Napoléon Bonaparte raconté aux enfants, partie 4: de Moscou à Waterloo

Bonaparte marche sur la Russie
passage_du_Niemen_1812 Napoléon Bonaparte, partie 4: de Moscou à Waterloo

Passage du fleuve Niémen en 1812

Napoléon a assuré sa succession, par la naissance de son fils. Tout irait pour le mieux, si la France impériale n'était pas aussi puissante et si ses ennemis ne complotaient pas contre elle.

Mais la Russie a levé une armée formidable et menace la Pologne que la France possède. L’empereur ordonne de convoquer les troupes. Six-cents mille soldats sont appelés sous les drapeaux : on l’appellera la Grande Armée. En juin 1812, elle franchit le fleuve Niemen. C'est la guerre contre la Russie.

« Soldats, la guerre de Pologne est commencée ! encourage Napoléon. La Russie a juré une éternelle alliance à la France et la guerre à l'Angleterre. Elle viole aujourd'hui ses serments. Marchons donc en avant, passons le Niémen, portons la guerre sur son territoire ! »

C’est sans doute l’erreur la plus tragique de son règne.

DEPART DES TROUPES DE BOULOGNE pour l'Est Napoléon Bonaparte, partie 4: de Moscou à Waterloo

Départ des troupes de Boulogne pour l'Est

Il est vrai que l’armée française est deux fois plus nombreuse que celle de son adversaire ; Napoléon se sent sûr d’une victoire rapide. Mais l'ennemi a deux alliés invisibles, les plus puissants de tous, et Bonaparte va les rencontrer avec frayeur. Deux ennemis impitoyables qui se moquent de la souffrance, des prisonniers ou des blessés. Des ennemis avec lesquels on ne peut pas discuter. Qui sont-il ? Je vous le dirai le moment venu, car ils surgiront brutalement.

L’armée est composée en fait de 370.000 Français; tout le reste, ce sont des Européens: 50.000 Polonais, 20.000 Italiens, 10.000 Suisses, 150.000 Prussiens, Autrichiens, Allemands, Hollandais, Belges, Croates, Espagnols et Portugais. À cette époque, l’Empereur des Français gouvernait quatre-vingt-cinq millions cinq-cent mille Européens dans un espace qu’aucun empereur romain ne contrôla jamais. Il est aussi le chef de forces qui ne furent jamais aussi extraordinaires.

Que vont faire les 360.000 Russes face à cette énorme machine de guerre ? Leur chef militaire, un vieil homme sage et rusé, le général Koutouzov, décide qu’ils doivent esquiver la bataille jusqu’au moment où il sera possible de la livrer. Il voudrait mettre l’armée russe en position pour se battre mais les Français arrivent trop vite et à chaque fois, les Russes sont obligés de reculer. Ce faisant, les soldats russes brûlent tout : maisons, récoltes, greniers. Cette vieille technique de la terre brûlée fonctionne; Koutouzov la pratique sur deux mille kilomètres. Sur deux mille kilomètres, la Russie devient un désert.

La Grande Armée, comme on l’appelle, l'armée de l'empereur français, doit marcher, marcher encore à la poursuite des Russes. Elle laisse ici et là des bataillons de soldats malades, usés, fatigués. Parfois,… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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