Les guerres médiques racontée aux enfants, seconde partie

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Les Perses avaient été rudement vexés du désastre de Marathon. Cette dure leçon, qui leur avait été infligée par la seule ville d’Athènes, leur avait appris qu’il ne fallait pas entreprendre à la légère une guerre contre la Grèce. Ils reprirent aussitôt des préparatifs sérieux et de grande envergure. Darius était mort. C’était son fils Xerxès en personne qui lui avait succédé.

C’était en 485 avant Jésus-Christ.

Xerxès s’occupa du moindre détail en vue de remporter la victoire. Il commanda à des Égyptiens et à des Phéniciens de faire percer un canal, de très grands travaux donc.

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Le canal ouvrirait l’accès aux bateaux perses jusqu’au plus près des côtes grecques, en évitant la fameuse zone de tempête où la flotte de Darius avait coulé à pic.

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Emplacement du canal creusé par les armées de Xerxès. Une route l'a remplacé.

— En outre, faites-moi un pont de bateaux unis entre les deux rives de l’Hellespont.

Le double pont de bateaux, gigantesque, permettait de faciliter le transport des troupes en Grèce.

En l’an 480, Xerxès se décida à attaquer. Il avait avec lui plus de 300.000 hommes et plusieurs milliers de bateaux. Il était certain d’écraser la Grèce en très peu de temps.

Les cités grecques n’étaient pas préparées. Mais pour une fois, Sparte et Athènes, les éternelles rivales, décidèrent de s’allier pour faire face à l’invasion. Et contrairement à ce qui s’était passé au temps de Darius, presque toutes les cités grecques suivirent leur exemple en rejoignant cette ligue.

Mais alors que les Grecs discutaient encore sur la manière d’organiser la défense, voici que surgit l’énorme armée de Xerxès qui envahissait la Thessalie et atteignait le défilé des Thermopyles. Un défilé, c’est comme un couloir entre deux montagnes ou deux collines. Les Thermopyles étaient un passage étroit dans une gorge rocheuse. Si les Perses passaient ce défilé, les Grecs étaient perdus. Les Grecs, pour leur barrer le passage, amassèrent 6000 hommes, sous le commandement de Léonidas, le roi de Sparte. Les Perses se disaient entre eux :

— Cette fois, la victoire ne peut nous échapper ! Nous sommes des dizaines de milliers de soldats ! Et ils sont si peu nombreux !

— Que peuvent-ils faire d’autre que capituler ? Il vaudrait mieux qu’ils se rendent tout de suite !

greek_10Sur ce, le Roi Xerxès envoya des ambassadeurs aux Grecs avec ce message :

« Rendez vos armes ! »

Léonidas les reçut avec hauteur et dignité. Et tu te souviens de sa réponse :

« Venez les prendre ! ».

Il n’en fallait pas davantage pour que le Roi Xerxès lançât aussitôt la bataille : « A l’attaque ! »

Les trois premiers jours, des milliers d’hommes s’avancèrent vers les Thermopyles… Mais les choses ne se passaient pas comme prévu. Les Perses constataient :

« Ca n’avance pas ! Les Grecs résistent ! »

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