Jeannot et Trim, le Siège, histoire pour enfants

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Du temps qu’ils étaient jeunes, Jeannot et Trim avaient vécu un siège, une grande bataille dans un château. Laissez-moi vous conter cette histoire.

En ce temps-là, des jours heureux se déroulaient au village, c’était la fin de l’été, les moissons étaient belles, chacun vaquait à ses occupations.

Mais un jour, un cavalier avait surgi et demandé à trouver le chef du village. Il fut conduit à Eudelin. Après qu’ils aient ensemble parlé longuement et dans le plus grand secret, le cavalier était reparti. Ce soir-là, Eudelin réunit tout le village pour un conseil.

Les villageois s’étant réunis autour d’un grand feu, sur la place d’Outteviele, Eudelin, le chef, révèle ce qu’il avait appris du cavalier :

— Nous sommes en danger. Des bandes de pillards ont débarqué sur la côte venant du Danemark ou d’Allemagne, on ne sait pas bien. Voilà qui n’était pas arrivé depuis des siècles. Quoi qu’il en soit, nous ne devons pas rester ici. Nous allons partir. Tout doit être emporté. La route de Caen est barrée par ces pillards. Il nous est proposé de nous réfugier au château de Plantecoët, à la lisière des terres franques. Il est le plus fort castel de la région. J’ai accepté cette invitation car les Francs sont nos amis.

38453086 Jeannot et Trim, le Siège

— Est-ce que les autres villages sont au courant ? demande une femme qui vient de Grainville, un village proche, qui a encore de la famille là-bas.

— Justement, le messager m’a demandé de les en avertir. Ainsi donc, cette nuit, nous ferons sonner le tocsin, les cloches avertiront tous les alentours. J’envoie aussi des messagers avertir Bascogne, le Quesnay, Grainville, et même plus loin, la Bouleautière s’ils ne sont pas encore au courant. Je veux que vous soyez tous calmes et déterminés. Nous devons tous être partis demain midi !

Tout se passa comme Eudelin l’avait dit. A la sixième heure du jour, vers midi donc, les familles étaient rassemblées dans le grand champ et s’apprêtaient à partir. Le signal du départ fut donné et on pris la route d’Harcouët qui se trouvait avant Plantecoët. Vers la huitième heure, on joignit le convoi des gens de Bascogne qui allaient eux aussi se réfugier au grand château. Plus loin, ce furent ceux de Grainville qui avaient rejoint ceux du Quesnay, des files rejoignaient les villageois d’Outteviele.

La route était bien encombrée, comme jamais elle ne l’avait été. Les hirondelles et les alouettes volaient bas au-dessus des champs de blé coupé, jaunis au soleil.

On arriva tard au château de Plantecoët, dans une brise rafraîchissante. Les environs sentaient bon de cette odeur des étangs bien entretenus : c’était les douves larges et profondes qui enceignaient la forteresse. Quant à celle-ci, c’était un puissant château-fort qui inspirait le respect. Il faudrait une solide armée pour en venir à bout. Voilà qui était rassurant pour les nouveaux-venus.

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Eudelin d’Outteviele fut désigné pour représenter tous les gens qui arrivaient et s’avança sur le pont-levis. Il fut reçu au château par le seigneur, un homme brave, mais âgé. Celui-ci était en grande conversation avec un groupe de paysans qui tenaient leurs chapeaux en mains.

Le seigneur de Plantcoët leur parlait ainsi, avec autorité :

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