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Les histoires du soir, une habitude à prendre

Les histoires du soir, une habitude à prendre

27 Dec 1961, USA --- 1960s Family Father Mother Two Sons Sitting By Christmas Tree In Living Room Reading A Book --- Image by © H. Armstrong Roberts Les histoires du soir

27 Décembre 1961, USA. Les histoires du soir sont présentes dans les foyers du monde entier

Les histoires du soir sont réclamées par tous les enfants, elles font partie du rituel du coucher dans de nombreuses familles. Ainsi, découvrez la joie de lire des histoires du soir à vos enfants. Car c’est un moment de complicité, d’affection familiale, d’apaisement avant le coucher. Certes, elles sont très bonnes voire indispensables pour sa santé. Nous vous en parlons ici.

Retrouvez toutes les belles histoires de ce site ici.

Les histoires du soir permettent de découvrir

Les histoires du soir permettent à vos enfants de découvrir tous les héros de votre enfance et leurs aventures passionnantes. Qu'il s'agisse de "Blanche-Neige et les Sept nains", du "magicien d’Oz", de "la chèvre de M. Seguin, ou mieux encore d'histoires authentiques telles celles de Charlemagne, de Bayard ou de Vercingétorix, Magellan ou Anne de Bretagne, il y a des histoires du soir pour les grands comme pour les plus petits.

Cependant, vous trouverez très difficilement des supports de qualité pour ces histoires du soir, en ligne, en livre illustré, en recueil de contes. Ce sont pourtant d’excellentes idées de cadeaux pour les anniversaires, les fêtes ou Noël… ou simplement comme ça, à l'impromptu. Pourtant, choisissez des livres d’histoires avec des belles illustrations, un langage poétique et riche. N’ayez pas peur des mots nouveaux, compliqués ou désuets, ils font partie de la magie du conte et enrichiront le vocabulaire de vos enfants.

 

Jouez les histoires du soir !

Racontez ces histoires du soir comme une pièce de théâtre, en mettant le ton. Chuchotez, parlez fort, ralentissez ou accélérez le débit, cela captivera les jeunes oreilles. Tout cela contribue à créer des effets dramatiques que vos enfants apprécieront. Cela les aidera à se représenter les personnages et leurs aventures.

Un truc: vous pouvez aussi accompagner cela de musiques de films des années 40 et 50, qui ont des résonances très adaptées ) cet imaginaire. Le classique peut être bien, s'il est choisi.

Ces histoires du soir peuvent rassembler toute la famille. Par ailleurs, les enfants plus âgés seront heureux de réentendre les histoires déjà racontées, même si elles sont simples, comme l’on retrouve de vieux amis. S’il y a des ados, proposez-leur aussi de participer à la narration, avec une lecture dialoguée par exemple.

Les histoires du soir, une habitude à prendre si vous ne l’avez pas déjà instaurée dans votre foyer… et une habitude à conserver si elle est déjà dans votre routine quotidienne.

couvent

Hildegarde de Bingen racontée aux enfants

Hildegarde_von_Bingen Hildegarde de Bingen https://lhistoiredusoir.com

Hildegarde de Bingen

Le 17 septembre 1179, voici que deux arcs-en-ciel apparaissent dans le ciel, s’élevant des quatre coins de l’horizon. Là où les arcs se croisent, une croix rayonne dans une vive lumière. D’abord de petite taille, la croix grandit puis emplit l’immensité du ciel.

Cette clarté surnaturelle enveloppe toute la colline de Saint-Rupert, au cœur de la vallée du Rhin au sommet de laquelle se dresse une abbaye où une religieuse vient de mourir. C’est Mère Hildegarde, l’abbesse de la communauté.

Les sœurs qui l’entourent ne sont pas surprises de cette étonnante vision. Mère Hildegarde n’avait-elle pas annoncé la date de sa mort quelques jours auparavant ? N’est-elle pas célèbre dans toute l’Europe pour les récits de ses visions divines ?

Cette histoire vraie se passe il y a presque mille ans, en Allemagne.

Dans le château de Bermersheim, vivait une noble famille de chevaliers. Hildebert et Mathilde avaient dix enfants. La benjamine, Hildegarde, était très pieuse. Elle aimait contempler la nature, le Rhin qui serpentait dans la vallée, les champs de blés dorés par le soleil, de même qu'elle aimait se promener dans les forêts verdoyantes.

A l’âge de quatre ans, en promenade dans les champs avec sa nourrice, elle s’exclama joyeusement :

— Nourrice, regarde cette vache, là-bas !
— Oui, mon enfant, répondit la nourrice. Elle va bientôt mettre bas, un petit veau va naître.
— Vois, nourrice, comme il est joli, le veau qui est dans cette vache ! Il est tout blanc, avec de nombreuses taches noires sur le front, les pattes et le dos !

La nourrice, stupéfaite, raconta cela à la maman, Mathilde, au retour de la promenade. Celle-ci désira qu’on lui apporte le veau à la mise bas, à la naissance. Il fut comme Hildegarde l’avait annoncé ! Ce fut sa première vision.

Voyant son amour de Dieu et sa piété, ses parents l’envoyèrent grandir et étudier dans un monastère proche, comme c’était l’usage au Moyen-Age. Ainsi, la jeune Hildegarde âgée de huit ans, fit un beau matin ses adieux à sa famille et … La suite dans votre abonnement (cliquez ici).

auvergne hiver

La Bête du Gévaudan racontée aux enfants

— « Au secours ! à l’aide ! » s’écrie Jeannette en courant à perdre haleine sur le chemin qui mène à son village.
— Ma Jeannette, que se passe-t-il ? s’exclame sa mère en sortant de leur ferme. Pourquoi tes habits sont-ils tout déchirés ? Et où sont les bœufs que tu dois garder ?
— Oh ! maman, répond la jeune fille tout essoufflée, une bête… une bête terrifiante m’a attaquée ! Je menais tranquillement les bœufs à paître dans le pré, lorsqu’elle a surgi du bois et s’est jetée sur moi. J’ai eu tellement peur, maman ! mais les vaches m’ont défendue. La Noiraude lui a donné de grands coups de cornes, et la brave Roussette ! vous auriez dû la voir grattant le sol avec ses sabots !
— Dieu soit loué, mon enfant, tu es saine et sauve ! dit la mère en serrant sa fillette dans ses bras.

C'était, au début de l’été 1764, la première attaque d'une bête mystérieuse qui effraya tout une région, une bête qu'on appellerait la "bête du Gévaudan". La paix de ces petits villages d’Auvergne, nichés au creux des vallées du grand "pays" du Massif Central, allait être troublée pendant plusieurs années.

ob_6bc90e_dsc06015-gf La Bête du Gévaudan

Après la vachère Jeannette, d’autres enfants furent attaqués et gravement blessés par la bête. Son poil roux était strié de bandes noires, et une tâche blanche apparaissait sur son poitrail. Ses courtes oreilles, son museau fin, et sa gueule armée de quarante-deux dents la rendaient terrifiante.

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Bonaparte marche sur la Russie

Napoléon Bonaparte raconté aux enfants, partie 4: de Moscou à Waterloo

passage_du_Niemen_1812 Napoléon Bonaparte, partie 4: de Moscou à Waterloo

Passage du fleuve Niémen en 1812

Napoléon a assuré sa succession, par la naissance de son fils. Tout irait pour le mieux, si la France impériale n'était pas aussi puissante et si ses ennemis ne complotaient pas contre elle.

Mais la Russie a levé une armée formidable et menace la Pologne que la France possède. L’empereur ordonne de convoquer les troupes. Six-cents mille soldats sont appelés sous les drapeaux : on l’appellera la Grande Armée. En juin 1812, elle franchit le fleuve Niemen. C'est la guerre contre la Russie.

« Soldats, la guerre de Pologne est commencée ! encourage Napoléon. La Russie a juré une éternelle alliance à la France et la guerre à l'Angleterre. Elle viole aujourd'hui ses serments. Marchons donc en avant, passons le Niémen, portons la guerre sur son territoire ! »

C’est sans doute l’erreur la plus tragique de son règne.

DEPART DES TROUPES DE BOULOGNE pour l'Est Napoléon Bonaparte, partie 4: de Moscou à Waterloo

Départ des troupes de Boulogne pour l'Est

Il est vrai que l’armée française est deux fois plus nombreuse que celle de son adversaire ; Napoléon se sent sûr d’une victoire rapide. Mais l'ennemi a deux alliés invisibles, les plus puissants de tous, et Bonaparte va les rencontrer avec frayeur. Deux ennemis impitoyables qui se moquent de la souffrance, des prisonniers ou des blessés. Des ennemis avec lesquels on ne peut pas discuter. Qui sont-il ? Je vous le dirai le moment venu, car ils surgiront brutalement.

L’armée est composée en fait de 370.000 Français; tout le reste, ce sont des Européens: 50.000 Polonais, 20.000 Italiens, 10.000 Suisses, 150.000 Prussiens, Autrichiens, Allemands, Hollandais, Belges, Croates, Espagnols et Portugais. À cette époque, l’Empereur des Français gouvernait quatre-vingt-cinq millions cinq-cent mille Européens dans un espace qu’aucun empereur romain ne contrôla jamais. Il est aussi le chef de forces qui ne furent jamais aussi extraordinaires.

Que vont faire les 360.000 Russes face à cette énorme machine de guerre ? Leur chef militaire, un vieil homme sage et rusé, le général Koutouzov, décide qu’ils doivent esquiver la bataille jusqu’au moment où il sera possible de la livrer. Il voudrait mettre l’armée russe en position pour se battre mais les Français arrivent trop vite et à chaque fois, les Russes sont obligés de reculer. Ce faisant, les soldats russes brûlent tout : maisons, récoltes, greniers. Cette vieille technique de la terre brûlée fonctionne; Koutouzov la pratique sur deux mille kilomètres. Sur deux mille kilomètres, la Russie devient un désert.

La Grande Armée, comme on l’appelle, l'armée de l'empereur français, doit marcher, marcher encore à la poursuite des Russes. Elle laisse ici et là des bataillons de soldats malades, usés, fatigués. Parfois,… La suite dans votre abonnement (cliquez ici). Abonnés, connectez-vous dans le menu. 

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