Socrate raconté aux enfants

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Un matin de l’antiquité, en 399 avant Jésus-Christ, une foule importante se rend au palais de l’archonte, à Athènes. Là, doit se tenir un procès, celui d’un vieillard de 70 ans. Les archontes, qui étaient des ministres chargés de veiller à la vie religieuse de la cité, avaient le droit de juger quiconque s’attaquait à la religion, aux dieux ou aux rites et ils pouvaient condamner quelqu'un à l’exil. Parfois, ce pouvait être la peine de mort.

Le rassemblement est presque complet sous le grand portique. Des gens bougent encore, cherchant un endroit où s’asseoir ou se tenir debout. Car celui qui va être jugé est un citoyen célèbre. Le plus important des archontes préside en personne. A son côté, le chancelier a déposé un coffre contenant toutes les pièces du procès, les preuves, les témoignages et les rapports.

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Un groupe entre en file indienne et s’installe, ce sont les juges.

— Juges, vous avez été élus par le peuple. Vous direz, par un vote secret, si l’accusé est coupable ou non coupable. S'il est coupable, vous direz quelle peine doit lui être infligée. S'il ne l’est pas, il sera immédiatement relâché. Qui sont ces gens qui sont derrière vous ?

— Ce sont ceux qui ont établi l’accusation.

— Fort bien. Tout le monde est donc prêt. Qu'on fasse venir l'accusé.

L’accusé paraît enfin.

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