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Richard Cœur de Lion et la prise de Saint-Jean-d’Acre

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Richard Cœur de Lion

Il y avait cent ans que les croisés n’étaient pas partis pour Jérusalem. La première croisade, en 1096, aventure qui avait réuni des milliers de personnes, avait commencé par des enfants et des pèlerins. Elle avait été rude, parfois cruelle, beaucoup étaient morts aussi bien sur la route que sur place.

— Regardez, des bandits !

— Est-ce qu’il n’y a personne pour nous défendre ? Nous ne sommes que des pèlerins, qui voudrait nous faire du mal ?

— Il n’y a personne, fuyez, quittez la route, prenez les chemins escarpés !

Les bandits ne se gênaient pas pour rançonner les pèlerins, d’ailleurs pas très riches. Parfois, il y avait des violences. Mais ce qui allait surtout poser problème, ce furent les Sarrasins, qui entendaient chasser les chrétiens et qui attaquaient les pèlerins arrivant en Asie mineure.

Voilà donc les pèlerins massacrés par des brigands ou par les Infidèles sarrasins. Les armées chrétiennes font des opérations vengeresses parfois terribles. Mais pour finir, cette première croisade connut le succès : les chrétiens avaient pris aux Turcs l’Asie Mineure, la Palestine et Jérusalem où se trouve le tombeau du Christ.

Mais il y a quelques jours, en cette année 1187, une nouvelle arrive en Europe :

— Les Infidèles ont… La suite vous intéresse ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés, connectez-vous dans le menu.

About the author 

Max Montgomery

Max Montgomery, auteur du roman "Reinhardt Tarkand", a écrit des milliers de pages pour les enfants. Collectionneur de parcours, c'est un éducateur, un aventurier polyglotte. Père de 10 enfants, il se lance dans l'aventure de l'écriture en ligne et construit plusieurs sites populaires.

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  1. Merci pour ce passage de l’Histoire qui est captivant.

    Suite aux événements avec Baudouin IV, j’avais rapporté ce que fût le traité de paix signé à Jérusalem par Omar Ibn Khattab (que Dieu l’agrée) Compagnon du Prophète Mohammed (pbsl) et 2ème Calife de l’Islam. De plus, avec ceux qui ne combattent pas les musulmans :
    “excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous, le cœur serré d’avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu. Si Dieu avait voulu, Il leur aurait donné l’audace (et la force) contre vous, et ils vous auraient certainement combattu. (Par conséquent,) s’ils restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, et qu’ils vous offrent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas de chemin contre eux.” (S.4, v.90)

    1. Oui Sandrine, hélas il y a d’autres versets qui sont moins cléments, voire affreux.
      Par ex.: 4-89. Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.

      1. En ce cas, il faut prendre l’exégèse, d’Ibn Kathir, où il est expliqué que : Al-Oufi rapporta qu’Ibn Abbâs dit que ce verset fut révélé au sujet des gens de la Mecque qui dirent avoir embrassé l’Islam, alors qu’ils continuèrent de soutenir les idolâtres. Ils, les hypocrites, espèrent que vous tomberez dans l’égarement afin que vous soyez à égalité avec eux du fait de leur animosité et de leur haine à votre égard. D’où le fait de ne prendre parmi eux ni allié, ni secoureur mais de les combattre, si et seulement si eux veulent le combat. Puis vient, juste après, le verset dont je parle et qui fait exception de tous ceux qui ne le veulent pas.

        1. Sans doute, mais “l’hypocrisie” mérite-t-elle le massacre ? C’est pour nous inadmissible, littéralement.

          1. Il ne s’agit pas tant de leur hypocrisie, car s’ils n’étaient pas sincères dans leur Foi c’est à Allah qu’ils en rendront compte. Mais plutôt le fait qu’ils ont tourné le dos aux musulmans, pour s’allier aux idôlatres de la Mecque, soient aux Quoraïches, incitant au faux et à la haine. Ces mêmes Quoraïches qui ont persécutés et commis de nombreuses injustices envers les musulmans, pendant une dizaine d’années, sans qu’il n’y ait aucune riposte. Jusqu’à ce que la permission fut donné, aux musulmans, de combattre pour récupérer leurs biens. De se défendre en somme, avec l’injonction formelle, j’insiste, de s’en prendre qu’aux attaquants. Lorsque les musulmans rentrèrent, victorieux, à la Mecque ceux-ci n’exposèrent aucunes griefs à ceux des Quoraïches qui restèrent neutres à leurs égards.

          2. Entendu. Mais cela reste bien de la vengeance, ce que nous ne saurions admettre. Celle-ci ne peut qu’entraîner des siècles de carnage. Elle n’est jamais une solution.

          3. Cela n’est de toute façon ni applicable, ni à appliquer… Et surtout ce n’est en aucun cas, à aucun moment, ce à quoi j’aspire et enjoins !

  2. Si le combat est inévitable :
    Le Messager de Dieu (pbsl) a édicté des règles nobles quant à la conduite de la guerre, enjoignant à ses soldats ainsi qu’à leurs chefs de s’y conformer, et leur interdisant de briser ces règles quelles que soient les circonstances. À ce sujet, Sulaymân fils de Burayda a rapporté, d’après son père, que lorsque le Prophète (pbsl) désignait un commandant pour l’armée ou même pour un simple détachement, il l’exhortait à craindre Dieu, le Tout-Puissant, et d’agir en bien avec les musulmans sous ses ordres. Puis il lui disait : “Que votre expédition soit placée sous le Nom de Dieu, pour Sa cause. Combattez ceux qui renient Dieu. Ne dérobez pas une partie du butin avant son partage, ne trahissez pas, ne mutilez pas les dépouilles des ennemis et ne tuez pas les enfants.” L’Envoyé de Dieu (pbsl) donnait aussi le conseil suivant aux musulmans : “Rendez les choses faciles et ne les rendez pas difficiles. Apaisez les gens et ne les rebutée point.” (Sahîh Muslim 2/82-83) Le Prophète (pbsl) n’attaquait jamais l’ennemi durant la nuit. Il a formellement interdit de torturer les gens par le feu et de mettre à mort quelqu’un après l’avoir ligoté. Il défendit aussi de tuer les femmes ou de les frapper, et il proscrivit le vol, affirmant que les biens acquis de cette façon sont aussi illicites que l’est la chair morte (non sacrifiée). La destruction des récoltes et du bétail, de même que l’abattage d’arbres, furent également prohibés sauf en cas de force majeure ; le Prophète (pbsl) déclara à l’occasion de la conquête de La Mecque : “Ne tuez pas un blessé, ne poursuivez pas un fuyard et ne tuez pas un prisonnier.” Il décréta que les émissaires de l’ennemi ne devaient pas être mis à mort. Il insista aussi beaucoup sur le respect de l’intégrité de ceux avec qui un pacte avait été conclu. Il a même dit : “Celui qui tue une personne avec laquelle un pacte a été conclu ne sentira pas le parfum du Paradis, bien que ce parfum soit perceptible à une distance correspondant à quarante années de marche.” (Zâd Al-Ma’âd 2/64-68, “Al-Jihâd Fî Al-Islâm” Al-Mawdûdî p.216 à 262)

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