Jeannot et Trim, la découverte du château histoire pour enfants

Dans l’épisode précédent, Jeannot et Trim ont eu le courage d’entrer dans un trou mystérieux qui ressemble à une grotte. Ils se tiennent à l’intérieur, sur une sorte de margelle et ils s’éclairent à l’aide de leurs torches.

Les deux torches éclairent une pièce immense. Elle paraît tellement grande, qu’on voit à peine les murs de l’autre côté. Les deux garçons se tiennent debout, sur une corniche intérieure qui couronne tout le mur.
— Eh bien ! dit Trim. J’ai jamais vu ça.


— Moi non plus, répond Jeannot. Ça va aller, tu n’as pas peur ?
— Pas trop. Qu’est-ce que c’est que cet endroit ?
— Une salle de château, je pense.
La corniche sur laquelle ils se tiennent est très large, comme la longueur de deux bras.
— Qu’est-ce qui brille, là-bas ? demanda soudain Trim
En effet, des petites lueurs vives brillent dans l’obscurité.
— Il doit y avoir des flaques d’eau ou de l’humidité. Ou alors des objets qui reflètent la lumière des torches. Des morceaux de verre ou de métal.
— Et en bas, il y a quoi ?
— Je ne sais pas.
— C’est haut de combien ?
— Je dirais vingt coudées.
Ils restent là en silence, à essayer de distinguer les choses à la lueur des torches.
— Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? demanda Trim.
— Quelle idée ! On suit la corniche ! On trouvera bien un moyen de descendre plus loin.
— Tu es sûr ?
— Oui. Accroche-toi à ma ceinture, je passe devant. Faisons attention à ne pas glisser.
Ils longent la corniche, en tâtant le sol du bout du pied. A côté de leurs têtes, des lapereaux filent sur la crête du mur vont se cacher sous la terre; se terrer, quoi.
— Oh ! regarde en haut.
Au-dessus de la salle, on distingue maintenant un plafond tout en pierre, et en bon état. Des arcs de pierres le soutiennent depuis le bas de la salle.
— Si le plafond est en pierre, alors c’est un sous-sol.
— Alors le château, au-dessus, il a disparu ?
— Oui. Il a dû être détruit et les entrées ont certainement été bouchées.
— Pourquoi il a été détruit ?
— Parfois les seigneurs font ça, quand ils attaquent un château et qu’ils le prennent.
— Pourquoi ils ne le gardent pas pour eux ?
— Peut-être que le château a été trop détruit pendant l’attaque ? ou alors il était trop grand à défendre ? Je n’en sais rien. On va essayer de le savoir.
— Tu veux pas qu’on rentre, plutôt ?
— Tu es fou ? On a un château à nous, maintenant !
— Tu crois ?
— Oui. Allez, tais-toi une minute, on continue.
Ils poursuivent, marchant toujours sur la corniche.
— Qu’est-ce qui te dit qu’on va pouvoir descendre ?
— Réfléchis, moustique : la corniche fait peut-être trois coudées de large, c’est pour que des gens passent dessus.
— Et alors ?
Jeannot se retourne vers Trim et lui fait une drôle de tête :
— Tu sais pourquoi c’est moi le chef ?
— Non. Pourquoi ?
— Parce que j’ai une cervelle et que je m’en sers ! Réfléchis, voyons. Si des gens passaient par là, il fallait bien qu’ils puissent descendre. Donc, on va trouver un escalier.
Ils ne trouvent pas d’escalier, mais une porte en bois bien solide, sur leur droite, dans le mur.
— Je croyais qu’on allait trouver un escalier ?
— Je te parie un lapin contre une corvée qu’il est derrière cette porte, l’escalier.
Trim réfléchit, puis il dit :
Jeannot hésite un peu. Qu’est-ce qui se cache derrière cette porte ? Il tourne la poignée, et pousse la porte. Celle-ci s’ouvre difficilement, sans trop grincer, mais elle se bloque à moitié ouverte. Jeannot se faufile par l’ouverture, tenant les torches. Trim ne voit plus rien, sur la corniche !
— Eh ! attends-moi ! Il fait noir là-dedans.
découverte du flambeauIl passe la porte à son tour.
— T’aurais pu m’attendre !
— Tiens, regarde : qu’est-ce que je t’avais dit ?
Jeannot a raison : il y a bel et bien un escalier, derrière la porte. Il est tout en pierre, lui aussi.
— Eh ben, ça alors, tu avais raison !
— Evidemment que j’avais raison ! allez, on descend. Ah ! zut, il y a une torche qui est en train de s’éteindre.
— Alors partons vite, avant que l’autre ne … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). 

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