faire de mal !
— Nous autres, enfants normands, nous ne nous laissons jamais prendre ! et en disant ces mots, Jeannot se servit de sa fronde pour lancer un caillou sur la croupe du cheval. L’animal poussa un hennissement de surprise, se cabra, son cavalier manqua de verser et ne put empêcher d’être emporté par sa monture au grand galop.
— Allons, maintenant !
Les deux garçons se jetèrent au pied de l’arbre et détalèrent aussi vite qu’ils le purent.
Ils atteignirent un marais dans lequel se reflétait la lune, il y avait trop à le contourner, aussi le traversèrent-ils prudemment, les coudes levés, en se mouillant jusqu’à la taille, après quoi ils coururent dans les chemins, les vêtements s’égouttant et leur collant aux flancs, ils filèrent aussi vite qu’ils le purent entre les prés, escaladèrent des talus, sautèrent par-dessus des fossés, coururent sur des sentes qui serpentaient dans le bocage. Enfin, il atteignaient Bascogne.
— Ohé ! du village ! Ohé !
On se réveilla.
— Qui va là ?
Les enfants firent comme Eudelin leur avait commandé, ils racontèrent tout.

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Le chef de Bascogne ordonna d’apprêter les montures et les armes. Il envoya un messager vers le village du Quesnay, en avertissant qu’il faudrait avertir Grainville, le village d’après, et Grainville avertirait La Bouleautière, un autre village plus loin. Et ainsi, quelques mille hommes viendraient en secours.
Puis, les hommes de Bascogne montèrent à cheval et partirent au secours d’Outteviele, village d’Eudelin.

Lorsqu’ils arrivèrent à grand galop à la tête de leur petite armée, le combat faisait rage. Les cavaliers francs étaient sur le point de passer la palissade. Ils avaient jeté des torches enflammées sur les toits de chaume de plusieurs maisons, elles prenaient feu, on poussait des cris, les femmes… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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