Richard Cœur de Lion, retour en Europe

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La bataille de Saint-Jean-d’Acre a commencé.

Saladin veillait. Il galopait de bataillon en bataillon, ranimant l'ardeur des soldats, criant leur mot de ralliement:

« Ô, famille de l'Islam ! »

Chaque fois que le prince kurde regardait Acre, surgissant au loin dans la fumée et la poussière de la bataille, il imaginait les calamités que cette ville endurait, les souffrances accablant ses défenseurs et alors il se précipitait dans la mêlée plus furieusement et il y entraînait ses troupes, les conduisant au cœur du combat. Jusqu'à ce que la nuit fût venue et, avec elle, les premières chevauchées dans le ciel des héros morts, Saladin fut présent sur le champ de bataille, ne prenant qu'une potion que son médecin lui avait ordonnée.

En dépit des prodiges de valeur des guerriers de Philippe Auguste, les musulmans eurent l'avantage; les chrétiens durent abandonner les murailles d'Acre. Les Croisés perdirent ce jour-là des milliers d'hommes et leurs plus belles machines de siège furent incendiées. Mais Saladin, malgré cette victoire, était désespéré. Les chefs de la garnison musulmane lui avaient fait remettre, le soir même de cette bataille, ce billet qui disait :

« Nous sommes si épuisés par les privations que si, demain, vous ne pouvez pas nous libérer de l'étreinte franque, nous devrons capituler sans autre condition que celle d'avoir la vie sauve. »

Jamais nouvelle plus grave, plus douloureuse, n'était parvenue aux musulmans, car dans la ville d'Acre étaient réunis tous les moyens de défense du littoral, de Jérusalem, Damas, Alep et même d'Egypte. Le lendemain, à l'aube, Saladin fit une tentative inutile pour secourir Acre. Il échoua.

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« Les fantassins francs, écrit l’historien arabe, à l'abri derrière leurs retranchements, étaient aussi solides qu'un mur. Quelques-uns des nôtres réussirent à pénétrer dans leur camp, mais ils y trouvèrent des adversaires inébranlables. Un Franc, d'une taille énorme, monté sur le parapet, repoussait nos soldats à lui tout seul ; à ses côtés, … La suite vous intéresse ? Ce sera dans votre abonnement (cliquez ici) Abonnés, connectez-vous dans le menu.

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