Louis Antoine de Bougainville raconté aux enfants, le découvreur de Tahiti (suite)

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patagonie Antoine de Bougainville

Quelques mois plus tard, alors qu’il avait reçu le grade de capitaine de vaisseau, Bougainville repartit en mer, pour les Malouines, avec le plan de reconnaître le détroit de Magellan. C’est au cours de cette expédition qu’il débarqua en Patagonie. On disait alors que les indigènes étaient « des colosses effrayants, d’une taille gigantesque », et il montra que ce n’était qu’une légende : les Patagons étaient des gens tout à fait normaux.

Les Patagons

Les Patagons

Malheureusement, les Malouines ne devaient pas rester longtemps françaises. Deux pays faisaient tous leurs efforts pour les prendre à la France : l’Espagne et l’Angleterre. C’est l’Espagne qui prit les Malouines à la France et l’Angleterre les prit à l’Espagne. Les gens que les Français avaient installés là pour fonder une petite colonie qui déjà grandissait, durent encore une fois tout abandonner et partir.

Louis-Antoine de Bougainville

Louis-Antoine de Bougainville

Bougainville en fut grandement attristé. Mais il devait en tirer un avantage. En effet, les Espagnols lui versaient une indemnité de 603.000 livres, somme très importante pour l’époque, et c’est avec ce trésor que le navigateur français allait accomplir une odyssée : un voyage autour du monde.

Pour ce voyage, Louis XV a réglé tous les détails avec Bougainville dans des instructions datées de 1765. Le roi Louis XV aimait les découvreurs et les aventures ; il aimait les Acadiens et d’ailleurs, ils rachèteraient ceux qui étaient prisonniers en Angleterre, en payant même leurs dettes car ils avaient vécu dans la plus grande pauvreté. En effet, les Anglais en avaient fait prisonniers qu’ils avaient amenés en Angleterre où ils vivaient dans des quartiers entièrement fermés, en général des ports et où ils étaient pratiquement des esclaves. Le Roi de France ferait son possible pour sauver le plus grand nombre.

— Quand pourrons-nous rentrer au pays, Joachim ? demandait une Acadienne à son mari en poussant une charrette dans le port anglais.
— Je ne pense pas que nous pourrons y retourner. Les Anglais nous ont tout pris et en ce moment, des Anglais doivent vivre dans notre maison, là-bas.
— Alors, nous serons toujours prisonniers ici ?
— Je le crains, ma brave femme.
— Peut-être que le roi de France va nous sauver ?
— Dieu t’entende !

Louis XV

Louis XV

Et c’est ce qui se passa. Un jour, les Acadiens apprirent que le roi de France les avaient tous rachetés.

— On vient d'apprendre la nouvelle: le roi a payé notre liberté, on va pouvoir quitter l'Angleterre, nous sommes libres !

Ils ne pouvaient pas rentrer au Canada, mais ils pouvaient s’installer en France.

— Montez dans le bateau, il part pour la France, je suis le capitaine, vous y êtes les bienvenus. Montez à bord, chacun son tour, les familles ensemble ! Le voyage est payé par le roi.

Pendants ce temps, depuis les Malouines, l’escadre de Bougainville allait faire route pour la Chine par la mer du Sud. Il reconnaîtrait les terres australes, c'est-à-dire les terres du sud de la Terre. Partout où il le pourrait, Bougainville planterait des poteaux aux armes du roi de France, ce qui veut dire que ces pays appartiendraient à la France.

Il pourrait passer par les Philippines, mais il faudrait qu’il reparte absolument avant la fin du mois de janvier, à cause de la mousson, une période très pluvieuse et orageuse en Asie du sud-est : il n’était pas question d’être encore en mer à ce moment-là, car le naufrage des navires était presque certain.

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Iles des Philippines

Son bateau s’appelait la Boudeuse. Il partit à la fin de l’année 1766, après avoir rédigé son testament ; car, il … La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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